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Articles avec evit bevan gant levenez

Ed du

par Andrev

publié dans Evit bevañ gant levenez , Bretagne , Breizh , sevenadur , inculturation

Ed du / Buckwheat / Blé noir (sarrasin)

Il est dit que notre maîtresse et souveraine Anne le ramena de Chine...

Mais il se peut aussi que nous l'ayons depuis bien plus longtemps.

"Condamné aux oubliettes

On estimait dans les années 1970 et 1980 que la disparition du sarrasin n’avait au fond aucune importance.

(...) Les gens ont bien le « droit » de ne plus manger cet affreux « blé noir » primitif, bon marché !

tennet eus La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis

Ed du

(...) La production est passée de 400 000 tonnes à 20 000 tonnes entre 1918 et 1964 aux États-Unis, soit une baisse de 95 %. Et ce n’est qu’au bout de plusieurs décennies qu’on s’est aperçu pourquoi nos aïeux cultivaient et consommaient du sarrasin plutôt que du blé.

*

(...) Le sarrasin, aux sources de l’agriculture biologique authentique

Les vertus du sarrasin deviennent évidentes dès qu’on le sème :

Le sarrasin a la propriété d’« ouvrir » le sol et de le nettoyer de ses mauvaises herbes. Les plaines agricoles infinies de la Russie et surtout des États-Unis furent défrichées sans Round-Up mais avec des semences de sarrasin, que les premiers colons américains avaient pris le soin d’emporter avec eux, et qui leur sauvèrent la vie.

Le sarrasin enrichit naturellement le sol en phosphate. Cela évite de déverser des engrais chimiques avec le risque d’empoisonner rivières et nappes phréatiques. C’est ce qui a permis de cultiver, et de mettre en valeur, des millions de kilomètres carrés de terres arides : dans les steppes de Russie, de Chine, du Kazakhstan, et dans les zones montagneuses où les céréales ne poussent pas, on cultive le sarrasin (qui, sur le plan botanique, n’est pas une céréale, mais une pseudo-céréale comme le quinoa et l’amarante).

Nos modernes « agriculteurs biologiques » découvrent une autre raison à l’antique popularité du sarrasin : il réduit les populations de Verticillium dahliae, une bactérie qui casse le rendement et la qualité des pommes de terre. Le sarrasin permet donc d’éviter les traitements modernes contre cette maladie, la verticilliose, qui sont peu efficaces et très polluants. On comprend enfin pourquoi nos grands-parents, qui pratiquaient l’assolement des cultures, semaient du sarrasin avant de planter des pommes de terre l’année suivante !

Enfin, le sarrasin attire les pollinisateurs et nourrit une faune diversifiée : c’est le garant d’une saine biodiversité dans les campagnes. Les abeilles l’adorent et en font un des meilleurs miels qui soient, sombre et très goûtu.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle le sarrasin ne fut pas seulement populaire en Occident.

(...) C’est avec lui qu’on fabrique les délicieuses nouilles japonaises appelées soba, très populaires aussi en Corée. Dans les pays himalayens, on en fait une sorte de bouillie (gruau). En Europe de l’Est et en Russie, on en fait de la kacha : grains décortiqués et rôtis.

Dun point de vue nutritif et culinaire, également, le sarrasin est bien plus intéressant que le blé.

Il a une riche saveur de noisette. Il ne contient aucun gluten. Il peut donc être consommé par les personnes souffrant de maladie cœliaque (intolérance au gluten) comme par toutes les personnes hypersensibles ou malades qui cherchent à réduire leur niveau d’inflammation.

*

Vertus du blé noir pour la santé

(...) Le sarrasin rassasie plus vite. Il contient plus de fibres solubles et a donc un effet bienfaisant sur les intestins. Le sarrasin est beaucoup plus digeste que le blé.

Les populations qui mangent du sarrasin à la place du blé ont d’ailleurs moins de problèmes de poids, moins de diabète, moins de cancers.

De nombreuses études ont cherché à déterminer pourquoi. Néanmoins, il semble que ce soit la synergie entre les nombreux composants du sarrasin qui expliquent cela : le sarrasin contient beaucoup de minéraux (notamment du magnésium, 200 mg pour 100 g de sarrasin seulement, mais aussi du phosphore, du manganèse, du zinc), de vitamines B et beaucoup d’antioxydants.

Il contient deux à douze fois plus de phénols, des antioxydants, que le blé, l’orge, le seigle et l’avoine, et est très riche en flavonoïdes, des dérivés de la catéchine et de l’épicatéchine (anticancer). L’industrie pharmaceutique extrait des fleurs et des feuilles du sarrasin des antioxydants divers, dont la rutine, la quercétine et les proanthocyanes – cela vaut la peine de le savoir, car je recommande régulièrement des compléments alimentaires qui contiennent ces produits. "

La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis

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Valeurs ?

par Andrev

publié dans Evit bevañ gant levenez , Valeurs , Vérité , Gwirionez

Affirmer qu’il n’y a pas de vérité, que chacun a sa vérité, ce n’est pas le début d’une nouvelle forme de pensée, c’est la fin de toute pensée.

Valeurs ?

« Nous ne sommes pas là pour défendre nos convictions mais pour servir le bien de la société (…) Arrêtons-nous un instant sur ce tout petit mot qui concentre à lui-seul, je crois, l’essentiel du piège; ce tout petit mot de « valeurs » que nous chérissons et qui pourtant est en réalité un drame intellectuel. Il est bon d’avoir des valeurs, croyons-nous, et de défendre et de promouvoir ses valeurs. En réalité, je crois profondément que le mot de valeur est le terme le plus relativiste qui soit. Les valeurs sont relatives, contrairement à la vérité. (…). Affirmer qu’il n’y a pas de vérité, que chacun a sa vérité, ce n’est pas le début d’une nouvelle forme de pensée, c’est la fin de toute pensée. Car s’il n’y a pas de vérité, à quoi bon tenter de penser le monde, d’ajuster notre esprit à la réalité qui est présente devant nous, à quoi bon d’ailleurs en parler ensemble ?… Affirmer que chacun a ses valeurs propres, est là tout à fait normal et naturel. Si je devais vous montrer une photo de la maison où j’ai tous mes souvenirs d’enfance, cette photo aurait probablement beaucoup de valeur pour moi, et elle n’en aurait certainement aucune pour vous. Que les valeurs soient personnelles, relatives à des groupes humains, à des individualités, qu’elles dépendent de notre histoire, de notre mémoire, de notre sensibilité, c’est là tout à fait normal et naturel. Mais le christianisme ne fait pas partie de nos valeurs. Et nous n’adhérons pas à la foi chrétienne parce que cela rentre dans nos valeurs. Nous n’adhérons d’ailleurs pas à la foi chrétienne pour les valeurs qu’elle défend. Nous ne défendons pas le christianisme dans le monde parce que nous voulons défendre ses valeurs. Ce serait une absurdité, ce serait précisément considérer que le christianisme est une affaire de valeurs, c’est-à-dire une affaire relative. D’une certaine façon, le lexique de la défense des valeurs marque l’abdication de notre propre intelligence devant le relativisme contemporain. Comme si nous aussi nous rentrions dans cette logique relativiste, comme si nous nous considérions comme une famille de pensée parmi d’autres, comme un lobby parmi d’autres, comme une famille spirituelle parmi d’autres. »

François-Xavier Bellamy in Permanences

N°526-527 , novembre 2014

« L’appel aux « valeurs » est assez récent. Naguère nous parlions du bien, de la vérité, des traditions, de la morale. Maintenant nous affirmons nos valeurs. Ce qui suppose qu’elles n’en ont aucune en elles-mêmes. Si ce sont nos valeurs, alors ce ne sont pas celles des autres. L’un défendra les valeurs de la République, l’autre, celles de la monarchie, un troisième, celles du supermarché… Et ce troisième sera le plus lucide. Les « valeurs françaises » renvoient à la Bourse et à un système de cotation. On a beau parler de « valeurs traditionnelles », on est déjà dans le négoce. La notion de valeur est donc par définition relativiste. Mais elle est plus encore nihiliste. Elle est même à l’origine de la destruction de toute vraie générosité. (…) Quand un père veut valoriser son enfant, en le poussant vers de hautes études de commerce par exemple, il l’évalue à partir d’une échelle de valeurs qui vient de l’extérieur, et donc il le formate: que son fils déroge à ses plans, et il va le dévaluer aussi sec. Les plus aberrants de tous, cependant, ce sont ceux qui prétendent « défendre les valeurs chrétiennes », alors que le Christ est venu révéler que les visages sont infiniment plus importants que les valeurs. Si l’on en croit l’Evangile, il s’agit avant tout de défendre les personnes, spécialement les plus pauvres, de préserver chaque visage dans une singularité qui tend vers l’éternel. C’est pour cela que l’on peut lutter contre la burqa aussi bien que contre le maquillage, contre la grise mine aussi bien que contre le joli masque. Non pas au nom des valeurs républicaines, mais au nom des visages, pour qu’ils ne soient pas défigurés.»

Fabrice Hadjadj, Fig mag, 16 Aout 2014

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Bro-Sant-Maloù

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , Evit bevañ gant levenez , Domnonée , Sant-Mac'hlow , Saint-Malo , inculturation , sant Mac’hloù hag e vro * Saint Malo et son pays Ou la Bretagne endormie , De Excidio et Conquestu Britanniae

Bro-Sant-Maloù

Au lendemain de la Révolution, le 29 novembre 1801, les diocèses bretons sont réorganisés afin de faire correspondre les limites diocésaines à celle des départements: il ne fallait donc plus que 5 diocèses, 4 devant être supprimés, dont celui de Saint-Malo: l'est et l’extrême nord de son territoire avec la ville de Saint-Malo seront incorporés au diocèse révolutionnaire n°35 (Ille-et-Vilaine), tandis que l'ouest (Dinan) sera rattaché au n°22 (Côtes-du-Nord) et le sud (Ploërmel) au n°56 (le Morbihan, qui vient d'être béni par son évêque, celui-ci perpétuant ainsi l’œuvre funeste de l’Église concordataire). De nos jours, les gens de Ploërmel se disent "morbihannais" et son fiers de l'être. D'autres, qui ont réchappé à l'intox par miracle, se sentent toujours Malouins et Domnonéens, au-delà de l'oubli.
Le saint patriarche Malo a son image et ses reliques dans nombre d'églises et de chapelles du même pays qui porte son nom. Pourtant, même en la cathédrale bâtie à l'emplacement de son monastère, près de la chapelle où ses reliques reposaient, on n'entend plus prononcer son nom, mais les nouvelles assemblées d'Ille-et-Vilaine et autres cercles morbihannais, ont d'autres choses auxquelles rêver: une nouvelle histoire, enfin libérée de l'ancienne, un nouveau pays, sans frontières, un nouvel homme, sans le Dieu qu'il avait inventé.

Lézonnet, Loyat (Ploërmel)

Lézonnet, Loyat (Ploërmel)

« Devant ce que leur impose le destin, les Européens n’ont pas d’autre choix que de rompre avec la fatalité et de revenir à leurs sources primordiales. A l’exemple de Perceval, il leur faut, dans la forêt des symboles, redécouvrir leur tradition pour y chercher les étalons d’une vie qu’ils peuvent faire différente.

Faire une œuvre de vie de ce qui était lettre morte, comprendre ce que l’on est, découvrir comment vivre et agir selon notre tradition, voilà notre tâche. Ce n’est pas seulement un préalable à l’action. La pensée est action."

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Breizh

par Andrev

publié dans Breizh , Brezhoneg , Europa , Evit bevañ gant levenez

Breizh

Selon les anciennes généalogies des peuples, que les Chrétiens d'Europe gardèrent en mémoire jusqu'au XIXe siècle, les Européens sont issus des enfants de Japhet, lui-même l'un des trois fils de Noë.

Parlons d'abord un peu des pays celtiques actuels. Parmi les enfants de Japhet, c'est d'abord Toubal qui aurait laissé une descendance sur la péninsule ibérique et les iles d'Irlande et de Bretagne. Puis ce sont les enfants de Yavanne, apparentés aux Grecs, dont le roi Brutus, qui donnèrent son nom à la Bretagne. Les Irlandais se réclament aussi de Magog, autre fils de Japhet, tandis que la Bretagne devint une terre celte par excellence avec les Gomériens, du nom d'un autre fils de Japhet.

Resituons maintenant la Bretagne au sein de l'Europe. Pour résumer, la grande majorité de la population de la Bretagne est celtique, avec un substrat "ivernien" (Toubal) et un autre "magoguien" dont sont issus les premiers princes. En comparaison, les Allemands et les autres pays dits "germaniques" sont aussi fortement celtiques à la base, mais avec un mélange supplémentaire issu d'un autre fils de Noë, ce qui leur donna de se différencier de façon assez brutale. Les Slaves quant à eux, qui constituent une autre grande partie de l'Europe, sont issus de Magog, fils de Japhet, fils de Noë, ainsi que les Magyars (Hongrois), les Estoniens... Quand aux Latins, ce sont aussi des fils de Yavanne, fils de Japhet, des cousins donc d'une partie "minoritaire" des Bretons. Au final, les plus proches cousins des Bretons seraient les Géorgiens, les Arméniens, les Roumains et les Turcs - tous enfants de Gomer, fils de Japhet - ce qui ne veut pas dire qu'ils leurs ressemblent forcément! L'alchimie particulière à chaque peuple est complexe! Elle est aussi composante d'un tissu incompable où chaque peuple ne peut se prétendre indissociable d'un autre, de par des origines communes et des cousinages précoces, mais peut prétendre aussi à son caractère unique qu'on ne peut assimiler à un autre peuple.

Dans l'historique et la composition de la Bretagne, il semble y avoir une spécificité organique: un substrat - une élite - un peuple. Le substrat s'apparenterait à d'autres peuples d'autres continents; l'élite succède au substrat, elle lui indirectement apparentée, elle est minoritaire et précède le peuple en le cimentant; le peuple est indirectement apparenté à l'élite et forme la majorité.

Voici un extrait de la "Table of Nations" de Tim Osterholm, où sont décrites les origines de la Bretagne et ses populations.

"The name Briton originated from Brutus (a descendant of Elishah), the first king on Britain's mainland, arriving about 1100 B.C. Two sons of Brutus, Kamber and Albanactus, are referenced in English prehistory. From Kamber came Cambaria and the Cambrians (who integrated with the Gomerites [mostly Celts] and became the present-day Welsh). The descendants of Albanactus were known as the Albans (or the Albanach whom the Irish commonly called them). Geographers would later call the land Albion. The Britons (also Brythons), Cambrians and Albans populated the British Isles, which later endured multiple invasions, beginning with successive waves of Celts about 700 B.C. The Celts (or Gaels) called the land Prydain, their name for Briton. Those Celts (descendants of Gomer) integrated with the descendants of Elishah and Tarshish (sons of Javan), creating what some scholars called "a Celticized aboriginal population" in the British Isles. Some of the invading people groups were Scythians, descended from Magog, who became known as the Skoths or Scots. The name for the Celts or Cymru was "Weahlas," from Anglo-Saxon origins, meaning "land of foreigners"—Wales. The Welsh still call themselves Cymru, pronounced "Coomry." Later the Romans referred to the land as Britannia, invading there about 50 years before the birth of Christ. By the third century A.D., Jutes, Franks, Picts, Moors, Angles, Saxons and other groups were invading from surrounding Europe. In the sixth century A.D., Saxons called the land Kemr (Cymru), and the language Brithenig (Breton). The Angles eventually conquered Britannia, renaming the territory Angleland, which became England. Vikings invaded in the 9th century, and the Normans (or Northmen—former Danish Vikings) conquered England in 1066. Today, the British isles are settled by the ancestors of those people groups, which included Gomer and Javan (first inhabitants), plus Magog (later invasions by various people groups)."

Les Celtes, enfants d'Ashkenaz, fils de Gomer, fils de Japhet, fils de Noë, se partagèrent les territoires de l'Allemagne, la Scandinavie, la Gaule et les iles d'Irlande et Bretagne. Mais leur terre d'origine serait au sud de la Russie, entre la Mer Noire et la Mer Caspienne, à proximité de l'Arménie et du cours supérieur de l'Euphrate.

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Enklask ar vuhez hag ar gened

par G.G.M.

publié dans Evit bevañ gant levenez

Enklask ar vuhez hag ar gened

An arz

disleber…

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Lavarout splannder ar boud eo ar pezh a zo da glask, n'eus forzh petra 'vo skeudennet (…) N'eo ket avat arvesterezh al lagad, met hini ar spered (…) Rak un dra doueel eo ar gened (…) Uhelvroioù, uhelvareoù an arz a zo bet reoù ar speredelezh (…) E-kichen a re-se emañ ar prantadoù istorek mac'h adkouezh ar soñjoù etrezek ar santadur danvezel, ez eus oadvezhioù evel an hini a c'houzañvomp bremañ ma vez kollet pe dost pep gweledigezh eus ar voudoniezh ha ma trec'h ar romantoù-polis.

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L'art et ses avatars…

Dire la splendeur de l'être, c'est cela qu'il faut chercher, au-delà du sujet. Il ne s'agit pas cependant de la contemplation de l'œil, mais de celle de l'esprit. Car toute beauté émane de Dieu. Les pays et les époques qui ont majoritairement représenté l'art sont ceux issus de la spiritualité. A côté de ceux-là, il y a aussi les périodes où les pensées retombent dans le sentiment matériel, telle celle que nous souffrons actuellement où a presque totalement disparu toute vision de l'essence de l'être pour laisser la place aux romans policiers.

Maodez Glanndour – Kregin-Mor, Al Liamm 1987
Paoudouvr / Poudouvre, ancien évêché de Saint-Malo
Paoudouvr / Poudouvre, ancien évêché de Saint-Malo
Paoudouvr / Poudouvre, ancien évêché de Saint-Malo
Paoudouvr / Poudouvre, ancien évêché de Saint-Malo
Paoudouvr / Poudouvre, ancien évêché de Saint-Malo
Paoudouvr / Poudouvre, ancien évêché de Saint-Malo

Paoudouvr / Poudouvre, ancien évêché de Saint-Malo

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Guo Brothers

par G.G.M.

publié dans Guo brothers , Chine , Bro-Sina , sevenadur , inculturation , Evit bevañ gant levenez

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