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Ar Buritaned

par Andrev

Ar Buritaned

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Les puritains derrière les mythes

 
Les puritains furent appelés ainsi dans une controverse sur le vêtement de cérémonie aux alentours de 1560 où l'on moqua leur volonté de « purifier » les vêtements liturgiques. Ils n'utilisaient cependant pas ce terme pour s'identifier eux-mêmes.
La rupture du roi Henri VIII d'avec l'Eglise catholique n'avait rien de doctrinale, mais elle fut une brêche où s'engouffra le protestantisme. L'archevêque de Cantorbéry, Thomas Cranmer, publia le premier Book of Common Prayer (Livre de prière commune) en décembre 1549, pour formaliser l'adaptation anglaise de la Réforme continentale : l'église primitive des premiers temps est prise comme modèle, l'accent est mis sur l'accessibilité des Écritures en langue anglaise, la communion pour tous par le pain et le vin.
Le puritanisme semble avoir alors surgi du mécontentement causé par le Elizabethan Religious Settlement de 1559. Au contraire des mouvements protestants continentaux, la Réforme anglicane maintenait en effet l'Église sous le contrôle de la monarchie par l'intermédiaire d'une hiérarchie épiscopale, tout en laissant intactes beaucoup de pratiques catholiques, deux points inacceptables aux yeux des puritains. D'autre part, ils refusèrent d'appliquer entièrement les directives et formules rituelles du Book of Common Prayer.
Galerie de théologiens puritains célèbres du XVIIe siècle : Thomas Gouge, William Bridge, Thomas Manton, John Flavel, Richard Sibbes, Stephen Charnock, William Bates (théologien), John Owen, John Howe (théologien), Richard Baxter.
Nombre de puritains recherchèrent en vain l'appui du Parlement pour tenter d'instituer une forme de gouvernement de l'Église d'Angleterre proche du presbytérianisme. Après le "no bishop, no king" de Jacques I, les persécutions commencèrent: vus comme des fauteurs de trouble mettant en péril l'unité de la monarchie et de l'Église, certains d'entre eux encoururent de lourdes peines d'emprisonnement, accompagnées de la confiscation des biens et de châtiments corporels : notamment, on marquait au fer rouge le front des condamnés de la mention « S. S. » (sower of sedition - graine de sédition).
L'exil des puritains vers l'Europe se poursuivait, les premiers mouvements d'émigration vers l'Amérique commencèrent en 1630 (voir l'épopée du Mayflower), où il fondèrent la colonie de la baie du Massachusetts, mais les idées puritaines continuaient à gagner du terrain en Angleterre. Cromwell favorisa largement le mouvement puritain, ainsi que le poète John Milton.
Différentes tendances puritaines apparurent, parmi lesquelles seul le groupe des quakers connut une prospérité durable.
 
Des historiens, comme le Dr. Harry S. Stout de l'université de Yale, se sont intéressés aux puritains américains derrière les mythes forgés pendant la prohibition (1919-1933) par ses opposants. Le puritanisme n'est pas l'antonyme de l'hédonisme. Les puritains aimaient les couleurs vives, leurs vêtements et leurs maisons sont colorées: c'est le cinéma et la presse qui ont propagé l'idée qu'ils s'habillaient en noir. Ils n'étaient pas prudes: le sexe au sein du mariage était encouragé et n'était pas condamné. Ils n'étaient pas sobres: on buvait du vin, de la bière, du cidre, du rhum et l'eau douce était souvent impropre à la consommation. Ils aimaient la poésie (Anne Bradstreet ou Edward Taylor) et n'étaient pas plus opposés aux fêtes et aux jeux.

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Mari Krouet Dinamm

par Andrev

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Feiz bev anezhi!

par Andrev

publié dans Feiz , Foi

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Ar C'hemenn da Vari

par Andrev

Ar C'hemenn da Vari

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"Non, ce ne sera pas par œuvre d'homme que tu seras Mère, ô Marie. Tu es l'éternelle Vierge, la Sainte de Dieu. L'Esprit Saint descendra sur Toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. Pour cela, on appellera Saint celui qui naîtra de toi, Saint et Fils de Dieu. Tout est possible au Seigneur notre Dieu. Élisabeth, stérile, a conçu dans sa vieillesse un fils qui sera le Prophète de ton Fils, celui qui Lui préparera le chemin. Le Seigneur lui a enlevé son opprobre et son souvenir restera parmi les peuples uni à ton nom, comme le nom de sa créature à celui de ton Saint, et jusqu'à la fin des siècles les nations vous proclameront bienheureuses pour la grâce du Seigneur venue jusqu'à vous et jusqu'à toi spécialement, venue aux nations par ton intermédiaire. Élisabeth en est à son sixième mois et le poids qu'elle porte fait monter en elle la joie et la fera monter davantage quand elle connaîtra ta propre joie. Rien n'est impossible à Dieu, Marie, pleine de Grâce. Que dois-je dire à mon Seigneur ? Ne te laisse pas troubler par aucune pensée. Le Seigneur veillera sur tes intérêts si tu te fies à Lui. Le monde, le Ciel, l'Éternel attendent ta parole !"   
Marie, croisant à son tour ses mains sur sa poitrine et se courbant en une profonde inclination dit : "Voici la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon sa parole."

L'Ange étincelle de joie. Il adore, parce que certainement il voit l'Esprit de Dieu s'abaisser sur la Vierge, toute courbée dans son consentement. Puis il disparaît, sans remuer la tenture qu'il laisse tirée sur le Mystère saint.  

 

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta -
Tome 1, chapitre 23. 16.


© Centro Editoriale Valtortiano

 

Ar C'hemenn da Vari

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Manac'hegezh

par Andrev

publié dans Monachisme et pays celtes , Keltia , Celtes , Feiz , Foi

Ermitage de saint Brendan, à Aranmore
Ermitage de saint Brendan, à Aranmore

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Sheik Imran Hosein – atersadenn e bro-Serbia 22 Here 2015

 

Je vois partout que les arguments du monde occidental sont d'une très grande pauvreté face à la religion et aux moeurs des Mahométans. C'est un monde qui se moque d'un autre, arguant de sa supériorité, de ses "Lumières", de ses moeurs "libérées", de ses démocraties idéales et même de son christianisme dont il se fout royalement, alors que les vraies moeurs et foi chrétiennes y ont disparu depuis longtemps: celles-ci ne sont plus qu'une idée vague, à laquelle on se raccroche quand le radeau de la méduse va à vau-l'eau dans un océan de crimes légaux: 600 avortements dans l'hexagone le jour des derniers attentats parisiens. De quel côté est la folie? Pour toutes ces choses, j'apprécie cette intervention du Sheikh Imran Hosein par Tesha Teshanovich, le 22 Octobre 2015 en Serbie, que je découvre le lendemain de la fête de saint Colomban! J'en cite un extrait: le Sheik se réfère ici à une prophétie où il est question d'un rapprochement avec les chrétiens.

« Je pose cette question aux musulmans en Bosnie : qui donc sont ces chrétiens dont le Seigneur Dieu a parlé dans le Coran en disant qu'ils deviendront les plus proches des musulmans en amour et affection ? Le Coran continue et les identifie et dit qu'ils seront des gens qui s'accrochent au monachisme et à la prêtrise. De nos jours, dans une partie de la Chrétienté, le prêtre doit se cacher de la police car elle a contre lui 25000 chefs d'accusation de pédophilie. De nos jours, dans une partie de la Chrétienté, les monastères sont maintenant devenus des McDonald's, mais dans l'autre partie de la Chrétienté, les monastères sont encore en fonction, la vie monastique est encore respectée et gardée en haute estime, et le moine a une place spéciale dans le style de vie chrétien. Le Coran continue en disant, au sujet de ces chrétiens qui seront les plus proches des musulmans en amour et affection, qu'ils ne seront pas des gens arrogants. Une partie de la Chrétienté s'est alliée avec une partie des Juifs dans le but de régner sur le monde, la Russie doit donc s'agenouiller devant eux, la Chine aussi, mais l'autre partie de la Chrétienté n'a pas cette arrogance »

Et je pensais à l'ancienne forme de christianisme que mon pays de Bretagne a oublié: si le Sheikh avait connu le monachisme celtique de Bretagne et d'Irlande, sans doute l'aurait-il cité dans son argumentation. Il faut ici rappeler que le monachisme n'est pas réservé aux moines, mais que c'est plutôt le chrétien qui doit s'appliquer à vivre comme un moine (à commencer par les membres de ce qu'on appelle le "clergé séculier"), comme ont voulu le faire dans mon pays tant de communautés vivant à l'ombre des monastères, et qui sont à l'origine de toutes ces paroisses mortes aujourd'hui, ou comme tant de princes européens ont voulu en épouser l'esprit: saint Judicael, saint Eric de Danemark, sainte Brigitte de Suède, saint Louis... Les lann, plou et tre étaient autant de laboratoires de la vie authentique pour Dieu et en Dieu, et qui ont donné leur nom à tant de localités en Bretagne: Lannilis, Ploërmel, Trebeurden... Puis est venu le "Moyen-Age" où quelque chose a basculé: l'organisation et la vitalité monastiques de la société bretonne avaient disparu après les invasions normandes, et les communautés se réfugiaient désormais au pied des hautes tours des forteresses, cependant que les anciennes paroisses gardaient leur nom celtique et qu'une majorité de l'ouest du pays gardait au fond de ses campagnes et la langue et l'esprit de l'ancien réseau Bretagne-Irlande.

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Die irobritische Kirche

par Andrev

Lokemo, Bretagne
Lokemo, Bretagne

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Als irobritische Kirche bezeichnet man das Christentum, wie es im 3. bis 9. Jahrhundert in Irland, auf der Isle of Man, in Brittanien (Großbrittanien und Bretagne) verbreitet war. Die irobritische Kirche war Teil der lateinischen Kirche, deren Hierarchie und Liturgie sie erst zwischen dem 12. und dem 13. Jahrhundert (infolge der normannischen Eroberung Irlands) vollständig übernahm.

Irland war in Europa insofern eine Ausnahme, als sie christianisiert wurden, ohne je Teil des römischen Reiches gewesen zu sein, während Brittanien ihrerseits wenig von der römischen Kultur beeinflußt wurde. Ebenso war Irland und Brittanien, im Gegensatz zum übrigen Europa, von der Völkerwanderung nicht betroffen. Diese Faktoren, die Tradition und die jede Zentralgewalt verhindernde politische Situation trugen wesentlich zur Ausprägung des irobretonischen Christentums bei. Von den damaligen häretischen Bewegungen gelangten der Pelagianismus und der Quartodecimanismus in die Region.

 

Sankt Paul Aurelianus
Sankt Paul Aurelianus

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Besonderheiten

Das irobritische Christentum weist viele Wesenszüge des vornizäanischen Christentums auf. Die Beschreibungen der Einzelheiten variieren von Quelle zu Quelle. Häufig aufgeführte Besonderheiten sind:

  • verfügte über eine Hierarchie von Patriarchen und Metropoliten.

  • berechnete den Termin für Ostern nach der vor dem ersten Konzil von Nicäa üblichen Methode.

  • ausgeprägtes Mönchtum. Die Klöster legten Wert auf das Bibelstudium, Irland und Brittanien standen im Ruf, „Insel der Heiligen und Gelehrten“ zu sein. Karl der Große lud aus diesem Grund irische Gelehrte an seinen Hof ein. Die Peregrinatio der Mönche, das Verlassen der Heimat um der Mission willen, galt als asketische Übung. Irische und bretonische Mönche trugen die sogenannte transverse Tonsur, bei der die vordere Hälfte des Schädels geschoren wurde.

  • Bischöfe hatten keine Diözesen. Es konnte an einem Ort mehrere Bischöfe geben, und die Bischofsweihe wurde von nur einem Bischof vollzogen. Beispiel: Sankt-Maclau (St-Malo), in der Bretagne.

  • Es gab keinen Zehnten, die Klöster und Priester wurden durch Spenden der Clans unterhalten.

     

Domnonea - Bretagne
Domnonea - Bretagne

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Verbreitung

Entstanden ist das irobritische Christentum vermutlich im 5. Jahrhundert. Als sich die Römer aus Britannien zurückzogen, hatte das Christentum dort Fuß gefasst. Die irische Kirche, besonders dei Kloster, hatte reichliche Verhälnisse mit den Bretonen, den jenen von der Insel sowie die Ausgewanderten auf dem Kontinent, wo « Klein-Brittanien » gerade gebar : viele brittischen – oder bretonischen – Mönchen fuhrten zur See nach Irland um gelehrt zu werden sowie zu lehren, ebenso kamen die Irlander zu Brittanien und zu Brittania-minor (heutige Bretagne). Die Kelten hatten auch Verbindungen zum Nordwesten Frankreichs. Im Jahr 431 schickt Papst Coelestin I. den Bischof Palladius als Missionar nach Irland. Ihm folgte der Brite Patricius, der als heiliger Patrick verehrt wird (der berühmte Bretone, der die Irländer evangelisierte).

Irische Missionare brachten das Christentum bis in die Schweiz, nach Italien und Galicien, nach Island und zu den Färöern. Papst Gregor der Große wies die irischen Missionare 601 an, die im Volk verehrten alten heidnischen Kultstätten nicht zu zerstören. Man solle diese Orte mit Weihwasser besprengen, Altäre oder Kapellen errichten und Reliquien in die Altäre einbetten.

In Frankreich, Belgien, Luxemburg, Deutschland, Österreich und der Schweiz waren Lumieges, Péronne, Laon, Auxerne, Luxeuil, Lüttich, Echternach, Köln, Trier, Fulda, Amöneburg, Würzburg, Klingenmünster (Pfalz), Regensburg, Rheinau, Reichenau, Salzburg, Wien, St. Gallen, in Italien Bobbio, Friesolo und Lucca die wichtigsten Stätten der irischen Mission. Sie begann im heutigen deutschsprachigen Raum bereits 563 in St. Gallen. Nach heutigem Kenntnisstand wurden die Kirchen und Kapellen in Deutschland (etwa in Würzburg, Büraburg und Amöneburg im von Chatten besiedelten Hessen) ab dem 7. Jahrhundert von irischen Mönchen errichtet.

Im 8. Jahrhundert übernahm das iroschottische Christentum (aus Irland und irische sich in Nord-Brittanien niedergelassenen Mönchen) die effizientere Organisation und Hierarchie der römisch-katholischen Kirche. Der hl. Bonifatius schuf auf Weisung des Papstes in Deutschland neue Bistümer und erweiterte unter anderem das Bistum Mainz, dessen Bischof er um 745 wurde.

Auf der Synode von Whitby übernahm die englische Kirche das Osterdatum von Nizäa und den römischen Ritus. In der Bretagne wurde die Regel des hl. Columban erst im 9. Jahrhundert durch die Benediktusregel ersetzt, als der Kaiser Ludwig II der Fromme den Abt Matmonoc dazu zwunge, die keltischen Kirchensitten aufzugeben. Die iroschottische Prägung wurde ihrerseits zu Beginn des 12. Jahrhunderts (Synode von Rathbreasail) sukzessiv angepasst und nach der Eroberung Irlands durch Heinrich II 1172 vollendet.

 

 

Ar Brugeier, Bretagne
Ar Brugeier, Bretagne

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Die Bedeutung der irobritischen Kirche für die kontinentale Kulturgeschichte

Neben der missionarischen Bedeutung der irobritischen Mission für das europäische Festland hatte diese auch Einfluss auf dessen Kunst und Philosophie. Die irischen Klöster, ebensowie die vom doppelten Britannien (Insel und Bretagne), die durch die Völkerwanderungswirren nicht zerstört wurden, bewahrten viele antike Handschriften. Sie verfügten schon im 7. Jahrhundert über eine hoch entwickelte Buchmalerei, aus der z. B. das Book of Lindisfarne und das Book of Kells hervorgingen. Durch die iroschottische Mission verbreiteten sich diese Handschriften auf dem europäischen Festland, wo dann die Skriptorien der Klöster Luxeuil und Corbie bereits im 8. Jahrhundert einen guten Ruf genossen. Unter anderem von diesen Skriptorien ging die karolingische Renaissance aus.

Die Schriften Alkuins trugen wesentlich zur Vermittlung der in Irland und Brittanien bewahrten lateinischen Bildung im England und Frankenreich bei; zu nennen sind auch die philosophischen Werke des Johannes Scotus Eriugena.

Der kulturelle Einfluss der „Schottenklöster“, in denen tatsächlich irische Mönchen wohnten, etwa auf die Städte Würzburg, Regensburg oder Wien, zeigt sich heute noch in der Arbeit deutsch-irischer Freundschaftsgesellschaften. Das in diesem Zusammenhang bedeutendste Kunstwerk ist wohl das Schottenportal der Regensburger Schottenkirche mit seinen 144 Figuren, die sich um Christus gruppieren. In Wien zeugt das Schottenstift, eigentlich die Benediktinerabtei Unserer Lieben Frau zu den Schotten, vom Wirken der iroschottischen Mönche. Im Messbuch des Bistums Soissons, in Frankreich, steht eine Fest « unserer Irischen Grunsetzer », das jedes Jahr zelebriert wird. In Frankreich auch besteht es bei Luxeuil, wo sankt Colomban ein Kloster baute, einen wirkenden kulturellen Verein, die die Wiedererkennung des keltischen Monachismus in der Geschichte von Europa und seinen damals wesentlichen Einfluss fördert (Les Amis de Saint-Colomban).

Säckingen, Bade

Säckingen, Bade

Heilige

Heilige, die zum keltischen Christentum gehörten, sind unter anderem:

 


 

Sankt Fridolins Wanderungen
Sankt Fridolins Wanderungen

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St-Brendan's - Aranmore (Irland)
St-Brendan's - Aranmore (Irland)

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Gouriz ar Werc'hez

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , Feiz , Foi

La ceinture de la Vierge à Quintin

 

 

"Au commencement du Vème siècle, le culte des Reliques de la Sainte Vierge apparaît avec éclat dans l'Eglise, comme une pratique consacrée par la Tradition. Entre tous les objets qui avaient appartenu à la mère de Dieu, le piété populaire semble distinguer ses Ceintures. Quelques-unes ont passé de Jérusalem à Constantinople, et plus tard en Occident, où les plus illustres sanctuaires se sont fait gloire d'en posséder les moindres morceaux : Aix-la-Chapelle, Bruges, Le Puy-Notre-Dame... Quoi qu'il en soit, Henri d'Avaugour, comte de Goëllo, et son frère Geoffroy Boterel, seigneur de Quintin, prirent la croix et partirent ensemble pour la Terre Sainte, sous la conduite du roi Saint Louis (1248). Croisade malheureuse ! Les deux frères n’échappèrent à la mort que par une protection particulière de Saint François d'Assise. Serré de près par les Sarrasins, Henri d'Avaugour fit le voeu de fonder un couvent de Frères mineurs dans son palais de Dinan et de s'y consacrer lui-même au service de Dieu, s'il revenait sain et sauf : ce qu'il réalisa en 1251 ; et vers 1278, il embrassa la règle franciscaine. Quand Geoffroy Boterel reprit la route de l'Occident, il rapportait avec lui une Ceinture de Marie comme récompense de ses services. Il la tenait sans doute du Patriarche de Jérusalem, Robert de Saintonge qui, ancien évêque de Nantes, compagnon d'Henri d'Avaugour dans une précédente croisade et persécuté comme lui par le Duc de Bretagne Pierre Mauclerc, ne pouvait manquer d'être libéral des richesses de son église en faveur d’un chevalier breton de ses amis. De retour dans son pays, Geoffroy Boterel déposa son précieux trésor dans la chapelle de son château de Quintin. Cette origine était attestée par des actes authentiques conservés, jusqu'à l'incendie de 1600, dans le trésor de la Collégiale de Quintin. Ajoutons que le pieux croisé, éclairé sur les vanités du monde, se retira dans le couvent des Cordeliers de Dinan, fondé par son frère. Quelques années plus tard, ils y furent inhumés. L'arrivée de la Ceinture de la Vierge à Quintin n’avait pu manquer d'être un événement, dans un siècle où la foi était si vivante. Elle fut déposée d’abord dans la modeste chapelle du château. Mais vers la fin du XIVème siècle, le dernier des Boterel, Geoffroy V et sa femme Béatrix de Thouars construisirent une église plus vaste près de leur château. En 1405, une bulle du pape Benoît XIII transforma en Collégiale l'église castrale. Elle fut ensuite agrandie, remaniée, sans grand souci d'unité : elle subsista jusqu'en 1879. Elle fut desservie d'abord par un collège de cinq chapelains et plus tard par un chapitre de douze chanoines, aidés de six enfants de choeur. C'est dans ce cadre que se développa spontanément la dévotion à Notre Dame de Délivrance. Les femmes enceintes prirent l'habitude de demander à cette précieuse Relique une protection contre les périls de la maternité. Des grâces nombreuses encouragèrent cette dévotion et la renommée de la sainte Ceinture se répandit dans toute la Bretagne. Des pèlerins de marques tinrent à la vénérer à l'égal des mamans. Au XIIIème siècle, le grand saint breton Saint Yves, avec un groupe de ses paroissiens de Louannec, vint s'agenouiller dans la modeste chapelle dont G. Boterel avait fait comme le reliquaire de la Ceinture de Marie. Plus tard on construisit, en souvenir de ce pèlerinage, une chapelle près de la rue des Degrés, qui existe toujours. En 1418, le grand saint catalan, Saint Vincent Ferrier s’arrêta à Quintin, évangélisa le peuple et vénéra la Relique de la Vierge. Un vitrail dans l'abside rappelle ce passage. On sait que la bienheureuse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, sollicita de Tristan du Périer, comte de Quintin, et du Chapitre de Notre-Dame, une petite portion de cette relique vénérée. Elle fut exaucée vers 1451 (F. Potier)."

 

Gouriz ar Werc'hez
Gouriz ar Werc'hez
Gouriz ar Werc'hez
Gouriz ar Werc'hez
Gouriz ar Werc'hez
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Eskopti kozh Sant-Mac'hlow

par Andrev

L'ancien évêché de Saint-Malo

Hen eskopti Aled-Sant-Mac'hlow-"in Poutrocoet"- a voe lamet gant mistri an Dispar Gall - ar gouarnamant kenkoulz hag an Iliz gall - goude bezañ manet nav c'hant bloaz bennak evel unan eus frammoù startañ ar vro-Vreizh dreist darvoudoù lies an istor ha daoust da enebiezh dalc'hus ar rouantelezh frank. Gant homañ e voe peurgallekaet buan an eskopti e reter hini Aled - hini Roazhon - ha da heul un lod bras eus e amezion malouek, hogen e vanas gant ar re-mañ ar yezh keltiek pell amzer-  betek an XVIIet kantved zoken moarvat er c'hêriadennoù dilezañ, e kornioù zo eus ar pevar bro a ya d'ober an eskopti: Paou-Aled, Paou-Douvr, Paou-Oc'h, Paou-C'hoed.

 

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Das ehemalige Bistum von Sankt-Maklau (bretonisch: Sant-Mac'hlow; franz. Saint-Malo) entstand anläßlich der Auswanderung der Bretonen aus Großbrittanien zu dem Kontinent. Es ist etwa 900 Jahre gedauert, bis zur französischen Revolution, dann wurde es zwischen drei revolutionäre Bistüme (den Departamenten anpassend) zerrissen. Ich hoffe, daß es wieder hergestellt wird; es ist wie eine Oma, nach der ich viel Sehnsucht habe, und es nahm - und nimmt - zur Identität  meiner Heimat teil. Vor der Revolution bestand neun Bistüme, nun besteht es nur fünf. Alle sinnlose Evolution ist keine Wahreit, und Gott gibt uns zurück, was uns gestohlen worden ist, wenn wir darauf keinen Haß gefaßt haben.

 

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L'ancien évêché de Saint-Malo fut supprimé à la révolution française, après près de 900 ans d'existence. Comme région de l'est de la Bretagne, il résista moins longtemps à la francisation, mais il continua cependant à parler la langue celtique pendant longtemps, sans doute  jusqu'au XVIIe siècle pour les localités les plus résistantes. Il se départage entre quatre pays principaux: Alet (Saint-Malo, Cancale), Poudouvr (Dinan), Oc'h (Bécherel), Porhoët (Ploërmel). Les évếchés et les petits pays qu'ils contenaient furent en Bretagne parmi les cadres les plus stables au fil de l'histoire, contrairement aux entités politiques. L'ancien évếché de Saint-Malo est actuellement à cheval sur 3 départements-évêchés de la république française.

Evit gouzout pelloc'h...

Pour en savoir plus

http://arzhmael-3.over-blog.com/2013/11/sant-mac-hlo%C3%B9-1.html

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Sant Efflam

par Andrev

Sant Efflam

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Sant Efflam

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Efflam était fils unique d'un roi d'Irlande; il est né en 448.

Circonstances : Son père soutient une guerre opiniâtre contre un souverain saxon de l'Heptarchie1. Voilà près de 15 ans que Maewyn Succat, saint Patrick, évangélise l'Irlande. L'ile de Bretagne est en but avec les Saxons. Le futur roi Arthur nait peu après Efflam. Relations étroites et chaleureuses entre les Eglises d'Irlande et de Bretagne. La « Petite-Bretagne » est en plein essor en Armorique. Saint Brieuc est l'élève de saint Germain, en Gaule, puis retourne sur l'ile.

Les Saxons font enfin la paix avec les Irlandais, et le père d'Efflam marie son fils à une princesse saxonne, Enora. Mais Efflam était attiré par la vie érémitique, suivant l'exemple de pieux cénobites de son pays. Efflam veut faire aussi plaisir à son père et épouse Enora, mais « se décida à fuir avec ses amis dévoués, s'il ne pouvait déterminer son épouse à garder la virginité. Il fit préparer un vaisseau, pour s'en servir au besoin. La pieuse Enora consentit à garder la continence ; ce qui enhardit son époux à découvrir son dessein de quitter la cour. La princesse en parut affligée ; mais Efflam la voyant bientôt assoupie, courut au navire »2.

Avec ses compagnons, il joignit l'Armorique, à Roc'h Glas (entre Plestin et Saint-Michel), quand « un dragon sortit de la forêt voisine et vint à reculons vers une caverne située au pied du rocher. D'après la chronique, ce monstre désolait la contrée, et personne n'avait osé l'attaquer. » Dom Garaby nous apprend encore que le roi Artur, qui régnait alors sur les deux Bretagne – bien que les Saxons aient envahi l'est de l'ile – vint au secours de son cousin Efflam : « Pendant ce combat, le prince irlandais et ses compagnons priaient pour leur vaillant défenseur. Artur enfin extermina le cruel animal. Le vainqueur se sentant très altéré, Efflam fit une fervente oraison et le signe de la croix, frappa de son bourdon un rocher voisin ; il en jaillit soudain une fontaine limpide, où le héros étancha sa soif. Cette source miraculeuse se voit à Toul-Efflam, à l'extrémité occidentale de la lieue de grève (…)

« Efflam, en mémoire de sa délivrance, planta une croix de pierre sur le lieu du combat, fonda un ermitage près de la fontaine et s'y fixa avec ses disciples. Il ne prenaient pas de nourriture le lundi, le mercredi et le vendredi, tant ils estimaient la mortification. »

Alors, Enora fit aussi la traversée de la mer, dans « un de ces légers bateaux de claies d'osier, couverts de cuirs cousus, dont les Celtes faisaient usage ». Elle débarqua à Koz-Yeoded, là où quelque 400 ans plus tôt vint de l'ile de Bretagne une une communauté chrétienne d'Hébreux et de Bretons dirigés par Drennalus, disciple de saint Joseph d'Arimathie. Albert le Grand nous conte comment Drennalus aborda d'abord « à Morlaix, vers l'an 72, en convertit les habitants et alla bientôt planter la croix à Léxobie où il établit son siège », c'est à dire au Coz-Yaudet, là où vint elle-même Enora, l'épouse d'Efflamm. « Ayant appris qu'Efflam était à deux lieues de là, elle s'y rendit, poursuivie par le jeune gouverneur de Lexobie, qui voulait la corrompre ; mais, touché d'un prodige qu'Efflam fit en sa faveur, il se convertit et donna au saint et à ses compagnons le terrain qu'ils occupaient, et tout ce qui leur serait nécessaire dans ses domaines.

« Efflam construisit pour Enora une cellule à quelque distance de sa retraite. Elle y vécut quelques années comme un ange, sans regarder aucun homme en face, et n'ayant avec son mari qu'un commerce spirituel ; puis elle alla finir sa vie dans le monastère de Lanninok, près de Lorient »

Efflam mourut en 512. Son tombeau fut retrouvé par un pieux ermite qui entretenait, en 994, qui  balayait et ornait par dévotion la grotte où Efflam priait. Toutes les fois qu'il balayait le sanctuaire, des gouttes de sang suintaient à travers des dalles. Informé de ce prodige, l'évêque ordonna des prières publiques et fit creuser à l'endroit d'où sortaient ces gouttes de sang. Les fouilles firent découvrir, à une très petite profondeur, un cercueil et des inscriptions indiquant que le corps qui y était renfermé était celui de saint Efflam, mort le 6 novembre 512, et enseveli par ses religieux dans cet endroit retiré. Le transfert des restes mortels d'Efflam dans l'église paroissiale de Plestin fut alors effectué par l'évêque de Tréguier, le 6 novembre de l'an 999, dit-on, avec une pompe digne d'un saint et d'un fils de roi. Le tombeau date de 1550 où il y est présenté en seigneur avec sceptre et couronne.


 

1Heptarchie, du grec hepta = sept, et arkhè = puissance, nom sous lequel on désigne les sept royaumes fondés en Bretagne par les Angles, les Saxons et les Jutes, du milieu du Ve siècle de J. C. à la fin du VIe. Ces royaumes étaient ceux de Kent, de Sussex, de Wessex, d'Essex, d'Est-Anglie, de Mercie et de Northumbrie, comprenant ceux de Déirie et de Bernicie. De ces petits royaumes, réunis d'abord par Egbert, au commencement du IXe siècle, sous la suprématie du royaume de Wessex, Athelstan forma en 958 le royaume d'Angleterre.

2Dom Garaby

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God save the Duke !

par Andrev

"L’avidité des Français est prodigieuse. Ils ne peuvent se rassasier d’or et d’argent, ils se jettent sur notre Bretagne pour nous voler nos rentes et nos biens… Et encore cela ne les satisfait pas : ils veulent maintenant nous mettre en perpétuel esclavage» Jean IV, Duc de Bretagne

God save the Duke !

« Messire Jean de Montfort, Duc de Bretagne, revient de son exil en Angleterre en 1379 et débarque à Dinard[1] le 3 Août. Dans la petite anse l’attendent une foule de princes et petites gens accourus dans l’enthousiasme général »[2]

Une « Guerre de Succession » eut lieu en Bretagne. Quand le duc Jean de Montfort meurt en 1345, c’est son fils Jean, qui à cinq ans, hérite du Duché. Mais au Duché, tout le monde n’est pas d’accord; c’est alors que les rois d’Angleterre et de France s’en mêlent, convoitant depuis toujours la Bretagne. Charles de Blois et Jeanne de Penthièvre sont du parti français; le duc Jean, devenu grand, combat avec son épouse Jeanne de Flandres, avec force renforts anglais. Au terme du conflit, la première Jeanne « accepte que Jean de Montfort devienne le duc Jean IV sous condition que la couronne ducale revienne à ses descendants si jamais la dynastie des Montfort manque d'héritier ». Un siècle et demi plus tard, le roi de France ayant racheté les droits des Penthièvre, et Anne de Bretagne, descendante Montfort, n’ayant pu avoir d’héritier pour la Bretagne, le duché fut récupéré de fait par le français, à grand renfort d’armes: la duchesse Anne est assiégée dans Rennes, Ploërmel résiste jusqu’au bout aux troupes françaises (et elle le paiera cher), tandis que Dinan ouvre ses portes sans aucune résistance, malgré les vastes travaux de renforcement des remparts qu’avaient entrepris le père d’Anne, le Duc François II.

Revenons à la guerre de succession. A la fin, il y eut un événement inattendu.  Le Duc Jean s’était exilé en Angleterre, quand les Bretons se ressentirent d’une grande menace : le roi de France était sur le point d’envahir définitivement le Duché. Alors, d’un seul cœur, amis et ennemis du Duc Jean oublièrent les divisions et rappelèrent leur souverain qui débarqua à Dinard le 3 août, sous les acclamations d’une grande foule venue de toutes les Bretagne : Léon, Nantes, Vannes, Saint-Malo... tous étaient là. Jean, une fois rendu à Dinan le 9 août 1379, les « Etats de Bretagne se réunissent dans la salle capitulaire des Jacobins pour entendre le nouveau duc Jean IV dire tout le bien quil pense des forces occu­pantes" [3]:

 

"L’avidité des Français est prodigieuse. Ils ne peuvent se rassasier d’or et d’argent, ils se jettent sur notre Bretagne pour nous voler nos rentes et nos biens… Et encore cela ne les satisfait pas : ils veulent maintenant nous mettre en perpétuel esclavage.»

 

A Dinard, une plaque commérative du débarquement glorieux du Duc Jean se trouve près de la grève. Jean y est représenté très noble, comme un nouveau roi Arthur (image ci-dessus).

 

Bevet an Dug !

God save the Duke !

 

*

 


 

God save the Duke !

[1] Lann-IudUuret, ancienne paroisse de Sant-Tenogad

[2] « Toute l’histoire de Bretagne », Skol Vreizh – 2003.

[3] « L’Histoire en Héritage – Dinan » Peter Meazey – Yvon Blanchot (2002 - Editions Communicom. En vente dans les librairies de Dinan; à lire absolument.

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