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François II de Bretagne

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne

François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne

Le Duc de Bretagne, François II (1435-1488) s'activa beaucoup pour renforcer la frontière défensive de la Bretagne, face à la menace grandissante d'invasions. Il avait pour cela besoin de l'aval des évêchés de Saint-Malo, Dol et Rennes. Il adressa entre autres une lettre au Pape, sollicitant de son appui et de son autorité pour l'accroissement du "boulevard Ducal" à Saint-Malo et l'agrandissement du château. Voici un extrait de la réponse que lui fit le pape Sixte IV:

"Sixte, Evêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à notre cher fils François, noble et illustre Duc de Bretagne, salut et bénédicition apostolique.

Eu égard au mérite singulier de la fidélité constante que la célèbre maison de Bretagne a toujours fait, et fait encore, paraîtra envers nous et le Saint-Siège; et considérant avec une attention profonde que cette maison, les princes qui la composent, et les peuples de la foi catholique, les ont très exactement et très fermement conservés jusqu'à  aujourd'hui, sans s'en écarter jamais; nous avons jugé convenable, et même de notre devoir, de vous accorder, à vous qui êtes le chef et le régulateur de cette maison distinguée, les moyens de la mettre avec bonheur, ainsi que votre Duché de Bretagne, à l'abri des séditions intestines, et des invasions étrangères, et au lieu de jouir avec délices des douceurs si désirables de la paix et de la tranquillité. Nous avons en conséquence, examiné soigneusement la pétition qui nous a été depuis peu présentée de votre part. Elle portait qu'entre les autres villes de votre dit Duché, la Cité de Saint-Malo est assise sur le bord de la mer, non loin des anciens ennemis de votre pays; qu'elle est singulièrement forte et bien défendue tant par la nature que par l'industrie humaine; que, de quelque part qu'ils s'y réfugient, les criminels y jouissent de l'immunité, et y évitent les peines dues à  leurs forfaits (Saint-Malo et d'autres lieux de Bretagne jouissent des privilèges du "minihic") (...); que si (ce qu'à Dieu ne plaise) les habitants de cette cité s'avisaient de tramer quelques conspirations ou quelques séditions contre la patrie et le Prince (malheur que donnent surtout à craindre les temps de faction, de guerre et de troubles), le susdit-château ne serait pas suffisant pour opposer aux mutins, une résistance convenable, d'où pourraient résulter de plus grands périls pour le Duché et pour son chef; que si une certaine place ou portion de terre qu'on dit appartenir à l'Eglise (à l'évêque, seigneur de Saint-Malo au spirituel comme au temporel), vous était accordée, elle serait employée par vous en accroissement et fortification dudit boulevard; qu'en dédommagement, vous assigneriez en réalité et de fait, à ladite église, quelques autres bien stables, dont elle pourrait retirer une utilité beaucoup plus grande que de la place en question, arrangements d'où résulterait, outre l'intêrêt évident de l'église,  une grande assurance pour vous et votre patrie, tout contre les entreprises des susdits habitants, et un puissant moyen de sécurité pour nous et notre Duché de Bretagne (...) De notre autorité apostolique, et par la teneur des présentes, nous vous octroyons, accordons et abandonnons le susdit emplacement, pour l'usage que vous projettez d'en faire (...) Donné à Rome au Palais de Saint-Pierre l'an de l'incarnation de notre Seigneur le jour des calendes de mai et la 4e de notre pontificat."

François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
François II de Bretagne
Début août, Dunois, Coëtquen et d'autres conseillers Bretons négocient la paix avec le roi de France. Ils se réunissent au château du Verger, château d'un Breton qui avait rejoint le camp français : Pierre de Rohan. Autant dire que c'est une humiliation de plus.
Les clauses du traité furent les suivantes :
• Le duc devait sortir incontinent tous les étrangers du duché
• Le duc devait marier ses filles avec le consentement du roi
• Le roi tiendrait les places fortes de Saint-Malo, Fougères, Saint-Aubin-du-Cormier, Dinan
• Le duc doit prêter au roi l'hommage-lige
Le roi signa le traité à Sablé-sur-Sarthe le 19 août 1488 tandis que la mort dans l'âme, écrasé de douleur, le duc ratifia le traité dans son manoir de Couëron, le 31 août.
François II de Bretagne

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Santez Melani

par Andrev

Santez Melani

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Sainte Mélanie

"Toutes vertus et toutes ascèses sont vaines sans la charité. Le diable peut aisément imiter toutes nos vertus, il est vaincu seulement par l'humilité, et la charité"
Au moment où l'Eglise s'installait dans le monde, et où la ferveur des 3 premiers siècles Chrétiens diminuait, certaines dames de la haute noblesse de Rome, touchées par les récits de la vie pure des moines d'Egypte et par les conseils enflammés de Saint Jérôme, renoncèrent au monde du luxe et de la paresse pour embrasser la voie étroite qui mène au Royaume des Cieux. Sainte Mélanie la Jeune en faisait partie.
Née en 383, Valéria Mélania fut mariée de force à un de ses proches parents, Pinien, alors qu'elle avait à peine 14 ans. Sitôt mariée, elle proposa à son jeune époux de vivre comme frère et soeur; il refusa, proposant qu'ils aient d'abord des enfants avant de devenir ensuite religieux. Ils eurent d'abord une fille, qu'ils consacrèrent à Dieu. Tout vivant en apparence comme les autres riches, la jeune Mélanie commençait pourtant à mener en secret une vie d'ascète. En 403, elle mit prématurément au monde un fils qui mourut peu après, et elle n'échappa elle-même à la mort qu'après avoir fait jurer à son époux de ne pas retarder davantage son désir. Sa grand-mère, Mélanie l'Ancienne, était revenue d'Orient l'année précédente, après 37 ans d'absence, pour l'encourager dans sa résolution. Finalement, leur fille mourrut, ainsi que le père de Pinien, et les 2 époux quittèrent leur somptueuse demeure pour se retirer dans une de leurs propriétés des environs de Rome et se consacrer aux soins des voyageurs et au secours des malades et des prisonniers. Mélanie confectionna elle-même une grossière tunique pour Pinien, et, méditant l'exemple de Celui qui, de riche qu'Il était en Sa divinité, s'est fait pauvre et a assumé notre nature misérable afin de l'enrichir par Sa pauvreté (cfr 2 Cor. 8, 9 ), elle s'employa à distribuer son immense fortune; car Pinien et elle avaient vu en rêve qu'il leur faudrait franchir un mur élevé avant de passer par une porte étroite pour parvenir au Royaume des Cieux. Mais la tâche n'était pas facile : leurs propriétés s'étendaient dans tout l'empire, de la Bretagne à l'Afrique et de l'Espagne à l'Italie, leurs demeures étaient si splendides que seul l'empereur pouvait en être l'acquéreur. La distribution de telles richesses menaçait l'économie même de l'Etat, et certains de leurs parents, membres influents du Sénat, faisaient tout pour les empêcher. Toutefois, grâce à l'intervention de l'impératrice, Mélanie commença par libérer 8.000 de ses esclaves, en donnant à chacun 3 pièces d'or ; puis elle donna d'immenses fortunes pour fonder des églises et monastères un peu partout. Les Goths d'Alaric ayant pris Rome en 410 et semant partout la terreur en Italie, les 2 époux passèrent en Sicile avec 60 vierges et 30 moines, puis de là en Afrique du Nord, où ils achevèrent la liquidation de leurs biens en fondant des monastères et en portant secours aux victimes de l'invasion barbare.
"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens et suis-moi" (Matth. 19,21). Contrairement au jeune homme riche de l'Evangile, Mélanie se dépouilla avec joie de tout pour suivre le Seigneur, puis elle s'engagea dans la vie d'ascète. Âgée d'à peine 30 ans, l'amour de Dieu brûlait si fort en elle qu'elle se soumit à une discipline aussi sévère que celle des plus célèbres moines du désert d'Egypte. Après un entraînement progressif, elle passa toute sa vie dans le jeûne complet 5 jours par semaine, ne prenant un léger repas que le samedi et le dimanche. Elle trouvait tous ses délices dans la méditation de l'Ecriture, des vies des Saints et des oeuvres des Pères de l'Eglise, qu'elle lisait en latin et en grec. Après un bref repos de 2 heures, elle veillait en prière toutes les nuits et enseignait aux vierges qui l'avaient suivie à joindre la veille et l'attente ardente de l'Epoux à la chasteté. Elle consacrait ses journées à la charité et à la direction de ses disciples, et réservait ses nuits pour Dieu seul. Elle résista aux assauts du démon de la vaine gloire toute sa vie durant, elle cultivait envers tous un tel esprit de douceur qu'à la veille de sa mort elle pouvait dire qu'elle ne s'était jamais endormie avec une pensée de rancune.
Au bout de 7 ans en Afrique, elle partit pour un pèlerinage en Terre Sainte avec sa mère et son époux, devenu son frère spirituel, en s'arrêtant à Alexandrie pour rendre visite à Saint Cyrille. A Jérusalem, elle passait toutes ses journées dans la basilique de la Résurrection et, quand on fermait les portes au coucher du soleil, elle se rendait au Golgotha pour y passer la nuit. Après un nouveau voyage en Egypte, auprès des Saints solitaires des déserts de Nitrie, elle s'installa sur le Mont des Oliviers dans une petite cellule en planches, que sa mère avait faite construire en son absence. Elle y demeura pendant 14 ans (417-431). Chaque Carême, de la Théophanie à Pâques, elle s'y enfermait strictement, et n'y recevait que sa mère, Pinien et sa jeune cousine Paule, fille de Sainte Paule. Cette austère réclusion ne l'empêchait pas pour autant de porter son attention sur la vie de l'Eglise.
Elle nourrissait un zèle ardent pour la Foi Orthodoxe (qui signifie Catholique ndb) et, en suivant l'enseignement de Saint Jérôme, rencontré à Béthléem, et de Saint Augustin qui lui portait une grande admiration et lui avait dédié son ouvrage Sur la Grâce du Christ et le péché des origines (418), elle s'opposa avec force aux partisans de l'hérétique Pélage.
A la mort de sa mère, en 431, Mélanie sortit de sa réclusion et fonda sur le Mont des Oliviers un monastère, qui fut bientôt peuplé de 90 vierges, grâce à la diligence de Pinien. Dans son extrême humilité, la Sainte refusa d'en assurer la direction ; elle nomma une autre supérieure et se contenta de leur donner un enseignement spirituel, tant par ses paroles que par l'exemple de sa conduite. Comme le Seigneur, elle se faisait la servante de toutes, venait soulager en secret les soeurs malades et prenait sur elle les besognes les plus répugnantes. Elle leur enseignait à sanctifier leur âme et leur corps, leur recommandait sans relâche de lutter contre elles-mêmes comme le recommandait le Seigneur (Matth. 11,12 ) pour renoncer à leur volonté propre et fonder le temple spirituel des vertus sur l'obéissance. En prenant des exemples dans la vie des Pères, elle les encourageait à la persévérance dans le combat spirituel, à la vigilance contre les pièges du malin, au zèle et à la concentration de l'intelligence dans la prière nocturne, et surtout à la charité. "Toutes vertus et toutes ascèses sont vaines sans la charité, disait-elle. Le diable peut aisément imiter toutes nos vertus, il est vaincu seulement par l'humilité, et la charité". Son frère spirituel Pinien mourut à son tour en 432. Elle le fit ensevelir auprès d'Albine, et demeura là pendant 4 ans, dans une petite cellule, complètement isolée du monde; puis elle chargea son disciple et biographe, le Père Gérontios, d'y fonder un monastère d'hommes, dont elle devint la mère spirituelle - cas exceptionnel dans l'histoire de l'Eglise, si on excepte les Eglises Celtes en Belgique (sainte Gertrude de Nivelles), Irlande (Sainte Brigitte), etc. Vers la fin de 436, elle se rendit à Constantinople à la demande de son oncle Volusien, qui était resté païen. En arrivant, elle le trouva gravement malade et réussit, avec l'aide du Saint Patriarche Proclus à le décider de recevoir le Saint Baptême avant de mourir. Là, elle lutta pour le dogme Orthodoxe, contre les hérésies de Nestorius, puis retourna à Jérusalem. L'année suivante, l'impératrice Eudocie vint en pèlerinage en Terre Sainte sur les conseils de Sainte Mélanie, qui était sa mère spirituelle.
Dieu accordait sans retard à Sa servante les guérisons qu'elle lui demandait.
Tombée malade en fêtant la Nativité à Bethléem (439), elle rassembla ses religieuses dès son retour à Jérusalem pour leur donner son testament spirituel. Elle les assura qu'elle serait toujours invisiblement présente parmi elles, à condition qu'elles restent fidèles à ses conseils et qu'elles gardent avec crainte de Dieu leurs lampes allumées, telles des vierges sages (Mat. 25:1-13), dans l'attente de la venue du Seigneur. Au bout de 6 jours de maladie, elle donna ses derniers conseils aux moines et désigna Gérontios comme supérieur et père spirituel des 2 monastères, puis elle s'endormit paisiblement en disant : «Comme il a plut au Seigneur, voilà ce qui est advenu». Des moines venus des monastères, des déserts et de toutes les extrémités de la Palestine célébrèrent une Vigile de toute la nuit et, au moment de l'ensevelir, au petit matin, les uns et les autres la recouvrirent de vêtements, ceintures, cuculles et de maints autres objets qu'ils avaient reçus en bénédiction de la part de saints personnages. Le monastère de Sainte Mélanie fut détruit en 614, lors de l'invasion perse, mais on vénère encore sa grotte au Mont des Oliviers.

Source :
"Vie de sainte Mélanie", par le père Gérontios, Collection Sources Chrétiennes n°90, éditions du Cerf, 1962, texte grec, introduction, traduction et notes par le Dr. Denys Gorce, docteur ès lettres, 316 pages, 30 euros, ISBN : 2204039128

"Biographie importante pour l'histoire de la civilisation, ce texte n'a pas son pareil dans toute l'antiquité chrétienne : vivant et pitoresque comme le «Pèlerinage d'Éthérie», il est encore plus riche en détails de toutes sortes sur son époque : les milieux sociaux, les cours impériales d'Occident et d'Orient, le Sénat de Rome, la liturgie des églises et des monastères, les pèlerinages, les pratiques de l'ascétisme et en particulier jeûne et pauvreté. Mélanie la Jeune pratiquait une charité multiforme, que permettait une fortune colossale et qui prend les dimensions d'une assistance publique...
Mélanie appartenait à la grande aristocratie de l'Empire d'Occident. Elle naît à Rome et meurt à Jérusalem ; elle séjourne en Sicile, à Thagaste, à Alexandrie, en Palestine, à Constantinople. Une partie de sa vie se passe à la liquidation des immenses domaines qu'elle possède en Bretagne, en Espagne, en Italie, en Afrique. On ne peut parler d'elle sans évoquer presque tous ceux qui, à cette époque, ont laissé un nom dans l'histoire : empereurs, hauts fonctionnaires, et surtout S. Jérôme, S. Augustin, S. Cyrille d'Alexandrie, Rufin, Pallade, etc.
Sa vie a été écrite par un témoin qui l'a bien connue puisqu'il l'accompagna pendant plusieurs années : le prêtre G
érontius."

http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?N_LIV_CERF=810

http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-26295715.html

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E-kichen an Tad

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Breizh

Eus kentañ lizher sant Yan (I,1-4)
"Ar pezh a oa adalek ar penn-kentañ, ar pezh hon eus klevet, ar pezh hon eus gwelet gant hon daoulagad, ar pezh hon eus sellet outañ hag o deus hon daouarn stoket ennañ, diwar-benn ar Ger a vuhez, rak ar vuhez a zo en em ziskouezet, hag hon eus he gwelet hag e roomp testeni anezhi, hag e prezegomp deoc'h ar vuhez peurbadus a oa e-kichen an Tad hag a zo en em ziskouezet deomp, ar pezh hon eus gwelet ha klevet, a zisklêriomp deoc'h evit ma viot unanet ivez ganeomp. Hor c'henunvaniezh a zo gant an Tad ha gant e Vab Jezuz-Krist.
Hag e skrivomp deoc'h an traoù-mañ evit ma vo peurvat ho levenez."

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"Was von Anfang an war, was wir gehört haben, was wir mit unseren Augen gesehen, was wir geschaut und was unsere Hände angefasst haben, das verkünden wir: das Wort des Lebens.

Denn das Leben wurde offenbart; wir haben gesehen und bezeugen und verkünden euch das ewige Leben, das beim Vater war und uns offenbart wurde.

Was wir gesehen und gehört haben, das verkünden wir auch euch, damit auch ihr Gemeinschaft mit uns habt. Wir aber haben Gemeinschaft mit dem Vater und mit seinem Sohn Jesus Christus.

Wir schreiben dies, damit unsere Freude vollkommen ist." (I Johannes I,1-3)

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De la première lettre de saint Jean (chap. I)

"Ce qui était dès le commencement ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché, du Verbe de vie,- car la Vie a été manifestée, et nous l'avons vue, et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la Vie éternelle, qui était dans la sein du Père et qui nous a été manifestée -ce que nous avons vu et entendu, nous nous l'annonçons, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ."

E-kichen an Tad

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Breizh atav

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , France

Breizh atav

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Les Français sont obsédés par leur hexagone (royaliste ou républicain), dont ils sont persuadés qu'ils est légitime et tellement au-dessus de tout qu'il peut bien bafouer les droits élémentaires des peuples et des nations. Un Français, ayant choisi comme pseudonyme "Juriste", était obnubilé par l'Article 1er de la Consitution du 4 octobre 1958: "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale", pour arguer du rattachement de la Bretagne à la France, comme si les lois nouvelles de ce pays étranger avaient quelque incidence sur la souveraineté de la Bretagne. Voici ce que lui répond Vincent Chaline, le 29 septembre 2014, dans les commentaires d'un article de la Voix de la Russie:
"Juriste > Je ne suis pas sûr que vous ayez très bien choisi votre pseudo, ou alors je vous conseille de réviser quelques fondamentaux. Votre argumentation est ridicule. Je vous cite, faute comprise : " ce traité, à supposer même qu'il ait pu produire des effets juridiques contraignants, a été implicitement abrogé par les réformes constitutionnelles successives dont celle du 4 octobre" et "il convient de faire le tri entre un traité de 1499 et la Constitution du régime actuel". Bon, reprenons point par point, voulez-vous ? En 1499, un traité, légal celui-là, garantit la souveraineté pleine et entière de la Bretagne. En 1532, un traité, illégal ainsi que l'a montré le Dr. Mélennec, je vous conseille d'aller voir sur son blog, prononce l'union personnelle (soulignez personnelle) des couronnes ducale et royale. Ce traité étant juridiquement nul, il est sans effet, en droit breton comme en droit français. Je suppose que l'éminent juriste que vous êtes ne l'ignore pas pas plus qu'il n'ignore le principe d"imprescriptibilité des accords internationaux. Les relations entre la Bretagne et le Royaume de France (soulignez Royaume) sont donc bel et bien régies par le Traité de 1499. La Bretagne reste conséquemment un pays souverain. Votre Constitution de 1958, messieurs les Français, n'a, que je sache, pas vocation à s'appliquer dans un pays étranger. Or, en droit sinon en fait, comme je viens de le dire, la Bretagne est un pays distinct de la France. Vous pouvez donc proclamer tant que vous le voulez l’indivisibilité de votre territoire, ce territoire ne recouvre pas la Bretagne. Par ailleurs, je me permets de rappeler au juriste de génie que vous me semblez être qu'il existait sous l'Ancien Régime ce que l'on appelait les "Lois fondamentales du Royaume de France". Elles en formaient l'embryon de Constitution coutumière. Parmi ces Lois, ai-je besoin de vous le dire ? était celle dite d' '"instantanéité de la Couronne", qui signifie que les fonctions de Roi de France s'appliquent à son héritier dès la mort de leur actuel titulaire. Pas besoin de sacre ni de quoi que ce soit d'autre. Par conséquent, il y a, juridiquement, toujours un roi en France (Henri VII, si je ne m'abuse). Bien, maintenant, je vous rappelle que ce Traité de 1532, même s'il avait été légal (mais il ne l'est pas, aussi me demandé-je un peu pourquoi je perds mon temps à vous faire cette démonstration), unissait, non pas la Bretagne à la France, mais la Bretagne à la COURONNE de France, par un procédé dit d'Union personnelle, similaire à celui utilisé plus tard entre l'Angleterre et l'Ecosse ou la Suède et la Norvège. Par conséquent, à partir du moment où il n'y a, de fait, plus eu de roi en France, ce traité, même s'il avait été valide, aurait frappé de ce que l'on appelle la "caducité", car l'un de ses deux signataires avait cessé de pouvoir exercer ses droits. Par conséquent, la Bretagne n'a été rattachée à la France que par un traité illégal et, qui plus est, rendu caduque par la chute de la monarchie française. Ou alors, il faudrait que la République Française admette sa propre illégalité. Ce qui ne manquerait pas de sel, je dois le dire ! Voilà, étant donne votre grande intégrité intellectuelle, je ne doute pas un seul instant que vous reconnaîtrez l'excellence de la démonstration de l'éminent Dr Mélennec, ainsi que ses incontestables qualités de juristes, et que vous admettrez votre erreur, erreur due, j'en suis sûr, à un bref instant d'égarement."

Lire l'article: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_09_22/Breizh-La-Bretagne-est-juridiquement-independante-5328/
où l'on trouve aussi " LA BRETAGNE EST UN PAYS SOUVERAIN DEPUIS 1499. ANNE DE BRETAGNE, DUCHESSE de Bretagne et Reine de France ayant exigé pour son mariage avec Louis XII la signature d'un traité publié le 7 et le 19 janvier 1499 (2 traités un pour le mariage le 7 et un pour les accords et généralités le 19) - ces 2 traités restituent la pleine souveraineté et indépendance sur le Duché de Bretagne à la mort de louis XII. Ce traité n'a jamais été respecté par la France mais il est toujours valable aujourd'hui"

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Un ami écrit à ce sujet: "La "Nation Française" une et indivisible est une pure invention de la Révolution mise en œuvre dans le cadre de la République, en vue d'engendrer des hommes nouveaux selon les principes maçonniques. Véritable machine de guerre, après avoir dévoré les peuples, cette république s'en est prise aux familles (citons le fameux "Mariage Pour Tous") et maintenant à l'identité individuelle (le Gender) pour en venir à ses fins. C'est d'autant plus désolant de voir des catholiques et même parfois des royalistes français défendre cette "Nation Française" si fondamentalement anti-chrétienne. Mais les Bretons ne font pas mieux en défendant la machine qui les tue...

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Nedeleg

par Andrev

publié dans Nedeleg , Noël , Azvent , Breizh , Bretagne

Nedeleg

Nedeleg! "O marv! pelec'h emaô da drec'h?"

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Dasorc’het eo an Aotrou ! Jezuz Dasorc’het, kentañ ganet a-douez ar re varv, hor sach war e lerc’h evit hol lakaat da dremen eus ar marv d’ar vuhez. Pep den zo galvet da zegemer ennañ e-unan ar vuhez nevez-mañ a zo dezhi ivez kemer korf en tiegezhioù, diazezet hiviziken war ar C’Hrist, ha c’hoazh azblivaat kement pobl a zo war an douar evit he lakaat da sevel he mouezh e kan pantekostel ar broadoù. Sed ar bed nevez ma c’hell ar feizidi mont ennañ dre o feiz kent e berc’hennañ da vat er c’hlod. *

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En amzer-mañ a ziskiladeg hollel eus ar broadoù, en amzer-mañ ma vez diskaret diazezoù an tiegezh kristen ha ma vez aprouet kement hon tiegezhioù, e teu da vezañ mallusoc’h eget biskoazh hon engouestl hiniennel da-heul ar C’Hrist. Arabat dimp en em douellañ o c’hortoz deizioù gwelloc’h gant gouzañvadegezh tra m’emañ ar Spered o c’hwezhañ a-benn ober ac’hanomp hiziv an deiz oberourion ar bed nevez. *

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Dindan mantell santez Anna, e Breizh hor bro hag en atil sevenadur kristen Breizh, eomp da ganañ ar c’han nevez, pourc’homp dilhad eured ar rouantelezh ha kemeromp perzh e Kan ar Pobloù ! Gwall voan e vo marteze hor c’han, diouganel e vo avat !

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http://tiegezhsantezanna.unblog.fr/

Avec Noêl rentre la Victoire en ce monde :


« Le Seigneur est ressuscité ! Premier né d’entre les morts, il nous entraîne à sa suite dans son passage de la mort à la vie. Cette vie nouvelle que chaque homme est appelé à accueillir personnellement doit aussi s’incarner dans la famille, fondée désormais sur le Christ, et dans la vie même des peuples qui forment la famille humaine, chacun d’eux étant appelé à faire entendre sa voix dans la louange pentecostale des nations. C’est le monde nouveau dans lequel les fidèles entre par la foi avant d’en vivre en plénitude un jour dans la gloire.
En ces temps d’apostasie générale des nations, en ces temps où les fondements même de la famille chrétienne sont mis à mal et où nos familles elles-mêmes sont si éprouvées, notre engagement personnel à la suite du Christ est plus urgent que jamais ! Ne nous illusionnons pas dans l’attente passive de jours meilleurs alors que l’Esprit souffle pour faire de nous les artisans du monde nouveau.
Sous le manteau de sainte Anne, sur notre terre de Bretagne et dans le terreau de sa culture chrétienne, venons chanter le chant nouveau, revêtons les habits de noces du Royaume et entrons dans le Chant des Peuples ! Notre chant sera peut-être pauvre mais il sera pro
phétique ! »

Nedeleg

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O deuit Emmanouel!

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Nedeleg , Azvent , Noël

                *

Ra santelaio an Doue a beoc'h e-unan kement a zo ennoc'h, ha ra vo miret divlam hoc'h holl spered, ene ha korf, a-benn donedigezh hon Aotrou Jezuz-Krist. An hini en deus ho kalvet a zo feal hag a raio kement-se.          *
(1 Efezidi 23-24)                                                    *

Der Gott des Friedens heilige euch ganz und gar und bewahre euren Geist, eure Seele und euren Leib unversehrt, damit ihr ohne Tadel seid, wenn Jesus Christus, unser Herr, kommt.  Gott, der euch beruft, ist treu; er wird es tun. (1. Thessalonicher)

     *

Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l'esprit, l'âme et le corps, se conserve sans reproche jusqu'au jour de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!
Celui qui vous appelle est fidèle, et c'est lui qui fera encore cela.
          *                      (1 Thessaloniciens)

*

O deuit Emmanouel!

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Ar Buritaned

par Andrev

Ar Buritaned

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Les puritains derrière les mythes

 
Les puritains furent appelés ainsi dans une controverse sur le vêtement de cérémonie aux alentours de 1560 où l'on moqua leur volonté de « purifier » les vêtements liturgiques. Ils n'utilisaient cependant pas ce terme pour s'identifier eux-mêmes.
La rupture du roi Henri VIII d'avec l'Eglise catholique n'avait rien de doctrinale, mais elle fut une brêche où s'engouffra le protestantisme. L'archevêque de Cantorbéry, Thomas Cranmer, publia le premier Book of Common Prayer (Livre de prière commune) en décembre 1549, pour formaliser l'adaptation anglaise de la Réforme continentale : l'église primitive des premiers temps est prise comme modèle, l'accent est mis sur l'accessibilité des Écritures en langue anglaise, la communion pour tous par le pain et le vin.
Le puritanisme semble avoir alors surgi du mécontentement causé par le Elizabethan Religious Settlement de 1559. Au contraire des mouvements protestants continentaux, la Réforme anglicane maintenait en effet l'Église sous le contrôle de la monarchie par l'intermédiaire d'une hiérarchie épiscopale, tout en laissant intactes beaucoup de pratiques catholiques, deux points inacceptables aux yeux des puritains. D'autre part, ils refusèrent d'appliquer entièrement les directives et formules rituelles du Book of Common Prayer.
Galerie de théologiens puritains célèbres du XVIIe siècle : Thomas Gouge, William Bridge, Thomas Manton, John Flavel, Richard Sibbes, Stephen Charnock, William Bates (théologien), John Owen, John Howe (théologien), Richard Baxter.
Nombre de puritains recherchèrent en vain l'appui du Parlement pour tenter d'instituer une forme de gouvernement de l'Église d'Angleterre proche du presbytérianisme. Après le "no bishop, no king" de Jacques I, les persécutions commencèrent: vus comme des fauteurs de trouble mettant en péril l'unité de la monarchie et de l'Église, certains d'entre eux encoururent de lourdes peines d'emprisonnement, accompagnées de la confiscation des biens et de châtiments corporels : notamment, on marquait au fer rouge le front des condamnés de la mention « S. S. » (sower of sedition - graine de sédition).
L'exil des puritains vers l'Europe se poursuivait, les premiers mouvements d'émigration vers l'Amérique commencèrent en 1630 (voir l'épopée du Mayflower), où il fondèrent la colonie de la baie du Massachusetts, mais les idées puritaines continuaient à gagner du terrain en Angleterre. Cromwell favorisa largement le mouvement puritain, ainsi que le poète John Milton.
Différentes tendances puritaines apparurent, parmi lesquelles seul le groupe des quakers connut une prospérité durable.
 
Des historiens, comme le Dr. Harry S. Stout de l'université de Yale, se sont intéressés aux puritains américains derrière les mythes forgés pendant la prohibition (1919-1933) par ses opposants. Le puritanisme n'est pas l'antonyme de l'hédonisme. Les puritains aimaient les couleurs vives, leurs vêtements et leurs maisons sont colorées: c'est le cinéma et la presse qui ont propagé l'idée qu'ils s'habillaient en noir. Ils n'étaient pas prudes: le sexe au sein du mariage était encouragé et n'était pas condamné. Ils n'étaient pas sobres: on buvait du vin, de la bière, du cidre, du rhum et l'eau douce était souvent impropre à la consommation. Ils aimaient la poésie (Anne Bradstreet ou Edward Taylor) et n'étaient pas plus opposés aux fêtes et aux jeux.

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Mari Krouet Dinamm

par Andrev

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Feiz bev anezhi!

par Andrev

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Ar C'hemenn da Vari

par Andrev

Ar C'hemenn da Vari

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"Non, ce ne sera pas par œuvre d'homme que tu seras Mère, ô Marie. Tu es l'éternelle Vierge, la Sainte de Dieu. L'Esprit Saint descendra sur Toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. Pour cela, on appellera Saint celui qui naîtra de toi, Saint et Fils de Dieu. Tout est possible au Seigneur notre Dieu. Élisabeth, stérile, a conçu dans sa vieillesse un fils qui sera le Prophète de ton Fils, celui qui Lui préparera le chemin. Le Seigneur lui a enlevé son opprobre et son souvenir restera parmi les peuples uni à ton nom, comme le nom de sa créature à celui de ton Saint, et jusqu'à la fin des siècles les nations vous proclameront bienheureuses pour la grâce du Seigneur venue jusqu'à vous et jusqu'à toi spécialement, venue aux nations par ton intermédiaire. Élisabeth en est à son sixième mois et le poids qu'elle porte fait monter en elle la joie et la fera monter davantage quand elle connaîtra ta propre joie. Rien n'est impossible à Dieu, Marie, pleine de Grâce. Que dois-je dire à mon Seigneur ? Ne te laisse pas troubler par aucune pensée. Le Seigneur veillera sur tes intérêts si tu te fies à Lui. Le monde, le Ciel, l'Éternel attendent ta parole !"   
Marie, croisant à son tour ses mains sur sa poitrine et se courbant en une profonde inclination dit : "Voici la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon sa parole."

L'Ange étincelle de joie. Il adore, parce que certainement il voit l'Esprit de Dieu s'abaisser sur la Vierge, toute courbée dans son consentement. Puis il disparaît, sans remuer la tenture qu'il laisse tirée sur le Mystère saint.  

 

"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta -
Tome 1, chapitre 23. 16.


© Centro Editoriale Valtortiano

 

Ar C'hemenn da Vari

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