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Sant Pêr Urseol Venezia

par Andrev

publié dans Ar Sent , Europa , Feiz , Foi

Sant Pêr Urseol Venezia

D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876

SAINT PIERRE URCEOLE DE VENISE (+ 997)
Pierre, surnommé Urséole, de l'ancienne famille des Ursins de Rivo-Alto, né à Venise, brilla de tout l'éclat des vertus chrétiennes; à la recommandation de ces vertus il fut choisi par le suffrage unanime de ses concitoyens pour succéder comme doge, quoique malgré lui, à Pierre Candien, l'an 976. Elevé au faite du pouvoir, il voulut inaugurer son administration publique par des bonnes oeuvres. Il restaura donc l'église de Saint-Marc l'Evangéliste, qui, avec le palais des doges de Venise, avait été dévorée par un incendie sous son prédécesseur. Il gouverna la république avec gloire et avec sagesse, rapportant tout au bien commun de la patrie. Après avoir eu un premier enfant avec son épouse, il semble qu'ils décidèrent de commun accord de vivre désormais comme frère et soeur.
La divine Providence bénit cette résolution pieuse et lui fit rencontrer Guérin, abbé du monastère de Saint?Michel, dans le comté de Roussillon. Ayant relâché à Venise pour vénérer les reliques de saint Marc, cet abbé eut l'occasion de remarquer et d'admirer la piété du doge et son assiduité à la vie chrétienne. Il s'entretint avec lui. Dans son esprit germa l'aspiration à embrasser la vie monastique, afin de servir Dieu loin du monde.
Le doge prit quelque temps pour mettra ordre à ses affaires.
Guérin contina son voyage, et après l'avoir terminé, revint près de celui qui l'appelait déjà le sauveur de son âme. Entretemps, d'après la Vie de saint Romuald, fondateur des Calmadules, on apprend que Pierre rencontra le fondateur de cet ordre érémitique, ce qui le renforça dans sa décision de vie monastique. Il resta encore une année doge de Venise, après quoi, laissant patrie et famille, il partit en secret. Il fut accompagné de Guérin, mais aussi de Romuald et Marin, Jean Manrocène son gendre, et Jean Grandonic. Pour n'être pas reconnu des espions, il se déguisa en conducteur de voiture, et c'est ainsi que lui et ses compagnons traversèrent Vérone et toute la Lombardie et parvinrent en France. En approchant du monastère de Cusan, il ôta ses souliers et fit le reste du chemin pieds-nus. Son arrivée provoqua l'admiration générale; il entra chez les novices avec Grandonic et Manrocène; les occupations les plus humbles étaient celles qu'il recherchait de préférence. Après deux ans révolus, il fut nommé sacristain. Mais, poussé par le désir d'une solitude plus étroite, selon ce qu'il avait appris de saint Romuald, il demanda et obtint la permission de bâtir, non loin du monastère, une cellule à peine assez large pour s'asseoir et se coucher; les jeûnes, l'oraison et le travail manuel étaient ses occupations habituelles.
Avec le temps, sa retraite fut découverte. Son fils Pierre étant venu le voir, il lui prédit qu'il deviendrait doge, et l'événement se vérifia de son vivant même. Il l'avertit en outre de ne jamais se départir de la justice, et de protéger les églises du Seigneur. Enfin, après 19 ans de vie monastique, d'exquise piété et de continuelle pénitence, la 69ème année de son âge, averti par révélation divine qu'il ne tarderait pas à s'endormir du sommeil de la mort, couché sur la cendre et le cilice, le 10 janvier de l'an de notre salut 997, il rendit son âme à Dieu. Divers prodiges attestèrent sa sainteté; son corps, conservé dans l'église sous un autel dédié en son honneur, était visité et honoré par les pieux fidèles. Une translation solennelle d'une partie de ses reliques eu lieu vers Venise, dans l'église de Saint-Marc.
Sur la fin du 18ème siècle, après que la Révolution athée eut dévasté le royaume de France et que le monastère de Cusan eut été détruit de fond en comble, les autres reliques de Pierre Urséols furent transportées dans l'église paroissiale de Prade, où elles sont encore conservées aujourd'hui.


d'après le "Bréviaire de Perpignan"

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Gwener ar Groaz eo!

par Andrev

publié dans Breizh , Feiz , Bretagne , Foi , inculturation , Europa , Keltia , Gwener ar Groaz

Gwener ar Groaz eo!

Dont a ra, a-hed ar bloaz, gouelioù an Iliz da reiñ tremp d'ar feiz hadet ha maget ennomp bemdez a-hed an deiz, eus ar beure betek an noz.

Lod eus ar gouelioù-se a vez ivez lidet en ti. Gwener ar Groaz dreist-holl.

N'eo ket c'hoazh sonet teir eur ouzh horolaj an ti. Bras ha bihan emaomp aze holl, daoulinet war leur an ti, troet hon daoulagad ganeomp warzu ar groaz a-istribilh a-us mantell ar siminal.

Pa sko teir eur ouzh an horolaj e stouomp holl a-gevret betek daoublegañ da bokat d'an douar yen. Raktal goude e lavaromp a-gevret teir gwech "Pater noster" hag "Ave Maria", hon divrec'h ganeomp astennet war-zu ar groaz.

Hiriv n'eus merenn vihan ebet da gaout. Hini ac'hanomp ne sav c'hoant klemm gantañ.

Gwener ar Groaz eo!

(Tad Medar An tri aotroù)

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Britannien

par Andrev

Britannien

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Ar Gouezel unyezh

par Andrev

publié dans Keltia , Ireland , Iwerzhon , inculturation

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Santez Berc'hed Kildar

par Andrev

publié dans sent Breizh , Feiz , Breizh , saints de Bretagne , Celtes , Eglise , Iliz , Iwerzhon , Ireland , Gweltaz

KEGIL HA GOURHED BERHED - La quenouille et le fuseau de Brigide, à Locoal, Bretagne

KEGIL HA GOURHED BERHED - La quenouille et le fuseau de Brigide, à Locoal, Bretagne

sz Berc'hed (Iw. Brighid), + war-dro 523, abadez Cill Dara (Kildar) en Iwerzhon. Sevel a reas manatioù o kenderc’hel gant oberenn avielañ kentradet gant sant Padrig.

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Sainte Brigitte d'Irlande (de Kildare). Née à Faughart (près de Dundalk) ou Uinmeras (près de Kildare), Louth, Irlande, vers 450 ; morte à Kildare, Irlande, vers 525.

"Nous T'implorons, par la mémoire de Ta Sainte Croix et Ton angoisse la plus amère, donnes-nous la crainte de Toi, fais-nous T'aimer, O Christ. Amen." -- prière de Saint Brigitte.

Un roi païen de Bretagne gaëlique (Ecosse) et ancien druide, Dubhtach, était le père de Brigide et sa mère une esclave chrétienne, tous deux baptisés par saint Patrick. Son père voulut la marier mais elle préféra l'état de virginité et en fit profession entre les mains de saint Melde, disciple de saint Patrick.

Elle se construisit une cellule dans un gros chêne autour de laquelle plusieurs femmes se rassemblèrent et la prirent pour mère. Elle fonda ainsi un couvent, autour duquel se forma la ville de Kildare. Elle adopta pour ce couvent la règle de saint Césaire (vers 513). Cette règle fut reprise par plusieurs couvents d'Irlande. Ce couvent est le premier monastère double d’Europe : il regroupait des moines et des moniales. Ce couvent était réputé pour son feu éternel et ses travaux d'orfèvrerie.

Sainte Brigitte fut secondée par des Bretons dans ses oeuvres apostoliques, en particulier saint Gweltaz (Gildas) qui l'aida à relever l'Eglise d'Irlande. D'ailleurs, elle était honorée en maints lieux de Bretagne armorique, tel qu'à Trigavou, près de Dinan. C'était l'époque où les Eglises d'Irlande et de Bretagne ne faisaient qu'une.

Elle mourut à Kildare au début du VIe siècle et a été enterrée à Downpatrick avec les saints Patrick et Columcille (saint Colomba d'Iona) qui sont les deux autres saints patrons de l'Irlande. Sa fête est célébrée le 1er février, sa translation le 23 juillet ou le 10 juin.

Santez Berc'hed Kildar



Sainte Brigitte était une "originale" -- et c'est ce que chacun de nous est supposé être, une création originale de l'Imagination Toute-Puissante. Malheureusement, la plupart d'entre-nous sont captifs du désir de plaire aux autres, d'être acceptés. Nous nous conformons à la norme, plutôt que de s'ouvrir à la puissance créatrice de Dieu et de lui offrir le doux et unique parfum de nos vies. Nous manquons la gloire d'offrir à Dieu le cadeau de qui nous serions supposés devenir.

Ce défaut manquait chez Brigitte. Elle a fait ce qu'il fallait faire. Elle a accueilli chacun, s'efforçant de les aider à être "originaux", eux aussi. Elle était ainsi si généreuse qu'elle a donné jusqu'à son manteau. Elle n'a jamais fui loin du travail difficile ou de la prière intense.

Brigitte voyait la beauté et la bonté de Dieu dans toute Sa Création : les vaches lui faisait aimer Dieu davantage. De même les canards sauvages, qui arrivaient et se posaient sur ses épaules et mains quand elle les appelaient. Elle était appréciée, d'une grande popularité parmi ses propres disciples et les villageois des alentours ; et elle a eu une grande autorité, dirigeant un monastère double, avec des moines et des moniales.

Sa vertu principale était sa gentillesse, sa compassion, et sa nature heureuse et dévouée qui a conquis l'affection de tous ceux qui l'ont connue. Elle était une grande évangéliste, et donnait la main joyeusement à tous les saints de l'époque qui répandaient l'Evangile. Elle était si vénérée dans l'ensemble de l'Europe que les chevaliers médiévaux, cherchant un modèle de perfection féminine, avaient choisi Brigitte comme exemple.

Les faits historiques sur la vie de Saint Brigitte sont peu nombreux parce que les comptes-rendus à son sujet après sa mort ont commencé à être écrits au 7ème siècle. Ils consistent principalement en des miracles et des anecdotes, dont certaines sont profondément enracinées dans le folklore païen irlandais. La belle Brigitte s'est consacrée très jeune à Dieu. Elle a reçu le voile de moniale par Saint Macaille à Croghan et consacrée comme Abbesse par l'évêque Saint Mel à Armagh.

Le Livre de Lismore contient ce récit : Brigitte et certains vierges allèrent avec elle recevoir le voile de l'évêque Mel à Telcha Mide. Il était heureux de les voir. Par humilité, Brigitte resta en arrière afin d'être la dernière à recevoir le voile. Une rose rouge tomba sur sa tête, du faîte du toit de l'église. L'évêque Mel dit alors : "Avance-toi, O sainte Brigitte, que je puisse orner ta tête du voile avant les autres vierges." Elle s'est alors avancée. Et par une grâce du Saint-Esprit, c'est le rituel d'ordination épiscopale qui a été lu sur elle! Macaille dit que l'ordination épiscopale ne devrait pas être donnée à une femme. L'évêque Mel répondit : "Je n'ai aucun pouvoir en la matière. C'est Dieu qui a conféré cette dignité à Brigitte, au devant de toute (autre) femme." C'est pourquoi depuis lors les hommes d'Irlande rendent les honneurs épiscopaux au successeur de Brigitte.

Cette histoire tient très probablement au fait que le système diocésain romain était inconnu en Irlande. Les monastères formaient le centre de la vie chrétienne dans les Eglises primitives d'Irlande et de Bretagne. Par conséquent, abbés et abbesses pouvaient avoir tenu certaines des dignités et fonctions d'un évêque sur le Continent. L'évidence de ceci peut être également constatée aux synodes et aux conciles, comme celui de Whitby, qui a été convoqué par Saint Hilda. Des femmes ont parfois dirigé un double monastère; dirigeant donc des hommes et des femmes. Brigitte, en tant que première parmi les abbesses, pourrait avoir rempli quelques fonctions semi-épiscopales, comme prêchant, recevoir les confessions (sans absolution), et diriger les Chrétiens de la région.


 

 

http://home.scarlet.be/amdg/oldies/sankt/fev01.html

Feunteun Santez-Berc'hed, Gregam, bro-Wened

Feunteun Santez-Berc'hed, Gregam, bro-Wened

Il y a peu d'informations fiables sur le couvent qu'elle a fondé aux alentours de 470 à Kildare (à l'origine Cill-Daire ou 'église du chêne'), premier couvent d'Irlande, et sur la Règle qui y a été suivie. C'est une des manières par lesquelles Brigitte a sanctifié le païen avec le Chrétien : le chêne était sacré pour les druides, et à l'intérieur du sanctuaire de l'église il y avait une flamme perpétuelle, un autre symbole religieux des croyances des druides, autant que des Chrétiens. Gerald du Pays de Galles (13ème siècle) a noté que le feu était perpétuellement maintenu par 20 religieuses de sa communauté. Ceci a continué jusqu'en 1220, où il a été éteint. Gerald a noté que le feu était entouré par un cercle de buissons, où il n'était permis à aucun homme d'entrer.

On pense généralement que c'était un double monastère, logeant hommes et femmes - une pratique courante dans les terres celtiques qui a été parfois apportée par les Irlandais et les Bretons sur le Continent. Il est possible qu'elle ait présidé aux 2 communautés. Elle a fondé des écoles pour hommes et femmes. Une autre source indique qu'elle a installé un évêque appelé Conlaeth, alors que le Vatican énumère officiellement le siège épiscopal de Kildare comme datant de 519.

Cogitosus, un moine de Kildare du 8ème siècle, a retravaillé la vie "métrique" de sainte Brigitte, et l'a mise en versets en bon latin. Ce texte est connu comme "deuxième vie", et est un excellent exemple de l'érudition irlandaise du milieu du 8ième siècle. Ce qui est peut-être le plus intéressant dans le travail de Cogitosus est sa description de la cathédrale de Kildare à son époque :

"Solo spatioso et in altum minaci proceritate porruta ac decorata pictis tabulis, tria intrinsecus habens oratoria ampla, et divisa parietibus tabulatis".

Le jubé était constitué de panneaux en bois, largement décorés, et avec des rideaux admirablement décorés. La célèbre tour ronde de Kildare date probablement du sixième siècle.

La sixième vie de la sainte, imprimée par Colgan est attribuée à Coelan, un moine Irlandais du 8ième siècle, et elle a une importance particulière du fait qu'elle est préfacée par un avant-propos de la plume de saint Donatus, lui aussi moine Irlandais, qui devint évêque de Fiesole en 824. Saint Donatus se rapporte aux vies précédentes écrites par les saints Ultan et Aileran.

Tout enfant, Brigitte montrait déjà un amour particulier pour les pauvres. Une fois sa maman l'envoya lui pour ramener du beurre, l'enfant le distribua entièrement. Devenue adulte, sa générosité était proverbiale : On a constaté que si elle donnait de l'eau à boire à un étranger assoifé, le liquide se transformait en lait ; et un fût de bière envoyé à une communauté Chrétienne, s'avéra en satisfaire 17 de plus.
Plusieurs des histoires la concernant ont trait à la multiplication de la nourriture. Comme par exemple qu'elle changea son eau de bain en bière pour étancher la soif d'un ecclésiastique arrivé à l'improviste. Même ses vaches donnaient 3 fois du lait le même jour pour en fournir pour quelques évêques visitants.

Brigitte voyait les besoins du corps et ceux de l'esprit comme entrelacés. Dévouée à améliorer aussi bien la vie spirituelle que matérielle de ceux autour d'elle, Brigitte fit de son monastère une remarquable maison de formation, comprenant aussi une école d'art. Les manuscrits enluminés qui en sortirent furent loués, en particulier le Livre de Kildare, qui fut loué comme un des plus beaux de tous les manuscrits enluminés Irlandais avant sa disparition il y a 3 siècles.

Une fois, elle s'endormit durant un sermon de saint Patrick, mais étant de bonne humeur, il lui pardonna. Elle avait rêvé, et elle le lui rapporta, de la terre labourée largement et au loin, et de semeurs en blanc qui semaient la bonne semence. Puis arrivèrent d'autres, habillés de noir, qui arrachèrent la bonne semence et semèrent de l'ivraie à la place. Patrick lui dit que cela aurait lieu; des faux enseignants viendraient en Irlande et déracineraient tout leur bon travail. Cela attrista Brigitte, mais elle redoubla ses efforts, enseignant au peuple à prier et à louer Dieu, et leur expliquant que la lumière sur l'autel était le symbole de la lumière de l'Evangile dans le coeur de l'Irlande, et ne devrait jamais s'éteindre.

On appelle Brigitte la " Marie des Gaëls ", tant les Irlandais l'ont identifié à la Sainte Vierge Mère de Dieu. Durant un important Synode pour l'Eglise d'Irlande, un des saints pères, l'évêque Ibor, annonça qu'il avait rêvé que la sainte Vierge Marie apparaîtrait au milieu des Chrétiens assemblés. Quand Brigitte arriva, le père cria, "Voilà la sainte vierge que j'ai vue dans mon rêve!" D'où l'origine de son surnom. Ses prières et ses miracles auraient eu une puissante influence sur la croissance de l'antique Eglise d'Irlande, et son nom est bien-aimé en Irlande de nos jours encore, comme il le fut en Bretagne.

A sa mort, à l'âge de 74 ans, sainte Brigitte fut assistée de saint Ninnidh, qui fut par la suite connu sous le nom de "Ninnidh à la Main Propre" , parce que par la suite il eut sa main droite enfermée dans un gant de métal pour éviter que ne soit souillée celle par laquelle il avait administré le viatique à la Patronne de l'Irlande.

Elle fut enterrée à droite du maître-autel de la cathédrale de Kildare, et une tombe fort coûteuse fut dressée au dessus d'elle. Dans les années qui suivirent, son tombeau fut l'objet de la vénération des pèlerins, en particulier le jour de sa fête, le 1er février, comme le rapporta Cogitosus. Vers 878, à cause des invasions des Scandinaves, les reliques de sainte Brigitte furent emportées vers Downpatrick, où elles furent placées dans la tombe avec celles des saints Patrick et Columba.

Une tunique lui ayant appartenu, donnée par Gunhilda, soeur du roi Harold, se trouve à Saint-Donatien à Brugge (Bruges), Belgique. Une relique de sa chausse, faite d'argent et de cuivre décorée de bijoux, se trouve au Musée National à Dublin. En 1283, 3 chevaliers prirent la tête de Brigitte pour partir en pèlerinage en Terre Sainte. Ils moururent à Lumier, près de Lisbonne, Portugal, où l'église possède à présent une châsse spéciale avec sa tête dans une chapelle dédiée.

On retrouve en Angleterre 19 anciennes dédicaces d'église à son nom. La plus importante est celle de la plus ancienne église de Londres - Saint-Bride, dans Fleet Strret - et Bridewell ou Saint-Bride's Well. En Ecosse, East et West Killbride portent son nom. Saint Brigid's Church à Douglas rappelle qu'elle est la patronne de la grande famille des Douglas. Plusieurs nom de lieux au Pays de galles portent le nom de Llansantaffraid, ce qui signifie "Eglise sainte Brigitte." L'évêque Irlandais Saint Donato de Fiesole (Italie) bâtit une église Sainte-Brigitte à Piacenza, où la Paix de Constance fut ratifiée en 1185.

La coutume la plus connue qui soit reliée à sainte Brigitte est le tressage de croix en roseau le jour de sa fête. La tradition rapporte à l'histoire qu'elle était occupée à tresser des croix en roseau tout en soignant un chef païen qui était occupé à mourir. Il lui demanda le pourquoi de son activité, et son explication l'amena à se faire baptiser.

La bénédiction traditionnelle Irlandaise l'invoque : "Brid agus Muire dhuit, que Brigitte et Marie soient avec toi" est la salutation Irlandaise classique, et au Pays de Galles les gens disent, "Sanffried suynade ni undeith, que sainte Brigitte nou bénisse durant notre voyage." Une bénédiction pour le bétail dans les îles Ecossaises dit ceci : "Que la protection de Dieu et de Columba couvre vos allées et venues, et qu'avec vous soit la laitière aux douces mains blanches, Brigitte des alentours, aux cheveux bruns or"

(Attwater, Bénédictins, Bentley, Delaney, Encyclopaedia, Farmer, Gill, Groome, Montague, O'Briain, Sellner, White).

Dans l'art, on la représente en général avec une vache couchée à ses pieds, ou tenant une crosse et chassant le démon. (White). Son emblème est une lampe ou bougie allumée (à ne pas confondre avec sainte Geneviève, qui n'était pas abbesse). Parfois on la trouve représentée (1) avec une flamme au-dessus d'elle; (2) avec des oies ou une vache près d'elle; (3) près d'une étable; (4) laissant la cire d'un cierge tomber sur son bras; ou (5) restaurant la main d'un homme. (Roeder).

Brigitte est la sainte patronne de l'Irlande, des poètes, des laitières, des forgerons, des guérisseurs (White), du bétail, des fugitifs, des moniales Irlandaises, des sages-femmes, et des enfants nouveaux-nés (Roeder). Elle est encore actuellement fort vénérée en Alsace, dans les Flandres, et au Portugal (Montague), de même qu'en Irlande et à Chester, Angleterre.

Loperhet, Gregam

Loperhet, Gregam

La Bretagne a aussi beaucoup honoré sainte Brigitte. A Trigavou, dans le Poudouvre, s'éleva au milieu du XIIème siècle, au-dessus d'une fontaine qui lui était dédiée, une église Sainte-Brigitte ou Sainte-Brigide de Kildare (eccl. Beatae Brigiddae de Tregavou), citée dans les chartes du prieuré de Léhon lorsque l'évêque de Saint-Malo fait don au prieuré de Saint-Magloire-de-Léhon de l'église de Sainte-Brigitte (Anciens Evêchés, IV, 359 ; VI, 127, 136). On y trouve une statue de sainte Brigitte datant du XVIIIème siècle, ainsi que son buste reliquaire en argent.

Santez Berc'hed Kildar

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Ho tegas a rin war ho touar

par Andrev

publié dans Nedeleg , Feiz , Foi , Breizh , Bretagne

Ho kemer a rin eus a-douez ar broadoù,
ho podañ a rin eus an holl vroioù,
ho tegas a rin war ho touar.

 

Skuilhañ a rin warnoc'h un dour glan hag e vefot glanaet,
eus hoc'h holl saotradurioù, eus
hoc'h holl idolennoù ho klanain.


Reiñ a rin deoc'h ur galon nevez,
reiñ a rin deoc'h ur galon-gig.


Lakaat a rin ennoc'h va spered hag e rin deoc'h

kerzhout hervez va lezennoù,
mirout va gourc'hemennoù hag o seveniñ.


Chom a reot er vro am eus roet d'ho tadoù,
c'hwi a vo va fobl ha me ho Toue.


(Ezekiel 36)

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Kantik d'an Efezidi

par Andrev

Kantik d'an Efezidi

Ra vo benniget Doue ha Tad hon Aotrou Jezuz-Krist, eñ hag en deus hor benniget a bep seurt bennozhioù speredel el lec'hioù neñvel e Krist.

Evel-se en deus hon dibabet ennañ, a-raok krouidigezh ar bed, evit ma vimp santel ha didamall dirazañ er garantez,

o vezañ hor raktonket da vezañ e advugale dre Jezuz-Krist, hervez ar plijadur mat eus e volontez,

da veuleudigezh gloar e c'hras, en deus roet deomp drezi da vezañ degemeret er C'haret-mat.

Ennañ hon eus an dasprenadur dre e wad, ar pardon eus ar pec'hedoù, hervez pinvidigezhioù e c'hras

en deus skuilhet warnomp gant fonnder dre bep seurt furnez ha skiant,

o vezañ roet deomp da anavezout mister e volontez, hervez ar soñj mat oberius en doa graet ennañ e-unan,

penaos, e roidigezh oberiañs an amzerioù, e tastumje an holl draoù e Krist, kement ar pezh a zo en neñvoù evel ar pezh a zo war an douar.

(Efezidi 1,3-10)

Gepriesen sei der Gott und Vater unseres Herrn Jesus Christus:

Er hat uns mit allem Segen seines Geistes gesegnet / durch unsere Gemeinschaft mit Christus im Himmel.

Denn in ihm hat er uns erwählt vor der Erschaffung der Welt,

damit wir heilig und untadelig leben vor Gott;

er hat uns aus Liebe im Voraus dazu bestimmt,

seine Söhne zu werden durch Jesus Christus / und nach seinem gnädigen Willen zu ihm zu gelangen,

zum Lob seiner herrlichen Gnade.

Er hat sie uns geschenkt in seinem geliebten Sohn;

durch sein Blut haben wir die Erlösung,

die Vergebung der Sünden nach dem Reichtum seiner Gnade.

Durch sie hat er uns mit aller Weisheit und Einsicht reich beschenkt

und hat uns das Geheimnis seines Willens kundgetan,

wie er es gnädig im Voraus bestimmt hat:

Er hat beschlossen, die Fülle der Zeiten heraufzuführen,

in Christus alles zu vereinen, alles, was im Himmel und auf Erden ist.

(Epheser 1,3-10)

 

 
 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les cieux.

C'est en lui qu'il nous a choisis dès avant la création du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui,

 nous ayant, dans son amour, prédestinés à être ses fils adoptifs par Jésus-Christ, selon sa libre volonté,
 en faisant ainsi éclater la gloire de sa grâce, par laquelle il nous a rendus agréables à ses yeux en son [Fils] bien-aimé.
 C'est en lui que nous avons la rédemption acquise par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,
 que Dieu a répandue abondamment sur nous en toute sagesse et intelligence,
 en nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le libre dessein que s'était proposé sa bonté,
 

pour le réaliser lorsque la plénitude des temps serait accomplie, à savoir, de réunir toutes choses en Jésus-Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.

(Ephésiens 1,3-10)

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Heroldsbach

par Andrev

Heroldsbach

LES APPARITIONS DE HEROLDSBACH

Du 9 octobre 1949 au 31 octobre 1952, la Sainte Vierge apparut à 7 fillettes, puis à plusieurs dizaines de personnes, à Heroldsbach, en Bavière.

Elle apparaît d'abord seule, puis accompagnée de l'Enfant Jésus assis sur le "Trône de Grâce", puis avec St Jean l'Evangéliste, et souvent accompagnée de dizaines d'autres Saints, notamment des martyrs des premiers siècles. Des groupes de pèlerins viennent le 13 de chaque mois.

Le 17 octobre 1949, Mgr Kolb, archevêque diocésain, crée une commission d'enquête qui exclut le surnaturel quant aux dires des sept voyants. Ceux-ci sont excommuniés pour avoir refusé de signer un document niant l'apparition ! L'excommunication est cependant levée en 1998. La même année fut bénie la chapelle de la Vierge, nouvellement construite pour les pélerins,
avec l'autorisation de l'ordinaire et l'aval de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le 13 Mai 1998 (fête des apparitions de la Vierge à Fatima, Portugal), Mgr Radspieler, évêque auxiliaire de Bamberg, annonce la reconnaissance officielle d'Heroldbach comme lieu de prière. La pastorale a été confiée aux frères de la Vie Commune des Chanoines Augustiniens. Le 15 août 1998, une messe pontificale a été célébrée par Mgr Brau, Archevêque de Bamberg.

Le jugement négatif de 1952 est toujours valable, mais un prêtre issu du séminaire de Wigratzbad est chargé de la pastorale du pèlerinage.

L'une des plus grandes grâces de ces événements surnaturels est celle de la prière, pour les milliers de gens accourus en ce lieu. La Sainte Vierge demanda que l'on prie pour l'Allemagne, grandement menacée alors par la Russie. Elle enseigna aux fillettes un cantique, dont la musique fut scientifiquement analysée. Les musicologues en conclurent qu'il s'agissait d'une haute forme musicale du Moyen-Age, qui correspond à ce qu'on nomme aujourd'hui "choral grégorien". Nos mêmes experts affirmèrent que seule une personne ayant fait de hautes études du musique aurait pu créer cette pièce, d'où le caractère surnaturel de l'événement.

 

Heroldsbach

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Bihan ha bras

par Andrev

publié dans sevenadur , Breizh , Famille , Pays , Porc'hoed

 

C'est dans le particulier irremplaçable de ma famille, même déficiente, de mon village, de la voix de ma mère, de l’autorité de mon père, de la bienveillance d’un oncle ou d’un ami, de la proximité des ancêtres, du manoir, dans les bruits familiers de la nature et de la rue, de la continuité des métiers, des clientèles, d’un paysage, d’un pays, du bruissement des feuilles du bouleau dans la cour, qu'est sans doute la vraie démocratie, pour employer un terme à la mode: là je reçois la vie, le pouvoir de m’émerveiller, la force et l’envie de continuer, donc la vraie liberté, un héritage dans l’espace et le temps raisonnables pour affronter les difficultés, dans la cohérence d’un petit monde et à la charge de surmonter les conflits, les maladies des coeurs, les hérédités, les dangers intérieurs et extérieurs, la lourdeur du quotidien, l’austérité d’un monde perpétuellement sur son déclin... mais combien est beau cet automne du monde, quand l’homme participe à sa restauration: on le voit dans les différentes cultures où hommes et femmes font effort d’accepter les différents petits mondes où ils naissent et de ne pas se perdre dans des projets, des idéologies et des Etats au-dessus de leurs forces.

 

J’ai trouvé paradoxalement le monde où je suis né triste à mourir, et en même temps merveilleux: je commençai une longue agonie, mais porté par une présence diffuse: le pays autour de moi. Et j’ai encore du mal à m’en distancier, sans pour autant m’en séparer: là est l’enjeu: il me faut rester dans la réalité qui m’a été donnée sans m'y confondre. Trouver la force pour faire avec ce qu’il y a, et non pour fuir. Comme chrétien, tout m’est vraiment donné dans le Salut, mais la culture où je nais est presque aussi importante, en tout cas je ne peux en faire l’impasse. Pour moi, même parti de rien, Dieu me fait le cadeau de susciter un nouveau monde, une nouvelle culture. En Bretagne, nous avons à partir de presque rien, avec cependant le souvenir et les dictionnaires d’un monde disparu, comme un arrière-grand-père qui nous appelle à entendre sa voix. La Bretagne n’est plus, mais elle nous appelle: c’est la seule continuité, la seule cohérence qui nous reste en ce monde, et puis aussi d’autres pays comme la Pologne, elle aussi cependant en danger de disparition.

 

Le petit monde où je naquis est grand, même s’il est en train de mourir, car c’est ma référence la plus solide, c’est le monde particulier qui m’est donné pour recevoir la vie et la donner. La mémoire d’un pays, en particulier, ou encore celle d’une famille, sont peut-être des choses plus vivantes que celles du présent, sautant parfois plusieurs générations. Parfois, je ne peux relever le défi d’une difficulté, d’une succession, de parents médiocres ou d’ennemis dévastateurs, mais est-ce une raison pour aller ailleurs, par exemple en détestant mon «destin» ou en accusant les autres, ou encore en allant m’éclater à l’autre bout du monde ou dans les univers factices? Si je reste, je suis déjà gagnant, et je suis un auxiliaire de vie. Dieu est le Maître du temps et de la vie. Peut-être que je fuirai, peut-être que je partirai, que je m’évadrai un temps, peut-être aurai-je une terre d’exil, parce que la souffrance était trop grande pour moi. Mais ce sera pour revenir, et c’est semble-t-il le mouvement du monde d’aujourd’hui, à travers des forces contraires et furieuses. Si je correspond à l’intelligence que Dieu m’a donnée - parfois en dehors de l’Eglise visible - Il me donne la force de franchir montagnes et rivières, et je traverse feux et ouragans. Peut-être qu’un trop long temps ou un espace trop vaste, un océan d’oubli m’ont séparé de ma terre d’origine, de l’univers de mes pères: pourtant, j’essaierai de poursuivre là où je suis, parfois inconsciemment, le chemin commencé ailleurs, en d’autres temps; là où je me suis déporté ou ai été déporté, je continuerai, rivé sur le monde oublié. Notre monde est un monde de filiations, de continuité, de fidélité, de cousinages, de retrouvailles et de relative sécurité, si l’on reste à sa place, avec la force que Dieu nous donne. Ne comptons pas sur Dieu si nous avons abandonné notre famille, nos enfants, notre vie monotone, notre pays, nos origines, notre fierté: ce sont nos premiers mondes, les espaces où nous pouvons travailler et agir, contempler et nous reposer.

Bihan ha bras

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Bro-Sant-Maloù

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , Evit bevañ gant levenez , Domnonée , Sant-Mac'hlow , Saint-Malo , inculturation , sant Mac’hloù hag e vro * Saint Malo et son pays Ou la Bretagne endormie , De Excidio et Conquestu Britanniae

Bro-Sant-Maloù

Au lendemain de la Révolution, le 29 novembre 1801, les diocèses bretons sont réorganisés afin de faire correspondre les limites diocésaines à celle des départements: il ne fallait donc plus que 5 diocèses, 4 devant être supprimés, dont celui de Saint-Malo: l'est et l’extrême nord de son territoire avec la ville de Saint-Malo seront incorporés au diocèse révolutionnaire n°35 (Ille-et-Vilaine), tandis que l'ouest (Dinan) sera rattaché au n°22 (Côtes-du-Nord) et le sud (Ploërmel) au n°56 (le Morbihan, qui vient d'être béni par son évêque, celui-ci perpétuant ainsi l’œuvre funeste de l’Église concordataire). De nos jours, les gens de Ploërmel se disent "morbihannais" et son fiers de l'être. D'autres, qui ont réchappé à l'intox par miracle, se sentent toujours Malouins et Domnonéens, au-delà de l'oubli.
Le saint patriarche Malo a son image et ses reliques dans nombre d'églises et de chapelles du même pays qui porte son nom. Pourtant, même en la cathédrale bâtie à l'emplacement de son monastère, près de la chapelle où ses reliques reposaient, on n'entend plus prononcer son nom, mais les nouvelles assemblées d'Ille-et-Vilaine et autres cercles morbihannais, ont d'autres choses auxquelles rêver: une nouvelle histoire, enfin libérée de l'ancienne, un nouveau pays, sans frontières, un nouvel homme, sans le Dieu qu'il avait inventé.

Lézonnet, Loyat (Ploërmel)

Lézonnet, Loyat (Ploërmel)

« Devant ce que leur impose le destin, les Européens n’ont pas d’autre choix que de rompre avec la fatalité et de revenir à leurs sources primordiales. A l’exemple de Perceval, il leur faut, dans la forêt des symboles, redécouvrir leur tradition pour y chercher les étalons d’une vie qu’ils peuvent faire différente.

Faire une œuvre de vie de ce qui était lettre morte, comprendre ce que l’on est, découvrir comment vivre et agir selon notre tradition, voilà notre tâche. Ce n’est pas seulement un préalable à l’action. La pensée est action."

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