Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Lorica sant Weltaz

par Andrev

Lorica sant Weltaz
Gildas a composé cette lorica pour chasser loin de lui les démons qui l'attaquaient. Un Ange vint à lui et l'Ange lui dit : 'quiconque répétera souvent cette lorica recevra 7 ans de vie en plus, et le tiers de ses péchés lui sera décompté. Chaque jour où il récitera cette prière. Hommes ou démons, nul ennemi ne pourra lui nuire; la mort ne le frappera pas en ce jour-là'. Laidcend, fils de Buith le Victorieux, vint de sa part sur l'île d'Irlande; il l'apporta pour être placée sur l'Autel de saint Patrick, évêque, afin que nous soyons sauvés. Amen. La métrique est de 11 syllabes, d'où on l'appelle souvent bracicatalecticon.

Que m'aide l'Unité de la Trinité

Que l'Unité de la Trinité me fasse miséricorde.

Je suis comme en péril sur l'océan,

Viens à mon aide, je T'en prie,

Afin que la peste de cette année

Ne m'emporte pas, ni la vanité du monde.

Et cette requête, je l'adresse

Aux puissances des armées célestes,

Afin qu'elles ne me laissent pas être ravagé par les ennemis,

Mais me défendent avec leur puissante armure,

Et que dans le combat,

Ces armées me précèdent dans le combat céleste,

Chérubins et Séraphins avec leurs myriades,

Gabriel et Michel avec leurs semblables.

Puissent les Trônes, Puissances, Archanges, Principautés, Dominations, Anges,

Me défendre avec leur large armée,

Et être forts pour repousser mes ennemis.

Et aussi les autres arbitres du conflit

Les 4 Patriarches, les 4 Prophètes,

Les Apôtres, gardiens de la barque du Christ,

Et les martyrs, vrais athlètes, je leur demande à eux tous,

Et j'adjure aussi les vierges, les fidèles veuves, et les confesseurs,

Que par eux je sois entouré de sécurité,

Et que tout mal soit loin de moi et anéanti.

Puisse le Christ m'accorder puissante alliance,

Lui que les abominables cohortes fuient dans la terreur.

Fin du Premier Prologue, des rangs des Anges et patriarches, Apôtres et martyrs, avec le Christ.

Début du Second Prologue, englobant toutes les parties du corps jusqu'au genoux.

O Dieu l'invincible gardien,

Par Ta puissance, défends-moi de toute parts.

Libère tous mes membres,

Les protégeant tous de Ton saint bouclier,

De sorte que les assauts des démons ne me blessent

De tous côtés, avec leurs flèches, selon leur habitude.

Crâne, tête, cheveux et yeux,

Front, langue, dents et leur émail,

Cou, poitrine, côtés, intestins,

Taille, fesses et mes 2 mains.

Comme couronne pour ma tête et ses cheveux,

Sois Toi le casque du Salut sur la tête;

Pour le front, les yeux, le cerveau multiforme,

Le nez, les lèvres, la face, les tempes,

Pour le menton, la barbe, les sourcils, les oreilles,

Les joues, les bas-joues, le sous-nez, les narines,

Pour les pupilles, l'iris, les cils, les paupières,

Le menton, la respiration, les joues, les mâchoires,

Pour les dents, la langue, la bouche, la gorge,

La luette, la trachée-artère, l'attache de la langue, la nuque,

Pour le milieu de la tête, pour le cartilage,

Le cou – Toi le Doux, sois proche pour les défendre.

Par les Neufs Ordres des Saints Anges, je Te prie, Seigneur Jésus-Christ,

Sois Toi-même le plus sûr des boucliers,

Pour mes membres, pour mes entrailles,

Afin que Tu puisses extirper hors de moi les invisibles

clous enfoncés, fabriqués par l'ennemi.

O Dieu, dès lors viens avec une puissante carapace,

Couvrant de lames mes épaules et bras.

Couvant les coudes et leurs jointures et les mains,

Les poings, paumes, les doigts avec leurs ongles.

Couvrant la colonne vertébrale et les côtes avec leurs joints,

Les jambes, le dos, les nerfs et les os.

Couvrant toute la surface, le sang et les reins,

Les hanches, les fesses avec les cuisses.

Couvre mes cuisses, mollets, muscles,

Rotules, tibias et genoux.

Couvre mes chevilles, tibias et talons,

Jambes, pieds avec la plante des pieds.

Couvre ces branches qui s'y forment ensemble,

Avec les orteils et leurs ongles.

Couvre mon thorax, ses jointures, la petite poitrine,

Les mamelons, l'estomac, le nombril.

Couvre le ventre, les reins, les parties génitales,

La panse, et les parties vitales, et aussi le coeur.

Couvre le foie triangulaire et gras,

La rate, les aisselles avec leurs poils.

Couvre l'estomac, le thorax avec les poumons,

Les veines, tendons, la vésicule biliaire..

Couvre la chair, l'aine et ses parties internes,

La rate avec les entrelacs d'intestins.

Couvre la vésicule, la graisse et tous

Les innombrables ordres de jointures.

Couvre les cheveux et le restant de mes membres,

Que je pourrais avoir omis de mentionner.

Couvre aussi mes cinq sens,

Et avec les dix portes formées (pour moi),

De sorte que de ma plante des pieds jusqu'au sommet de ma tête

En nul membre je ne puisse être malade;

De sorte que la vie ne puisse sortir de mon corps

A cause de la peste, fièvre, faiblesse, souffrance,

Jusqu'à ce que, par le don du grand âge reçu de Dieu,

J'aie pu recouvrir mes péchés par de bonnes oeuvres;

Et, en partant de la chair, puisse être libre de toute tache,

Et être à même de m'envoler vers les hauteurs,

Et, par la miséricorde de Dieu, naître dans la joie

Aux douces et célestes retraites de Son Royaume.

Amen.



SOURCE : Gildas. De Excidio Britanniae, Fragmenta, Liber de Paenitentia, "Lorica Gildae", etc. ed. by Hugh Williams. Honourable Society of Cymmrodorion. London: David Nutt, 1901. On retrouverait ce texte dans le manuscrit irlandais MS Laud 610.

Scotland, Brittany. The town of Gourock on the Firth of Clyde, viewed from the golf course on

Scotland, Brittany. The town of Gourock on the Firth of Clyde, viewed from the golf course on

Voir les commentaires

Breizh

par Andrev

publié dans Breizh , Brezhoneg , Europa , Evit bevañ gant levenez

Breizh

Selon les anciennes généalogies des peuples, que les Chrétiens d'Europe gardèrent en mémoire jusqu'au XIXe siècle, les Européens sont issus des enfants de Japhet, lui-même l'un des trois fils de Noë.

Parlons d'abord un peu des pays celtiques actuels. Parmi les enfants de Japhet, c'est d'abord Toubal qui aurait laissé une descendance sur la péninsule ibérique et les iles d'Irlande et de Bretagne. Puis ce sont les enfants de Yavanne, apparentés aux Grecs, dont le roi Brutus, qui donnèrent son nom à la Bretagne. Les Irlandais se réclament aussi de Magog, autre fils de Japhet, tandis que la Bretagne devint une terre celte par excellence avec les Gomériens, du nom d'un autre fils de Japhet.

Resituons maintenant la Bretagne au sein de l'Europe. Pour résumer, la grande majorité de la population de la Bretagne est celtique, avec un substrat "ivernien" (Toubal) et un autre "magoguien" dont sont issus les premiers princes. En comparaison, les Allemands et les autres pays dits "germaniques" sont aussi fortement celtiques à la base, mais avec un mélange supplémentaire issu d'un autre fils de Noë, ce qui leur donna de se différencier de façon assez brutale. Les Slaves quant à eux, qui constituent une autre grande partie de l'Europe, sont issus de Magog, fils de Japhet, fils de Noë, ainsi que les Magyars (Hongrois), les Estoniens... Quand aux Latins, ce sont aussi des fils de Yavanne, fils de Japhet, des cousins donc d'une partie "minoritaire" des Bretons. Au final, les plus proches cousins des Bretons seraient les Géorgiens, les Arméniens, les Roumains et les Turcs - tous enfants de Gomer, fils de Japhet - ce qui ne veut pas dire qu'ils leurs ressemblent forcément! L'alchimie particulière à chaque peuple est complexe! Elle est aussi composante d'un tissu incompable où chaque peuple ne peut se prétendre indissociable d'un autre, de par des origines communes et des cousinages précoces, mais peut prétendre aussi à son caractère unique qu'on ne peut assimiler à un autre peuple.

Dans l'historique et la composition de la Bretagne, il semble y avoir une spécificité organique: un substrat - une élite - un peuple. Le substrat s'apparenterait à d'autres peuples d'autres continents; l'élite succède au substrat, elle lui indirectement apparentée, elle est minoritaire et précède le peuple en le cimentant; le peuple est indirectement apparenté à l'élite et forme la majorité.

Voici un extrait de la "Table of Nations" de Tim Osterholm, où sont décrites les origines de la Bretagne et ses populations.

"The name Briton originated from Brutus (a descendant of Elishah), the first king on Britain's mainland, arriving about 1100 B.C. Two sons of Brutus, Kamber and Albanactus, are referenced in English prehistory. From Kamber came Cambaria and the Cambrians (who integrated with the Gomerites [mostly Celts] and became the present-day Welsh). The descendants of Albanactus were known as the Albans (or the Albanach whom the Irish commonly called them). Geographers would later call the land Albion. The Britons (also Brythons), Cambrians and Albans populated the British Isles, which later endured multiple invasions, beginning with successive waves of Celts about 700 B.C. The Celts (or Gaels) called the land Prydain, their name for Briton. Those Celts (descendants of Gomer) integrated with the descendants of Elishah and Tarshish (sons of Javan), creating what some scholars called "a Celticized aboriginal population" in the British Isles. Some of the invading people groups were Scythians, descended from Magog, who became known as the Skoths or Scots. The name for the Celts or Cymru was "Weahlas," from Anglo-Saxon origins, meaning "land of foreigners"—Wales. The Welsh still call themselves Cymru, pronounced "Coomry." Later the Romans referred to the land as Britannia, invading there about 50 years before the birth of Christ. By the third century A.D., Jutes, Franks, Picts, Moors, Angles, Saxons and other groups were invading from surrounding Europe. In the sixth century A.D., Saxons called the land Kemr (Cymru), and the language Brithenig (Breton). The Angles eventually conquered Britannia, renaming the territory Angleland, which became England. Vikings invaded in the 9th century, and the Normans (or Northmen—former Danish Vikings) conquered England in 1066. Today, the British isles are settled by the ancestors of those people groups, which included Gomer and Javan (first inhabitants), plus Magog (later invasions by various people groups)."

Les Celtes, enfants d'Ashkenaz, fils de Gomer, fils de Japhet, fils de Noë, se partagèrent les territoires de l'Allemagne, la Scandinavie, la Gaule et les iles d'Irlande et Bretagne. Mais leur terre d'origine serait au sud de la Russie, entre la Mer Noire et la Mer Caspienne, à proximité de l'Arménie et du cours supérieur de l'Euphrate.

Voir les commentaires

Brientinion

par Andrev

Brientinion

Pie XII s’adressant

au Patriciat et à la Noblesse romaine

en janvier 1946.

« Une élite ? Vous pouvez bien l’être. Vous avez derrière vous un passé de traditions séculaires qui représentent des valeurs fondamentales pour la vie saine d’un peuple. Parmi ces traditions dont vous êtes fiers à juste titre, vous comptez, en premier lieu, l’esprit religieux, la foi catholique vive et agissante. L’histoire n’a-t-elle donc pas déjà prouvé, et cruellement, que toute société humaine sans base religieuse court fatalement à sa dissolution ou finit dans la terreur ? Emules de vos aïeux, vous devez donc resplendir devant le peuple de la lumière de votre vie spirituelle, de la splendeur de votre indéfectible fidélité au Christ et à l’Eglise.
« Parmi ces traditions, comptez également l’honneur sans tâche d’une vie conjugale et familiale profondément chrétienne. De tous les pays, de ceux au moins de la civilisation occidentale, monte le cri d’angoisse du mariage et de la famille, si déchirant qu’il est impossible de ne pas l’entendre. Ici aussi, par toute votre conduite, mettez-vous à la tête du mouvement de réforme et de restauration du foyer.
« Parmi ces mêmes traditions, comptez, en outre, celle d’être pour le peuple, dans toutes les fonctions de la vie publique auxquelles vous pourriez être appelés, des exemples vivants d’inflexible observance du devoir, des hommes impartiaux et désintéressés qui, dégagés de tout désir désordonné d’ambition ou de lucre, n’acceptent un poste que pour servir la bonne cause, des hommes courageux, intimidés ni par la perte de faveurs d’en haut, ni par les menaces d’en bas..
« Parmi ces traditions, mettez enfin celle d’une calme et constante fidélité à tout ce que l’expérience et l’histoire ont confirmé et consacré, celle d’un esprit inaccessible à l’agitation inquiète et à l’aveugle convoitise des nouveautés qui caractérisent notre temps, mais en même temps largement ouvert à toutes les nécessités sociales.
« Fermement convaincus que seule la doctrine de l’Eglise peut porter efficacement remède aux maux présents, ayez à coeur de lui ouvrir la voie, sans réserves ni méfiances égoïstes, par la parole et par l’action, particulièrement en constituant dans l’administration de vos biens de véritables modèles d’entreprises, aussi bien du point de vue économique que social. Un vrai gentilhomme ne prête jamais son concours à des opérations qui ne peuvent se maintenir et prospérer qu’au préjudice du bien commun, au détriment et par la ruine de personnes de condition modeste. Au contraire, il mettra sa fierté à être du côté des petits, des faibles, du peuple, de ceux qui, exerçant un métier honnête, gagnent leur pain à la sueur de leur front. Ainsi, vous serez réellement une élite; ainsi, vous accomplirez votre devoir religieux et chrétien; ainsi, vous servirez noblement Dieu et votre pays ».
Brientinion

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*

Voir les commentaires

De Excidio et Conquestu Britanniae

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , De Excidio et Conquestu Britanniae

De Excidio et Conquestu Britanniae

De Excidio et Conquestu Britanniae! Diskar hag aloubadur Breizh! Ruine et conquête de la Bretagne!

De Excidio et Conquestu Britanniae... c'est le titre d'un des plus anciens livres de notre pays, écrit par saint Gildas-le-Sage au VIe siècle. Un titre qui résume les malheurs de notre pays, et leur processus: il se ruine lui-même par ses enfants qui s'entre-déchirent, et se laisse ainsi envahir par l'étranger. Tel était le cas du temps de Gildas, tel fut aussi le cas pour les invasions Vikings qui se firent à l'ombre des dissensions entre les princes. Gildas avait vu comment ses compatriotes s'étaient laissés subjuguer et à cela, il n'opposait que les Saintes Ecritures et la Parole de Dieu, celui que nous avons reconnu à la crêche et qui, depuis, nous a assuré la victoire, offert le vrai remède.

Certains nous proposent aujourd'hui une victoire militaire comme fête nationale, à l'image des Français avec leur sanglant 14 Juillet: celle remportée par Alan-al-Louarn sur les Vikings en 939. Mais si on y regarde de plus près, on s'aperçoit que les Bretons ne cessèrent depuis de se ruiner et d'être ruinés.

La Bretagne, tout au terme de sa longue émigration depuis l'ile vers l'Armorique, commença à asseoir son autorité face à l'empire franc, grâce aux rois Nominoë, Erispoë et Salomon. Mais il vint un autre péril, celui des Germains du Nord. Alan-Veur (Alain-le-Grand) saura s'en défaire, mais après lui (+907) et Gourmaëlon (+913), la Bretagne connaît un regain d'attaques de la part des Vikings... Alan-al-Louarn libérera alors la Bretagne par ses victoires militaires, mais devra en contrepartie renoncer au Cotentin, à l’Avranchin et au territoire situé à l’ouest de la Mayenne, tandis qu'il acquiert les pagi de Mauges, Tiffauges et Herbauges. Puis la Bretagne sera de nouveau envahie, suite au conflit fratricide d'Alan avec Juhel Bérenger.

Mais l'âme, l'identité, la culture, la langue... commenceront pourtant à décliner.

Les monastères furent la première cible des agressions vikings: Dol, Saint-Malo, Gaël, Paimpont, Redon, Quimper, Landévennec... sont pillés et brûlés, tandis que princes et abbés fuient en France, Angleterre, Berry... Ils ne reviendront pas avec la langue de leurs pères, en tout cas c'est le français qu'ils choisiront dans les mondes juridique et politique. Plus grave peut-être: il apparaît très clairement dans les actes de donation de l'époque qu'ils feront massivement appel à un clergé romano-franc, tandis que les grands tierns multiplient les alliances avec les Francs. Ces princes ont sans doute encouragé grandement la débretonisation de toute une moitié orientale du pays, déjà fortement romanisée, tandis que l'autre moitié occidentale était exposée à une mort plus lente... C'est à cette époque que par exemple à Saint-Malo, les noms des évêques se latino-francisent: nous avons un nommé "Salvator" en 944 (successeur de Ratvili, au nom bien brittonique, celui-là) tandis qu'un peu plus tard un Judicael troque son nom pour un plus correct "Benoît": il est déjà de mode d'être romain, c'est-à-dire, Franc (la romanité, en Bretagne, était tout autre chose dans le temps passé). Et son successeur, Donoald, abandonne l'obédience de Dol pour reconnaître la suprématie de l'archevêché franc de Tours.

La Bretagne fut-elle alors vraiment libérée? Du joug viking, certes, grâce au Duc Alan qui porta un retrait décisif sur l'ennemi physique. Mais ce fut une grande défaite culturelle: la nouvelle ouverture très marquée au monde romano-franc tant dans les communautés religieuses qu'à la cour des princes fut, à coup sûr, la porte ouverte à une invasion autrement plus pernicieuse que celle des Vikings.

Une partie de l'intelligentia bretonne actuelle veut donc faire de la grande victoire de l'époque la grande fête nationale de la Bretagne (victoire de Trans, près de Dol, remportée en 939 par Alain Barbetorte, Juhel Bérenger, comte de Rennes, et Hugues Ier, comte du Maine). Selon Pierre Le Baud, les Bretons auraient célébré le jour de cette bataille : « Au jour des Kalendes du mois d'août, jour que les Bretons décrétèrent être solennisé par la gent de Bretagne, par toutes les générations, parce que de là et après, commença derechef la Bretagne à être habitée par ses natifs et Bretons user des lois de leurs ayeux. » Mais Pierre de Baud se trompe: la Bretagne commença dès lors à être habitée par un autre peuple, dont les élites, comme le cheval de Troie, purent mener désormais plus aisément à bien leur combat séculaire contre la Brittia.

Fausse grande victoire des Bretons, vrai et discret avènement de l'autorité franque. N'est-il pas symbolique que le dernier souverain du duché "indépendant" s'appellât François? Ce fut sa fille, Anne, qui endossa la honte d'une union ne faisant qu'entériner quelques cinq cents ans d'occupation, non par la force, mais par la persuasion.

Anne portait le nom de la sainte patronne de son pays, pays qu'elle aima sûrement plus que son père, car elle en aimait les saints et la partie restée celtique, qu'elle n'eut pas peur de parcourir durant plusieurs mois comme un pèlerinage et un retour au sources. Etrangement, mais à cause aussi du roi de France rendu fou de rage par le succès de ce Tro-Breizh - comme une chose en dehors de son contrôle - elle dut en abréger le cours et ainsi ne pas boucler la boucle à Saint-Malo, puis Dol. Anne avait réparé les erreurs de son père, et elle avait expié le mal accompli depuis quelque cinq cents ans d'éloignement de la Bretagne de sa propre identité. Pourtant, les choses sont allées depuis en s'empirant, mais dans la foi d'une Reine, nous avons reçu les promesses d'un renouvellement, qui ne sera pas un succès militaire - bien qu'il en faille aussi - mais une guérison des coeurs, une force morale et spirituelle, un renouvellement des intelligences.

Franciszek III Bretoński
Franciszek III Bretoński

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+

Voir les commentaires

François II de Bretagne

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne

François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne

Le Duc de Bretagne, François II (1435-1488) s'activa beaucoup pour renforcer la frontière défensive de la Bretagne, face à la menace grandissante d'invasions. Il avait pour cela besoin de l'aval des évêchés de Saint-Malo, Dol et Rennes. Il adressa entre autres une lettre au Pape, sollicitant de son appui et de son autorité pour l'accroissement du "boulevard Ducal" à Saint-Malo et l'agrandissement du château. Voici un extrait de la réponse que lui fit le pape Sixte IV:

"Sixte, Evêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à notre cher fils François, noble et illustre Duc de Bretagne, salut et bénédicition apostolique.

Eu égard au mérite singulier de la fidélité constante que la célèbre maison de Bretagne a toujours fait, et fait encore, paraîtra envers nous et le Saint-Siège; et considérant avec une attention profonde que cette maison, les princes qui la composent, et les peuples de la foi catholique, les ont très exactement et très fermement conservés jusqu'à  aujourd'hui, sans s'en écarter jamais; nous avons jugé convenable, et même de notre devoir, de vous accorder, à vous qui êtes le chef et le régulateur de cette maison distinguée, les moyens de la mettre avec bonheur, ainsi que votre Duché de Bretagne, à l'abri des séditions intestines, et des invasions étrangères, et au lieu de jouir avec délices des douceurs si désirables de la paix et de la tranquillité. Nous avons en conséquence, examiné soigneusement la pétition qui nous a été depuis peu présentée de votre part. Elle portait qu'entre les autres villes de votre dit Duché, la Cité de Saint-Malo est assise sur le bord de la mer, non loin des anciens ennemis de votre pays; qu'elle est singulièrement forte et bien défendue tant par la nature que par l'industrie humaine; que, de quelque part qu'ils s'y réfugient, les criminels y jouissent de l'immunité, et y évitent les peines dues à  leurs forfaits (Saint-Malo et d'autres lieux de Bretagne jouissent des privilèges du "minihic") (...); que si (ce qu'à Dieu ne plaise) les habitants de cette cité s'avisaient de tramer quelques conspirations ou quelques séditions contre la patrie et le Prince (malheur que donnent surtout à craindre les temps de faction, de guerre et de troubles), le susdit-château ne serait pas suffisant pour opposer aux mutins, une résistance convenable, d'où pourraient résulter de plus grands périls pour le Duché et pour son chef; que si une certaine place ou portion de terre qu'on dit appartenir à l'Eglise (à l'évêque, seigneur de Saint-Malo au spirituel comme au temporel), vous était accordée, elle serait employée par vous en accroissement et fortification dudit boulevard; qu'en dédommagement, vous assigneriez en réalité et de fait, à ladite église, quelques autres bien stables, dont elle pourrait retirer une utilité beaucoup plus grande que de la place en question, arrangements d'où résulterait, outre l'intêrêt évident de l'église,  une grande assurance pour vous et votre patrie, tout contre les entreprises des susdits habitants, et un puissant moyen de sécurité pour nous et notre Duché de Bretagne (...) De notre autorité apostolique, et par la teneur des présentes, nous vous octroyons, accordons et abandonnons le susdit emplacement, pour l'usage que vous projettez d'en faire (...) Donné à Rome au Palais de Saint-Pierre l'an de l'incarnation de notre Seigneur le jour des calendes de mai et la 4e de notre pontificat."

François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
Début août, Dunois, Coëtquen et d'autres conseillers Bretons négocient la paix avec le roi de France. Ils se réunissent au château du Verger, château d'un Breton qui avait rejoint le camp français : Pierre de Rohan. Autant dire que c'est une humiliation de plus.
Les clauses du traité furent les suivantes :
• Le duc devait sortir incontinent tous les étrangers du duché
• Le duc devait marier ses filles avec le consentement du roi
• Le roi tiendrait les places fortes de Saint-Malo, Fougères, Saint-Aubin-du-Cormier, Dinan
• Le duc doit prêter au roi l'hommage-lige
Le roi signa le traité à Sablé-sur-Sarthe le 19 août 1488 tandis que la mort dans l'âme, écrasé de douleur, le duc ratifia le traité dans son manoir de Couëron, le 31 août.
François II de Bretagne

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*

Voir les commentaires

Santez Melani

par Andrev

Santez Melani

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+

Sainte Mélanie

"Toutes vertus et toutes ascèses sont vaines sans la charité. Le diable peut aisément imiter toutes nos vertus, il est vaincu seulement par l'humilité, et la charité"
Au moment où l'Eglise s'installait dans le monde, et où la ferveur des 3 premiers siècles Chrétiens diminuait, certaines dames de la haute noblesse de Rome, touchées par les récits de la vie pure des moines d'Egypte et par les conseils enflammés de Saint Jérôme, renoncèrent au monde du luxe et de la paresse pour embrasser la voie étroite qui mène au Royaume des Cieux. Sainte Mélanie la Jeune en faisait partie.
Née en 383, Valéria Mélania fut mariée de force à un de ses proches parents, Pinien, alors qu'elle avait à peine 14 ans. Sitôt mariée, elle proposa à son jeune époux de vivre comme frère et soeur; il refusa, proposant qu'ils aient d'abord des enfants avant de devenir ensuite religieux. Ils eurent d'abord une fille, qu'ils consacrèrent à Dieu. Tout vivant en apparence comme les autres riches, la jeune Mélanie commençait pourtant à mener en secret une vie d'ascète. En 403, elle mit prématurément au monde un fils qui mourut peu après, et elle n'échappa elle-même à la mort qu'après avoir fait jurer à son époux de ne pas retarder davantage son désir. Sa grand-mère, Mélanie l'Ancienne, était revenue d'Orient l'année précédente, après 37 ans d'absence, pour l'encourager dans sa résolution. Finalement, leur fille mourrut, ainsi que le père de Pinien, et les 2 époux quittèrent leur somptueuse demeure pour se retirer dans une de leurs propriétés des environs de Rome et se consacrer aux soins des voyageurs et au secours des malades et des prisonniers. Mélanie confectionna elle-même une grossière tunique pour Pinien, et, méditant l'exemple de Celui qui, de riche qu'Il était en Sa divinité, s'est fait pauvre et a assumé notre nature misérable afin de l'enrichir par Sa pauvreté (cfr 2 Cor. 8, 9 ), elle s'employa à distribuer son immense fortune; car Pinien et elle avaient vu en rêve qu'il leur faudrait franchir un mur élevé avant de passer par une porte étroite pour parvenir au Royaume des Cieux. Mais la tâche n'était pas facile : leurs propriétés s'étendaient dans tout l'empire, de la Bretagne à l'Afrique et de l'Espagne à l'Italie, leurs demeures étaient si splendides que seul l'empereur pouvait en être l'acquéreur. La distribution de telles richesses menaçait l'économie même de l'Etat, et certains de leurs parents, membres influents du Sénat, faisaient tout pour les empêcher. Toutefois, grâce à l'intervention de l'impératrice, Mélanie commença par libérer 8.000 de ses esclaves, en donnant à chacun 3 pièces d'or ; puis elle donna d'immenses fortunes pour fonder des églises et monastères un peu partout. Les Goths d'Alaric ayant pris Rome en 410 et semant partout la terreur en Italie, les 2 époux passèrent en Sicile avec 60 vierges et 30 moines, puis de là en Afrique du Nord, où ils achevèrent la liquidation de leurs biens en fondant des monastères et en portant secours aux victimes de l'invasion barbare.
"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens et suis-moi" (Matth. 19,21). Contrairement au jeune homme riche de l'Evangile, Mélanie se dépouilla avec joie de tout pour suivre le Seigneur, puis elle s'engagea dans la vie d'ascète. Âgée d'à peine 30 ans, l'amour de Dieu brûlait si fort en elle qu'elle se soumit à une discipline aussi sévère que celle des plus célèbres moines du désert d'Egypte. Après un entraînement progressif, elle passa toute sa vie dans le jeûne complet 5 jours par semaine, ne prenant un léger repas que le samedi et le dimanche. Elle trouvait tous ses délices dans la méditation de l'Ecriture, des vies des Saints et des oeuvres des Pères de l'Eglise, qu'elle lisait en latin et en grec. Après un bref repos de 2 heures, elle veillait en prière toutes les nuits et enseignait aux vierges qui l'avaient suivie à joindre la veille et l'attente ardente de l'Epoux à la chasteté. Elle consacrait ses journées à la charité et à la direction de ses disciples, et réservait ses nuits pour Dieu seul. Elle résista aux assauts du démon de la vaine gloire toute sa vie durant, elle cultivait envers tous un tel esprit de douceur qu'à la veille de sa mort elle pouvait dire qu'elle ne s'était jamais endormie avec une pensée de rancune.
Au bout de 7 ans en Afrique, elle partit pour un pèlerinage en Terre Sainte avec sa mère et son époux, devenu son frère spirituel, en s'arrêtant à Alexandrie pour rendre visite à Saint Cyrille. A Jérusalem, elle passait toutes ses journées dans la basilique de la Résurrection et, quand on fermait les portes au coucher du soleil, elle se rendait au Golgotha pour y passer la nuit. Après un nouveau voyage en Egypte, auprès des Saints solitaires des déserts de Nitrie, elle s'installa sur le Mont des Oliviers dans une petite cellule en planches, que sa mère avait faite construire en son absence. Elle y demeura pendant 14 ans (417-431). Chaque Carême, de la Théophanie à Pâques, elle s'y enfermait strictement, et n'y recevait que sa mère, Pinien et sa jeune cousine Paule, fille de Sainte Paule. Cette austère réclusion ne l'empêchait pas pour autant de porter son attention sur la vie de l'Eglise.
Elle nourrissait un zèle ardent pour la Foi Orthodoxe (qui signifie Catholique ndb) et, en suivant l'enseignement de Saint Jérôme, rencontré à Béthléem, et de Saint Augustin qui lui portait une grande admiration et lui avait dédié son ouvrage Sur la Grâce du Christ et le péché des origines (418), elle s'opposa avec force aux partisans de l'hérétique Pélage.
A la mort de sa mère, en 431, Mélanie sortit de sa réclusion et fonda sur le Mont des Oliviers un monastère, qui fut bientôt peuplé de 90 vierges, grâce à la diligence de Pinien. Dans son extrême humilité, la Sainte refusa d'en assurer la direction ; elle nomma une autre supérieure et se contenta de leur donner un enseignement spirituel, tant par ses paroles que par l'exemple de sa conduite. Comme le Seigneur, elle se faisait la servante de toutes, venait soulager en secret les soeurs malades et prenait sur elle les besognes les plus répugnantes. Elle leur enseignait à sanctifier leur âme et leur corps, leur recommandait sans relâche de lutter contre elles-mêmes comme le recommandait le Seigneur (Matth. 11,12 ) pour renoncer à leur volonté propre et fonder le temple spirituel des vertus sur l'obéissance. En prenant des exemples dans la vie des Pères, elle les encourageait à la persévérance dans le combat spirituel, à la vigilance contre les pièges du malin, au zèle et à la concentration de l'intelligence dans la prière nocturne, et surtout à la charité. "Toutes vertus et toutes ascèses sont vaines sans la charité, disait-elle. Le diable peut aisément imiter toutes nos vertus, il est vaincu seulement par l'humilité, et la charité". Son frère spirituel Pinien mourut à son tour en 432. Elle le fit ensevelir auprès d'Albine, et demeura là pendant 4 ans, dans une petite cellule, complètement isolée du monde; puis elle chargea son disciple et biographe, le Père Gérontios, d'y fonder un monastère d'hommes, dont elle devint la mère spirituelle - cas exceptionnel dans l'histoire de l'Eglise, si on excepte les Eglises Celtes en Belgique (sainte Gertrude de Nivelles), Irlande (Sainte Brigitte), etc. Vers la fin de 436, elle se rendit à Constantinople à la demande de son oncle Volusien, qui était resté païen. En arrivant, elle le trouva gravement malade et réussit, avec l'aide du Saint Patriarche Proclus à le décider de recevoir le Saint Baptême avant de mourir. Là, elle lutta pour le dogme Orthodoxe, contre les hérésies de Nestorius, puis retourna à Jérusalem. L'année suivante, l'impératrice Eudocie vint en pèlerinage en Terre Sainte sur les conseils de Sainte Mélanie, qui était sa mère spirituelle.
Dieu accordait sans retard à Sa servante les guérisons qu'elle lui demandait.
Tombée malade en fêtant la Nativité à Bethléem (439), elle rassembla ses religieuses dès son retour à Jérusalem pour leur donner son testament spirituel. Elle les assura qu'elle serait toujours invisiblement présente parmi elles, à condition qu'elles restent fidèles à ses conseils et qu'elles gardent avec crainte de Dieu leurs lampes allumées, telles des vierges sages (Mat. 25:1-13), dans l'attente de la venue du Seigneur. Au bout de 6 jours de maladie, elle donna ses derniers conseils aux moines et désigna Gérontios comme supérieur et père spirituel des 2 monastères, puis elle s'endormit paisiblement en disant : «Comme il a plut au Seigneur, voilà ce qui est advenu». Des moines venus des monastères, des déserts et de toutes les extrémités de la Palestine célébrèrent une Vigile de toute la nuit et, au moment de l'ensevelir, au petit matin, les uns et les autres la recouvrirent de vêtements, ceintures, cuculles et de maints autres objets qu'ils avaient reçus en bénédiction de la part de saints personnages. Le monastère de Sainte Mélanie fut détruit en 614, lors de l'invasion perse, mais on vénère encore sa grotte au Mont des Oliviers.

Source :
"Vie de sainte Mélanie", par le père Gérontios, Collection Sources Chrétiennes n°90, éditions du Cerf, 1962, texte grec, introduction, traduction et notes par le Dr. Denys Gorce, docteur ès lettres, 316 pages, 30 euros, ISBN : 2204039128

"Biographie importante pour l'histoire de la civilisation, ce texte n'a pas son pareil dans toute l'antiquité chrétienne : vivant et pitoresque comme le «Pèlerinage d'Éthérie», il est encore plus riche en détails de toutes sortes sur son époque : les milieux sociaux, les cours impériales d'Occident et d'Orient, le Sénat de Rome, la liturgie des églises et des monastères, les pèlerinages, les pratiques de l'ascétisme et en particulier jeûne et pauvreté. Mélanie la Jeune pratiquait une charité multiforme, que permettait une fortune colossale et qui prend les dimensions d'une assistance publique...
Mélanie appartenait à la grande aristocratie de l'Empire d'Occident. Elle naît à Rome et meurt à Jérusalem ; elle séjourne en Sicile, à Thagaste, à Alexandrie, en Palestine, à Constantinople. Une partie de sa vie se passe à la liquidation des immenses domaines qu'elle possède en Bretagne, en Espagne, en Italie, en Afrique. On ne peut parler d'elle sans évoquer presque tous ceux qui, à cette époque, ont laissé un nom dans l'histoire : empereurs, hauts fonctionnaires, et surtout S. Jérôme, S. Augustin, S. Cyrille d'Alexandrie, Rufin, Pallade, etc.
Sa vie a été écrite par un témoin qui l'a bien connue puisqu'il l'accompagna pendant plusieurs années : le prêtre G
érontius."

http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?N_LIV_CERF=810

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-26295715.html

Voir les commentaires

E-kichen an Tad

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Breizh

Eus kentañ lizher sant Yan (I,1-4)
"Ar pezh a oa adalek ar penn-kentañ, ar pezh hon eus klevet, ar pezh hon eus gwelet gant hon daoulagad, ar pezh hon eus sellet outañ hag o deus hon daouarn stoket ennañ, diwar-benn ar Ger a vuhez, rak ar vuhez a zo en em ziskouezet, hag hon eus he gwelet hag e roomp testeni anezhi, hag e prezegomp deoc'h ar vuhez peurbadus a oa e-kichen an Tad hag a zo en em ziskouezet deomp, ar pezh hon eus gwelet ha klevet, a zisklêriomp deoc'h evit ma viot unanet ivez ganeomp. Hor c'henunvaniezh a zo gant an Tad ha gant e Vab Jezuz-Krist.
Hag e skrivomp deoc'h an traoù-mañ evit ma vo peurvat ho levenez."

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+

"Was von Anfang an war, was wir gehört haben, was wir mit unseren Augen gesehen, was wir geschaut und was unsere Hände angefasst haben, das verkünden wir: das Wort des Lebens.

Denn das Leben wurde offenbart; wir haben gesehen und bezeugen und verkünden euch das ewige Leben, das beim Vater war und uns offenbart wurde.

Was wir gesehen und gehört haben, das verkünden wir auch euch, damit auch ihr Gemeinschaft mit uns habt. Wir aber haben Gemeinschaft mit dem Vater und mit seinem Sohn Jesus Christus.

Wir schreiben dies, damit unsere Freude vollkommen ist." (I Johannes I,1-3)

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+

De la première lettre de saint Jean (chap. I)

"Ce qui était dès le commencement ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché, du Verbe de vie,- car la Vie a été manifestée, et nous l'avons vue, et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la Vie éternelle, qui était dans la sein du Père et qui nous a été manifestée -ce que nous avons vu et entendu, nous nous l'annonçons, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ."

E-kichen an Tad

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+

Voir les commentaires

Breizh atav

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , France

Breizh atav

*+*+*+*+*+*+*+*

Les Français sont obsédés par leur hexagone (royaliste ou républicain), dont ils sont persuadés qu'ils est légitime et tellement au-dessus de tout qu'il peut bien bafouer les droits élémentaires des peuples et des nations. Un Français, ayant choisi comme pseudonyme "Juriste", était obnubilé par l'Article 1er de la Consitution du 4 octobre 1958: "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale", pour arguer du rattachement de la Bretagne à la France, comme si les lois nouvelles de ce pays étranger avaient quelque incidence sur la souveraineté de la Bretagne. Voici ce que lui répond Vincent Chaline, le 29 septembre 2014, dans les commentaires d'un article de la Voix de la Russie:
"Juriste > Je ne suis pas sûr que vous ayez très bien choisi votre pseudo, ou alors je vous conseille de réviser quelques fondamentaux. Votre argumentation est ridicule. Je vous cite, faute comprise : " ce traité, à supposer même qu'il ait pu produire des effets juridiques contraignants, a été implicitement abrogé par les réformes constitutionnelles successives dont celle du 4 octobre" et "il convient de faire le tri entre un traité de 1499 et la Constitution du régime actuel". Bon, reprenons point par point, voulez-vous ? En 1499, un traité, légal celui-là, garantit la souveraineté pleine et entière de la Bretagne. En 1532, un traité, illégal ainsi que l'a montré le Dr. Mélennec, je vous conseille d'aller voir sur son blog, prononce l'union personnelle (soulignez personnelle) des couronnes ducale et royale. Ce traité étant juridiquement nul, il est sans effet, en droit breton comme en droit français. Je suppose que l'éminent juriste que vous êtes ne l'ignore pas pas plus qu'il n'ignore le principe d"imprescriptibilité des accords internationaux. Les relations entre la Bretagne et le Royaume de France (soulignez Royaume) sont donc bel et bien régies par le Traité de 1499. La Bretagne reste conséquemment un pays souverain. Votre Constitution de 1958, messieurs les Français, n'a, que je sache, pas vocation à s'appliquer dans un pays étranger. Or, en droit sinon en fait, comme je viens de le dire, la Bretagne est un pays distinct de la France. Vous pouvez donc proclamer tant que vous le voulez l’indivisibilité de votre territoire, ce territoire ne recouvre pas la Bretagne. Par ailleurs, je me permets de rappeler au juriste de génie que vous me semblez être qu'il existait sous l'Ancien Régime ce que l'on appelait les "Lois fondamentales du Royaume de France". Elles en formaient l'embryon de Constitution coutumière. Parmi ces Lois, ai-je besoin de vous le dire ? était celle dite d' '"instantanéité de la Couronne", qui signifie que les fonctions de Roi de France s'appliquent à son héritier dès la mort de leur actuel titulaire. Pas besoin de sacre ni de quoi que ce soit d'autre. Par conséquent, il y a, juridiquement, toujours un roi en France (Henri VII, si je ne m'abuse). Bien, maintenant, je vous rappelle que ce Traité de 1532, même s'il avait été légal (mais il ne l'est pas, aussi me demandé-je un peu pourquoi je perds mon temps à vous faire cette démonstration), unissait, non pas la Bretagne à la France, mais la Bretagne à la COURONNE de France, par un procédé dit d'Union personnelle, similaire à celui utilisé plus tard entre l'Angleterre et l'Ecosse ou la Suède et la Norvège. Par conséquent, à partir du moment où il n'y a, de fait, plus eu de roi en France, ce traité, même s'il avait été valide, aurait frappé de ce que l'on appelle la "caducité", car l'un de ses deux signataires avait cessé de pouvoir exercer ses droits. Par conséquent, la Bretagne n'a été rattachée à la France que par un traité illégal et, qui plus est, rendu caduque par la chute de la monarchie française. Ou alors, il faudrait que la République Française admette sa propre illégalité. Ce qui ne manquerait pas de sel, je dois le dire ! Voilà, étant donne votre grande intégrité intellectuelle, je ne doute pas un seul instant que vous reconnaîtrez l'excellence de la démonstration de l'éminent Dr Mélennec, ainsi que ses incontestables qualités de juristes, et que vous admettrez votre erreur, erreur due, j'en suis sûr, à un bref instant d'égarement."

Lire l'article: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_09_22/Breizh-La-Bretagne-est-juridiquement-independante-5328/
où l'on trouve aussi " LA BRETAGNE EST UN PAYS SOUVERAIN DEPUIS 1499. ANNE DE BRETAGNE, DUCHESSE de Bretagne et Reine de France ayant exigé pour son mariage avec Louis XII la signature d'un traité publié le 7 et le 19 janvier 1499 (2 traités un pour le mariage le 7 et un pour les accords et généralités le 19) - ces 2 traités restituent la pleine souveraineté et indépendance sur le Duché de Bretagne à la mort de louis XII. Ce traité n'a jamais été respecté par la France mais il est toujours valable aujourd'hui"

===============================

Un ami écrit à ce sujet: "La "Nation Française" une et indivisible est une pure invention de la Révolution mise en œuvre dans le cadre de la République, en vue d'engendrer des hommes nouveaux selon les principes maçonniques. Véritable machine de guerre, après avoir dévoré les peuples, cette république s'en est prise aux familles (citons le fameux "Mariage Pour Tous") et maintenant à l'identité individuelle (le Gender) pour en venir à ses fins. C'est d'autant plus désolant de voir des catholiques et même parfois des royalistes français défendre cette "Nation Française" si fondamentalement anti-chrétienne. Mais les Bretons ne font pas mieux en défendant la machine qui les tue...

Voir les commentaires

Nedeleg

par Andrev

publié dans Nedeleg , Noël , Azvent , Breizh , Bretagne

Nedeleg

Nedeleg! "O marv! pelec'h emaô da drec'h?"

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*

Dasorc’het eo an Aotrou ! Jezuz Dasorc’het, kentañ ganet a-douez ar re varv, hor sach war e lerc’h evit hol lakaat da dremen eus ar marv d’ar vuhez. Pep den zo galvet da zegemer ennañ e-unan ar vuhez nevez-mañ a zo dezhi ivez kemer korf en tiegezhioù, diazezet hiviziken war ar C’Hrist, ha c’hoazh azblivaat kement pobl a zo war an douar evit he lakaat da sevel he mouezh e kan pantekostel ar broadoù. Sed ar bed nevez ma c’hell ar feizidi mont ennañ dre o feiz kent e berc’hennañ da vat er c’hlod. *

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*

En amzer-mañ a ziskiladeg hollel eus ar broadoù, en amzer-mañ ma vez diskaret diazezoù an tiegezh kristen ha ma vez aprouet kement hon tiegezhioù, e teu da vezañ mallusoc’h eget biskoazh hon engouestl hiniennel da-heul ar C’Hrist. Arabat dimp en em douellañ o c’hortoz deizioù gwelloc’h gant gouzañvadegezh tra m’emañ ar Spered o c’hwezhañ a-benn ober ac’hanomp hiziv an deiz oberourion ar bed nevez. *

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*

Dindan mantell santez Anna, e Breizh hor bro hag en atil sevenadur kristen Breizh, eomp da ganañ ar c’han nevez, pourc’homp dilhad eured ar rouantelezh ha kemeromp perzh e Kan ar Pobloù ! Gwall voan e vo marteze hor c’han, diouganel e vo avat !

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*

http://tiegezhsantezanna.unblog.fr/

Avec Noêl rentre la Victoire en ce monde :


« Le Seigneur est ressuscité ! Premier né d’entre les morts, il nous entraîne à sa suite dans son passage de la mort à la vie. Cette vie nouvelle que chaque homme est appelé à accueillir personnellement doit aussi s’incarner dans la famille, fondée désormais sur le Christ, et dans la vie même des peuples qui forment la famille humaine, chacun d’eux étant appelé à faire entendre sa voix dans la louange pentecostale des nations. C’est le monde nouveau dans lequel les fidèles entre par la foi avant d’en vivre en plénitude un jour dans la gloire.
En ces temps d’apostasie générale des nations, en ces temps où les fondements même de la famille chrétienne sont mis à mal et où nos familles elles-mêmes sont si éprouvées, notre engagement personnel à la suite du Christ est plus urgent que jamais ! Ne nous illusionnons pas dans l’attente passive de jours meilleurs alors que l’Esprit souffle pour faire de nous les artisans du monde nouveau.
Sous le manteau de sainte Anne, sur notre terre de Bretagne et dans le terreau de sa culture chrétienne, venons chanter le chant nouveau, revêtons les habits de noces du Royaume et entrons dans le Chant des Peuples ! Notre chant sera peut-être pauvre mais il sera pro
phétique ! »

Nedeleg

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+

Voir les commentaires

O deuit Emmanouel!

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Nedeleg , Azvent , Noël

                *

Ra santelaio an Doue a beoc'h e-unan kement a zo ennoc'h, ha ra vo miret divlam hoc'h holl spered, ene ha korf, a-benn donedigezh hon Aotrou Jezuz-Krist. An hini en deus ho kalvet a zo feal hag a raio kement-se.          *
(1 Efezidi 23-24)                                                    *

Der Gott des Friedens heilige euch ganz und gar und bewahre euren Geist, eure Seele und euren Leib unversehrt, damit ihr ohne Tadel seid, wenn Jesus Christus, unser Herr, kommt.  Gott, der euch beruft, ist treu; er wird es tun. (1. Thessalonicher)

     *

Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l'esprit, l'âme et le corps, se conserve sans reproche jusqu'au jour de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!
Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est lui qui fera encore cela.
          *                      (1 Thessaloniciens)

*

O deuit Emmanouel!

*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+*+

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>