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Badeziant

par Arzhmael

publié dans Feiz

face au monde païen

Le don du Baptême et une civilisation en conséquence

 

Tous les chrétiens ont été régénérés par la grâce, tous sont devenus fils de Dieu. Ceci est un fait si grand, si sublime, qu'il faut lui donner un relief adéquat.

Vois, mon fils : dans ce siècle matérialiste, votre génération infidèle accorde plus d'importance aux choses extérieures qu'au fait surnaturel du baptême, lequel a une incidence substantielle sur l'âme de l'enfant pour le temps et pour l'éternité. On n'a qu'une considération minime pour le Don, non dû mais accordé avec une divine générosité au baptisé.

Mes prêtres se sont adaptés, avec une désinvolte superficialité, à ce cadre païen qui entoure le baptême. Je veux dire qu'il n'y pas eu de réaction contre ce paganisme qui, comme une ombre dense, cache aux yeux des fidèles le précieux don de Dieu. Les mœurs païennes régnantes obscurcissent les plus belles réalités divines.

La grâce conférée au baptême transforme et transfigure l'âme de celui qui reçoit ce sacrement, rendu possible par le Mystère de l'Incarnation. Il s'ensuit que tout baptisé participe au Mystère de l'Incarnation. Cette participation doit ou devrait s'intensifier avec le développement et l'accroissement de ma Vie divine, moyennant la collaboration requise et nécessaire d'une éducation chrétienne, de la part des parents et de leur suppléants.

Cette éducation doit être commencée dès les premiers mois. Malheureusement, elle n'est presque plus pratiquée. On ne voit rien dans l'enfant de ce peuple païen, en dehors de la nature humaine.

Il a manqué et il manque de la part de mes prêtres la vigilance empressée sur un point central de la vie chrétienne.

Tous les chrétiens participent au Mystère de l'Incarnation ( et donc davantage les prêtres) en étant cohérents avec la foi dans ce grand mystère.

Si Moi, Verbe de Dieu, Je me suis incarné pour pouvoir communiquer ma Vie divine aux hommes en vue de les soulager, de les aider et de les acheminer vers la vie éternelle, les hommes devraient raisonnablement accepter avec joie toutes les conséquences dérivant de ce grand mystère, en les vivant avec fidélité dans leur vie quotidienne.

Fils, toi-même peux constater comment le paganisme a éloigné mes fidèles et avec eux beaucoup de mes prêtres de la Réalité divine, réduisant tout à des rites paganisants, plus ou moins fastueux.

 

Monseigneur Ottavio Michelini - emziskouezioù Hon Salver hag ar Sent etre 1977 ha 1979

Badeziant

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Feiz

par Arzhmael

publié dans Feiz

Feiz

 

Dieu reflète dans l'univers son Omniprésence, Omniscience, Omnipotence. Les hommes étourdis par le Malin, ou, mieux encore, la nature humaine blessée par le péché originel est semblable à quelqu'un qui se réveille d'un collapsus cardio-vasculaire : tout doucement, il prend confusément conscience des choses, des voix et des visages qui sont autour de lui.

La tragédie, provoquée par la première faute, a été d'une telle gravité qu'elle a étourdi pour des millénaires l'humanité entière, en la privant de la lumière divine, en la rendant incapable de percevoir les grandes réalités spirituelles, raison et cause de son existence même. A elle seule, l'humanité ne serait jamais arrivée à une connaissance précise et sûre de Dieu si Dieu Lui-même ne s'était pas manifesté. Le péché d'origine a projeté l'humanité dans les ténèbres les plus épaisses.

Pour dissiper ces ténèbres, dans la plénitude des temps vint le Fils de Dieu, Lumière du monde, fait chair dans le sein de la Vierge Très Sainte, créature divine plus qu'humaine, en ce sens qu'elle émerge de l'Omnipotence, Omniscience et Amour divins, comme la fleur la plus belle de l'univers, apparue dans le temps, mais voulue, conçue de toute éternité dans l'Esprit divin.

Monseigneur Ottavio Michelini

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Orezon

par Arzhmael

publié dans Feiz

Orezon

Esaïe 26:20 : « Va, mon peuple, entre dans ta chambre. Et ferme la porte derrière toi: cache-toi pour quelques instants, jusqu’à ce que la colère soit passée. Car voici l’Eternel sort de sa demeure, pour punir les habitants de la terre. Et la terre mettra le sang à nu, elle couvrira plus les meurtres. »

 

Et son actualisation dans la nouvelle alliance reprise par Jésus dans Mathieu 6:6: «Quand tu pries entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le lieu secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra ».

 

Dieu nous demande de rentrer dans notre chambre ou dans le lieu secret, et de fermer la porte. Ce n’est pas une invitation à se cacher dans la crainte, en attendant des jours meilleurs. C’est un appel à l’intimité.

 

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Comment nous préparons-nous à ce qui vient ? L’intimité comme réponse - Fabienne PONS

8 janvier 2015

 

Dans ces temps troublés à plus d’un titre, une nouvelle saison se prépare. Nous sommes conduits à nous préparer pour un réveil, tout en envisageant également la venue de temps plus difficiles.

 

Considérer ces deux aspects en même temps nous demande un vrai élargissement, car très souvent, nous sélectionnons l’une ou l’autre vision au gré de nos théologies.

 

Certains parmi nous se sont remis à croire à ce réveil qui vient, mouvement de l’Esprit qui récapitulerait toutes les onctions qui nous ont précédées. Cela veut certainement dire aussi que plusieurs aspects de ce réveil ne nous plairont pas forcément... Il faut donc nous préparer à ne pas combattre ou condamner ce qui ne nous rejoint pas dans ce qui vient : vaste chantier de sagesse!

 

Dans ce mouvement, l’Esprit nous conduit à fixer nos regards sur le fleuve qui sort du trône de Dieu et de l’Agneau, plutôt que sur les torrents de notre incrédulité.

 

Certes, nous n’en sommes qu’au début, mais nous avons déjà les pieds dans l’eau et nous avançons. Ce fleuve coule simplement là où nous reconnaissons la royauté de Dieu, en l’adorant de tout notre cœur.

 

Dans cette perspective, nous sommes aussi appelés à prier pour demander des ouvriers dans la moisson, car nous voyons la grandeur de la tâche ! Les premiers signes sont là et le manque d’ouvriers aussi. Cette prière est particulièrement stratégique pour ces temps et elle est logique si nous croyons à ce qui vient.

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Tantum ergo Sacramentum

par G.G.M.

publié dans Feiz

Tantum ergo Sacramentum

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Ar beorion a zebro,

hag o gwalc'h o devo.

Meuliñ a raint an Arloz,

ar re a vez ouzh E glask.

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Les pauvres mangeront

et ils seront rassasiés.

Ils loueront le Seigneur,

ceux qui Le cherchent.

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eus lizher kentañ sant Paol d'ar Gorintidi - 11

 

23  Rak resevet em eus digant an Aotrou ar pezh am eus ivez kelennet deoc'h, penaos an Aotrou Jezuz, en noz ma oa droukroet, a gemeras bara

24  hag, o vezañ trugarekaet, a dorras anezhañ hag a lavaras: Kemerit, debrit, hemañ eo va c'horf hag a zo torret evidoc'h, grit kement-mañ en eñvor ac'hanon.

25  Evel-se ivez, goude bezañ koaniet e kemeras an hanaf o lavarout: An hanaf-mañ eo an emglev nevez em gwad, grit kement-mañ en eñvor ac'hanon bep gwech ma'c'h evot dioutañ.

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Lidkerzh ar Sakramant Santel e Plougastell / Procession du Saint-Sacrement à Plougastel, Bretagne

Lidkerzh ar Sakramant Santel e Plougastell / Procession du Saint-Sacrement à Plougastel, Bretagne

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Ave Maris Stella

par G.G.M.

publié dans Breizh , Bretagne , Feiz

"En amzer-se e lavaras Jezuz da Nikodem: Doue en deus karet ar bed betek reiñ e Vab unganel, ha kement hini a gredo Ennañ ve varvo ket, hogen a en en gavo er Vuhez Peurbadel. Doue n'en deus ket degaset e Vab er bed evit barn ar bed avat, hogen evit saveteiñ ar bed." Aviel sant Yann, III, evit Lun ar Sul Gwenn

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Ave Maris Stella

 * Kevarc'h Steredenn Mor  *

Salut Etoile de la Mer

Le chrétien est celui qui brille dans la mer et la transforme aussi du même coup. Elle qui engloutissait les hommes et leurs navires, elle se fait transporteuse de la Grâce.

La mer était dure comme la pierre, elle aspirait et enfermait. Le Christ visite les eaux et la voilà docile comme le Léviathan, étincelante et radieuse, touchée par l'Etoile, emportée et houleuse pour donner enfin la Vie en plénitude.

Ce courant puissant, qui renverse les plus dures montagnes, atteint nos îles aux premiers temps de la Grâce. Elle enfanta la Bretagne sainte, gardienne des mers, Reine des océans pour la Pax Romana.

La Bretagne donna ses vaisseaux, qui fendent la mer et transportent ces Pierres que sont les hommes, ceux qui ont choisi de faire le voyage et se laissent porter vers l'Autre Monde.

L'Autre Monde, aux contours éthérés comme nos côtes et nos montagnes, ne referme pas moins un Coeur, le Coeur, une fournaise ardente dans un être intelligent et aimant, la Personne, une Volonté, non pas un vaseux nouvel âge. C'est l'Aimant, l'Amant, le Souriant, le Radieux, le Dieu des chrétiens, et autour de Lui ses satellites, ceux qui font le voyage, et ceux qui s'y préparent sans connaître toujours Son Nom, guidés par l'Etoile.

Saint Jean, qui était de la petite mer de Galilée, fut émerveillé lorsqu'il aperçut un jour la vaste Méditerranée, et alors il ne pensa plus qu'à elle, la mare medi terra qui lui apparut comme une confiante invitation du Coeur Très Aimant et il s'y établit avec l'Etoile, dans sa cellule de l'ile Patmos. Pierre, Jacques, Joseph d'Arimathie, Nicodème et d'autres vinrent les saluer, avant de franchir l'étroit goulet et, portés par le vent empressé de la grand-mère Anna, gagner les vertes vallées tant aimées de Gweltaz et Taliesin, Malo et Brendan, Patrick et Darerca.

Il faudra encore quelques trois cents ans avant que notre île ne s'embrase des feux de l'Apocalypse et ne se déclare, dans ses princes et ses monastères, être l'Etoile du monde occidental.

Ceredigion
Ceredigion

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Cuileann Ros

par G.G.M.

publié dans Albion , Alba , Ecosse , Teneu , Lothians , Gododdin , Breizh , Bretagne , Cuileann Ros

Cuileann Ros

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Cuileann Ros, un diverraô eus istor Breizh

Un concentré d'histoire de Bretagne

 

Culross est un petit port oublié de l'est de l’Écosse, dans la région côtière du Fife, ancien pays de Bretagne qui longe le nord de l'estuaire Linne Foirthe (Firth of Forth).

La tradition attribue sa fondation à saint Servan et à sainte Thanea.

Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville était un centre important d'industrie minière, et possédait la seule mine au monde qui s'étendait sous la mer, en 1575, laquelle a été détruite par un orage en 1625.

La princesse bretonne Thanea, fille du roi de Lothian, le royaume du sud, devint enceinte avant mariage, du viol d'un prince gallois, Owain, fils d'Urien, et sa famille la jeta d'une falaise. Elle fut retrouvée indemne en bas et recueillie par un coracle sans équipage: comme elle savait qu'elle n'avait plus de maison où aller, elle embarqua et fut menée le long de l'estuaire de Linne Foirthe jusqu'à  Culross où saint Servan prit soin d'elle; il devint le parrain de son fils, saint Kentigern, que Servan surnomma Mungo ("très aimé"), et fondateur de Glas Ghu (Glasgow), après que le prince Rhydderch Hael l'eût appelé pour fonder un monastère, au lendemain de la bataille de Arfderydd (573).

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. Kentigern est aussi honoré en Bretagne armorique.

- Le St. Enoch Square, à Glasgow, marque l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à "Saint Enoch", Enoch étant une altération de Teneu, Tenew, Thanea... Gallois: Denyw

- Les armes de la ville de Glasgow portent quatre meubles qui sont des rappels des épisodes les plus célèbres et les plus glorieux de la vie de saint Kentigern: un rouge-gorge, un arbre, une cloche et un poisson avec un anneau dans la bouche.

  • Le rouge-gorge auquel Mungo est censé avoir redonné vie. Cet oiseau, animal de compagnie de Saint Servan, avait été tué par certains de ses condisciples jaloux, dans l'espoir de voir Kentigern blâmer pour sa mort.
  • L'arbre évoque le fait que Mungo avait été chargé de surveiller le foyer du Monastère de Saint Servan mais qu'il s'était assoupi et que le feu s'étant éteint, il aurait ranimé le foyer avec les branches d'un arbre voisin.
  • La cloche est censée pour avoir été introduite par Mungo de Rome. Elle était utilisée dans les services religieux de l'église celtique.
  • Le poisson se réfère à l'histoire de la reine Languoreth de Strathclyde épouse du roi Rhydderch Hael, qui était soupçonnée d'infidélité par son mari. Le roi aurait demandé à voir une bague précieuse qu'il lui avait offert l'accusant d'en avoir fait présent à son amant. En réalité, le roi avait jeté la bague dans la Clyde. Avant d'être exécutée la reine fait appel à Mungo, qui ordonne à un messager de pêcher un poisson dans la rivière. En ouvrant le poisson, la bague est miraculeusement trouvée à l'intérieur, ce qui permet à la reine de se disculper.

 

Cuileann Ros

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Cuileann Ros

Le Lothian (Lowden en Scots, Lodainn en gaëlique, Lleuddun en gallois) est une région traditionnelle au nord-est de l'Écosse, s'étendant entre la rive sud de l'estuaire Firth of Forth (au fond duquel se blottit Edimbourg) et les Lammermuir Hills.

Son nom provient du roi breton Leudon (ou Lot), allié du roi Uther Pendragon dans les guerres contre Octa (roi saxon de Kent), puis de son fils Arthur, et marié à la soeur de celui-ci, Anna, dont on connait cinq fils, Golwen (Gwalchmai), Agravain, Gaheris, Gareth et Mordred, et une fille, la fameuse Thanow dont nous parlons plus haut. Leudon est également l'héritier du royaume de Norvège, en tant que neveu du roi précédent Sichelm. Avec l'aide d'Arthur, il reprend le royaume à l'usurpateur Riculf. Leudon mène plus tard l'une des armées d'Arthur dans sa guerre contre l'empereur Lucius de Rome.

Selon Chrétien de Troyes, Lot d'Orcanie est le fils d'un dénommé Hector, lui-même descendant de la lignée de Joseph d'Arimathie.

Au VIIe siècle, après la défaite bretonne de Din Eidyn (Edimburg), le Lothian devient la partie nord du royaume saxon de Northumbria. Mais au VIIIe siècle les clans pictes la revendiquèrent en profitant de l'affaiblissement de la Northumbrie: peu à peu va naître l'Ecosse.

Le Lothian est connu en Écosse pour avoir été la seule partie anglo-saxonne de cette nation d'origine bretonne et irlandaise, et une des rares où la langue gaëlique n'ait pas pris racine, mais où l'on a dû continuer de parler breton après l'invasion des Germains angles. À travers le temps, et en raison de plusieurs facteurs, la langue des Lothiens et de l'ancien royaumme de Northumbria, l'Inglis (qui est devenu le Scots moderne) est venue remplacer le gaëlique écossais comme langue des Lowlands (sud de l'Ecosse) et s'est attribuée le nom de Scots ou Scottis qui désignait avant l'écossais — qui s'est donc retrouvée avec le nom péjoratif d'Erse ou Irish.

Au fil de l'histoire de l'Écosse, ce territoire fut divisé entre les comtés de West Lothian, Midlothian et East Lothian - conduisant à l'expression "les Lothians".

 

Cuileann Ros

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Aux alentours de l'an 600, à près de vingt kilomètres de Culross, le prince breton Mynyddog, de la principauté de Gododdin, dont fait partie le Lothian, rassemble trois cents guerriers triés sur le volet, les héberge à Din Eidyn (Edimburg) pendant une année, puis lance une attaque sur Catraeth (Catterick, Nord Yorkshire), alors occupée par les Anglo-Saxons. Ils sont vaincus par une armée supérieure en nombre provenant des royaumes de Bernicie et de Deira. Cf poême d'Aneurin « Y Gododdin ».

  • 638 : cette année-là, Din Eidyn (Edimbourg, capitale de Gododdin) est assiégée et prise par les Angles Berniciens (futurs Anglais), un événement qui marque probablement la fin du royaume breton des Gododdin.

  • A cette époque, Judicael, qui descend de Leudon et sa fille Anna, règne sur les Bretons d'Armorique, et réussit à obtenir la paix avec les Francs (traité de 635). Suite à l'invasion du Nord du l'ile de Bretagne, il y a dû y avoir une affluence de réfugiés dans le royaume de Judicael, événement dont a  perdu le souvenir.

Cuileann Ros
Cuileann Ros

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Sant Briog

par G.G.M.

Ceredigion, Kembre
Ceredigion, Kembre

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1 ou 2 mai - Saint Brieuc

 

Né vers 409 à Ceredigion, dans l'actuel Pays de Galles, d'une famille de patriciens bretons. Quand saint Germain vint sur l'ile de Bretagne, il se joignit à lui et l'accompagna sur le continent pour sa formation, dont saint Patrick fut aussi élève. Il retourna en Bretagne insulaire, convertit sa famille, reçut la dignité épiscopale et fonda un monastère dans une vaste solitude, là où aujourd'hui existe la localité de Saint-Breock, en Domnonée. Ce n'est qu'à 70 ans qu'un soir de Pentecôte, il fut inspiré de traverser la Mor Breizh et d'aborder en Armorique, où les Bretons, depuis près d'un siècle, fondaient un nouveau pays. Brieuc toucha la côte de Domnonée (principauté du même nom que celle du sud-ouest de l'ile) à l'aber Wrac'h, puis gagna le Jaudy où le prince Conan, de Tréguier, lui octroya des terres pour fonder un monastère. Enfin, Brieuc continua vers l'est de la Domnonée où son parent, le prince Riwall, lui donna d'autres terres, dans l'estuaire du Gouet, et où il construira l'église Saint-Etienne pour son monastère, autour duquel naîtra la ville de Saint-Brieuc. Saint-Brieuc deviendra siège d'évêché quelque 350 ans plus tard, tandis que Brieuc lui-même avait autorité d'évêque, non pas pour un territoire donné, mais en son monastère et ses dépendances, au gré de ses pérégrinations et des octrois de terres qu'on voulut bien lui faire. « Son savoir, son expérience, sa bonté, ses miracles le mirent en si grande considération qu'on venait à lui de partout, et que sur toutes choses, spécialement en celles du salut, on n'avait confiance qu'en lui » (Dom Garaby)

Riwall, le fondateur de la Domnonée armoricaine, reçut les derniers sacrements des mains de saint Brieuc.

Quelques compagnons de saint Brieuc sont restés connus, tels Siec et Marc'han, qui donnèrent respectivement les noms des paroisses de Lancieux, près de Dinan, et Saint-Marcan près de Dol.

Sentant sa fin venir, saint Brieuc prescrivit un jeûne de six jours à ses compagnons et s'éteignit en l'an 502.

La translation des reliques de saint Brieuc à l'abbaye Saint-Serge d'Angers a eu lieu au milieu du 9ème siècle pour les protéger des envahisseurs Normands. En 1210, un bras, 2 côtes et quelques cervicales furent redonnées à l'Eglise de Saint-Brieuc. (Attwater, Bénédictins, Farmer, Gill, Husenbeth).

Dans l'art, saint Brioc est représenté en évêque avec un pillier ardent au dessus de lui. Deux autres paroisses de Domnonée portent sont nom: St-Brieuc-de-Mauron, dans le Porhoët malouin, et St-Brieuc-des-Iffs dans le pays d'Oc'h (non loin de Dinan).

Iliz veur Lanvriog, Devnon, Breizh

Iliz veur Lanvriog, Devnon, Breizh

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Ar Basion

par G.G.M.

Ar Basion

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Aotrou Doue, dre hanterouriezh santez Anna,

mamm ar Werc’hez Vari, mamm-gozh Jezuz,

ha Patronez ar Vretoned, lakit splannder ho tremm

da barañ hiziv war hor bro, ni ho ped,

dre Jezuz-Krist, hon Aotrou. Amen.


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Seigneur Dieu, par l’intercession de sainte Anne,

la mère de la Vierge Marie, la grand-mère de Jésus

et la Patronne des Bretons, fais resplendir aujourd’hui

l’éclat de ta face sur la Bretagne.

Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.



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Gwaz ha maouez

par G.G.M.

O c'hrouiñ a reas gwaz ha maouez (Geneliezh 1,27)

O c'hrouiñ a reas gwaz ha maouez (Geneliezh 1,27)

Un enfant qui  n'a pas de père ne peut pas se défendre dans la vie, car il peut être très instruit mais son quotient émotionnel aura été très entamé.

On le voit tous les jours dans les sociétés modernes, ces gens qui, très instruits par compensation, ne sont pas capables émotionnellement de se dffendre, parce que dans leur vie affective, et dès le plus jeune âge, il s'est produit des fractures, autour desquelles ils n'ont pas développé cette force émotionnelle qui leur permettra d'être effectivement des hommes complets, c'est-à-dire pas seulement des hommes au QI élevé et aux larges épaules, mais surtout d'un quotient émotionnel assez fort pour tenir debout sans trop de souffrance et de trouble face à l'adversité.

La force émotionnelle émane directement du crédit que l'on aura reçu du père, de son amour, de sa bienveillance, de sa confiance, de sa chaleur, et déjà de la place qu'il saura tenir par rapport à son identité d'homme, d'humain sexué et reconnu en tant que tel.  Or, si l'identité masculine est mise à mal - notamment par une société déréglée en manque de repaires - la paternité ne peut s'exercer, se déployer et se transmettre: elle se trouve interdite dans sa nature même et dans son existence, puis dans la transmission naturelle de son essence et de ses attributs aux générations suivantes.

Est-ce l'égalitarisme qui bafoue l'autorité du père, et par là même occasion celle de la mère - mère naturelle ou mère spirituelle ? N'y a-t-il pas un nivellement des genres et des différences, qui produirait des enfants anémiés, sans identité et sans véritable force ? N'est-ce pas le couple homme-femme que l'on a banalisé, dénaturé, rendu même interchangeable ?

Et n'est-ce pas les fondements même du monde qui se trouvent ébranlés, quand le père manque, ou quand la femme se trompe de rôle ? Un équilibre cosmique avait été créé par Dieu, équilibre dont dépendait la gouvernance parfaite, puis altérée de l'homme et de la femme, unis ensemble, en toute complémentarité et toute sagesse. Que cette complémentarité soit remise en question, n'est-ce pas le plus grand désordre écologique qui s'en suit?

Mag

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Tollat crucem suam

par G.G.M.

Tollat crucem suam

« Tollat crucem suam », qu’il porte sa croix ; « suam », la sienne !

 " Que celui-là, que cet homme, que cette femme rare, « de ultimis finibus pretium ejus », que toute la terre d’un bout à l’autre ne saurait payer, prenne avec joie, embrasse avec ardeur, et porte sur ses épaules avec courage sa croix, et non pas celle d’un autre :

 – sa croix que par ma sagesse, je lui ai faite avec nombre, poids et mesure ;

- sa croix, à laquelle j’ai, de ma propre main, mis ses quatre dimensions, dans une grande justesse, savoir : son épaisseur, sa longueur, sa largeur et sa profondeur ;

- sa croix que je lui ai taillée d’une partie de celle que j’ai portée sur le Calvaire, par un effet de la bonté infinie que je lui porte ; – sa croix, composée en épaisseur, des pertes de biens, des douleurs, des maladies et des peines spirituelles qui doivent, par ma providence, lui arriver chaque jour jusqu’à sa mort ;

- sa croix, composée en sa longueur d’une certaine durée de mois ou de jours qu’il doit être accablé de la calomnie, être étendu sur un lit, être réduit à l’aumône, et être en proie aux tentations, aux sécheresses, abandons et autres peines d’esprit ;

- sa croix, composée en sa largeur de toutes les circonstances les plus dures et les plus amères, soit de la part de ses amis, de ses domestiques, de ses parents ;

- sa croix, enfin, composée en sa profondeur des peines les plus cachées dont je l’affligerai, sans qu’il puisse trouver de consolation dans les créatures qui même, par mon ordre, lui tourneront le dos et s’uniront avec moi pour le faire souffrir.

 

  « Tollat », qu’il la porte !

  Et non pas qu’il la traîne, et non pas qu’il la secoue, et mon pas qu’il la retranche, et non pas qu’il la cache !

   C’est-à-dire : qu’il la porte haute à la main, sans impatience ni chagrin, sans plainte ni murmure volontaire, sans partage et sans ménagement naturel, sans honte et sans respect humain.

  « Tollat », qu’il la place sur son front, en disant avec saint Paul : « Mihi absit gloriari nisi in cruce Domini nostri Jesu Christi ! » A Dieu ne plaise que je prenne ma gloire en autre chose que la Croix de Jésus-Christ, mon Maître !  

  Qu’il la porte sur ses épaules à l’exemple de Jésus- Christ, afin que cette croix devienne l’arme de ses conquêtes et le sceptre de son empire : « (imperium) principatus (ejus) super humerum ejus ». Enfin, qu’il la mette dans son cœur par l’amour, pour la rendre un buisson ardent qui brûle jour et nuit du pur amour de Dieu sans se consumer.

   « Crucem », la croix ; qu’il la porte, puisqu’il n’y a rien de si nécessaire, de si utile et de si doux, ni de si glorieux que de souffrir quelque chose pour Jésus-Christ."

 

Lettre circulaire aux Amis de la Croix, saint Louis-Marie Grignion de Montfort ( II. PRATIQUES DE LA PERFECTION CHRETIENNE – C. 18,19,20 )

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