Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Ar Gouzoumenn

par Andrev

Ar Gouzoumenn

La Confirmation

 

(p. 92) « En Moi, Verbe de Dieu, il n'y a pas de passé ni de futur. Je suis l'Instant dans lequel tout est présent. J'ai donné aux hommes tous les moyens nécessaires pour se sauver et se défendre de tous les maux, qui ont comme origine Satan, le prince des ténèbres qui veut tout enténébrer.

Les sacrements, fruits précieux du Mystère de ma Rédemption, Je les ai voulus et les ai liés au ministère de l’Église pour votre salut. Parmi ces sacrements, J'ai voulu la Confirmation pour faire de chaque baptisé un vrai soldat, avec des armes adéquates, avec une livrée indestructible appelée « caractère ». Cette livrée caractérise le confirmé comme soldat et le distingue de ceux qui n'ont pas reçu ce sacrement."

(p. 91) "Quand j'ai institué les sacrements, Je connaissais le besoin que les chrétiens en auraient. Ce besoin n'a jamais diminué ; au contraire, on peu dire qu'aujourd'hui pour vous il a augmenté en proportion de la rapide transformation de la société patriarcale, agricole ou pastorale, en société industrielle.

L'industrialisation a apporté une plus grand richesse aux peuples et aux familles. J'ai dit une plus grande richesse, non pas un plus grand bien-être. Elle vous a apporté un plus grand confort matériel, mais non pas une plus grand bonheur. Elle a apporté de grands et étonnant moyens de communication, mais non pas une plus grande union des coeurs. Au contraire, à travers tous ces moyens, mal utilisés, une impressionnante contagion de maux spirituels et moraux afflige l'humanité moderne."

(p. 93) "Le soldat est celui qui doit lutter pour défendre sa personne et le sol de la patrie, ce qui revient à dire la famille, la langue, la culture et toutes les valeurs de la civilisation dans laquelle sa vie est enracinée.

On doit en dire autant du chrétien devenu spirituellement adulte par Confirmation, sacrement institué par Moi, devenu soldat pour être précisément en mesure de lutter contre toutes les froces adverses lancées contre lui par l’État-major de l'enfer, c'est-à-dire Lucifer, Satan et Belzébuth, de sorte que, combattant avec des armes adéquates, il puisse repousser toutes les attaques dirigées contre lui et l’Église, sacrement de salut placé dans le monde pour accueillir dans son sein les âmes blessées par le péché originel, et pas seulement originel, et pour que l’Église puisse guider cette grande armée vers la Terre Promise, la véritable Patrie, c'est-à-dire la Maison du Père commun qui n'a pas hésité pour votre salut à envoyé sur la terre son Fils bien-aimé pour mourir sur la Croix.

Les confirmés, par conséquent, ne doivent pas seulement combattre pour leur défense personnelle, mais aussi pour la grande Famille de Dieu, l’Église. Ils ont été dotés, en effet, d'un merveilleux «uniforme » dont ils doivent toujours être fiers, un uniforme indestructible qui, une fois revêtu, restera éternellement. »

 

Confidences de Jésus à ses prêtres et à ses fidèles, données à Monseigneur Ottavio Michelini - Ed. du Parvis CH-1648 Hauteville / Suisse

Ar Gouzoumenn

Voir les commentaires

Charles de Gaulle et l'Irlande

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , Brezhoneg , Ireland , Iwerzhon

 

 

« Dans l'intérêt de sa véritable indépendance, mieux vaudrait pour l'Irlande parler le gaélique sous le joug saxon que de subir la langue anglaise avec une liberté politique complète. »

Charles de Gaulle - 1864

 

 

« A great poet adds to the wealth of a fine idiom, but who shall say how much that idiom suggests to genius ? » Julia Kavanagh : Conquered langages. Modern provençal (Hibernian Magazine – oct 1860)

 

« Un grand poète ajoute à la richesse d'une langue, mais qui pourrait dire jusqu'à quel point la langue peut inspirer le poète ? » Qui pourrait dire combien d’œuvres originales, capables d'enrichir le trésor commun de l'humanité, ont été étouffées sous l'agonie des langues destinées à leur servir d'expression ?

« La langue d'un peuple est le produit spontané de son esprit. Elle varie dans la même mesure que le peuple varia lui-même ; elle est, à chaque point du temps, la résultante mobile de ses facultés natives, de ses vicissitudes passées, de ses dispositions présentes. Une langue résume un peuple tout entier, elle est ce qui lui appartient le plus en propre. C'est un moule qui reçoit l'empreinte du caractère distinctif d'une nation, et qui, à son tour, imprime peu à peu ce caractère aux esprits qui y enferment habituellement leurs pensées. Aussi est-ce un spectacle singulier et triste que de voir les Irlandais accuser et maudire l'Angleterre presque toujours dans la langue de l'Angleterre même. C'est à un instrument créé par le génie saxon qu'ils essayent de faire dire les louanges du génie celtique. Qu'ils y prennent garde ! On ne saurait ainsi se mettre impunément en communion de tous les instants avec ce qu'il y a de plus vivant dans l'âme d'une race étrangère. On ne coule pas impunément ses pensées dans un moule pris sur une pensée ennemie.

« Tant qu'un peuple vaincu parle une autre langue que son vainqueur, la meilleure part de lui-même est libre encore. Sa vie nationale garde un inexpugnable asile et l'esprit étranger reste sans action sur lui. Son corps peut être enchaîné, mais son intelligence et son âme échappent à la servitude. Si, au contraire, il a adopté la langue de l'envahisseur, il est conquis moralement et peu importe que la conquête matérielle suive ou non l'autre de près. Je ne craindrai pas de le dire : dans l'intérêt de sa véritable indépendance, mieux vaudrait pour l'Irlande parler le gaélique sous le joug saxon que de subir la langue anglaise avec une liberté politique complète. »

Charles de Gaulle (1837-1880)

Revue de Bretagne & de Vendée – Les Celtes aux XIXe siècle – Appel aux Représentants actuels de la race celtique – Charles de Gaulle – Nantes 1864

Charles de Gaulle et l'Irlande

Voir les commentaires

Ottavio Michelini

par Andrev

publié dans Feiz , Foi

"La vie moderne n'a pas de temps pour la vie intérieure, affaiblissant et très souvent tuant le germe de la grâce, et en même temps éblouissant les âmes par l'éclatante fascination qu'exercent sur les coeurs les produits de l'actuelle civilisation. La tromperie et le mensonge concourent à matérialiser la vie, à vous faire oublier que le pèlerinage terrestre ne doit pas être considéré comme une fin en lui-même, mais doit être ordonné à l'éternité pour laquelle vous avez été créés.

Par ce terrible jeu, préparé et réalisé avec une astuce raffinée, l'Ennemi de Dieu et de l'homme a réussi à faire dévier la société sur une pente tragique en détournant des peuples entiers de la voie du bien, en impliquant dans ce jeu l’Église elle-même."

 

E-pad pevar bloavezh e voe fiziet gant Jezuz da Ao 'n Eskob Ottavio Michelini kemennoù a vez displeget ar bed hag an Iliz enno, kelennadurezh ar Feiz hag he fleustradoù, hag ur sell war an droug ha silvidigezh an eneoù.

Ottavio Michelini

Durant quatre ans, Monseigneur O. Michelini reçoit les confidences de Jésus et son message analyse le monde et l'Eglise, les enseignements religieux, les pratiques, la vision du mal et le salut des âmes.

Voir les commentaires

Se mettre en présence de Dieu

par Andrev

Se mettre en présence de Dieu

 

La Vierge Marie, dans ses messages à Medjugorje, un petit village croate d'Herzégovine, insiste sur la prière du coeur. Qu'est-ce à dire ?


Voici ce que disait Notre Seigneur à Mgr Ottaviani, dans les années 70 :


« Mon fils, écris : « Je suis le Seigneur ton Dieu ; tu n'auras pas d'autre Dieu en dehors de Moi ! »
Ecris encore : « Aime le Seigneur ton Dieu de tout coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit. »
Ces commandements, vous vous êtes habitués à les écouter comme on écoute le son des cloches qui chaque jour font entendre leurs tintements. Tous les entendent, mais presque personne n'en fait cas ; de même les commandements demeurent lettre morte, tandis qu'ils devraient être vivants dans vos coeurs.
J'ai voulu ce préambule pour te faire saisir que l'on prie mal, même chez le petit nombre qui prie. Très peu nombreux sont ceux qui prient bien, étant donné qu'il est impossible de prier si l'on ignore le premier commandement ; pire encore si, le connaissant, on l'oublie. Se mettre en présence de Dieu veut dire accomplir une série d'actions spirituelles, essentielles pour une bonne et efficace prière. Il faut faire un acte de foi qui élève l'âme jusqu'à Lui, ce qui veut dire entrer en contact spirituel avec Dieu, Un et Trine.
A cet acte de foi font suite, nécessairement, des actes d'humilité, de confiance et d'amour, qui servent à intensifier le contact avec Dieu. Ces actes sont indispensables pour une bonne prière, parce qu'ils empêchent un exercice purement mécanique qui répugne à Dieu. Moi Je me détourne de ceux qui m'honorent seulement des lèvres et non du coeur.
Malheureusement, ils sont nombreux, parmi les quelques-uns qui prient, ceux qui ne prient que machinalement, se flattant eux-mêmes d'avoir accompli un devoir qui en réalité n'a pas été accompli.
 »


Ainsi Notre Seigneur nous invite à une gymnastique,  une discipline, qui, finalement, nous conduise à bâtir une culture de vie, essentiellement basée sur nos rapports avec Dieu. C'est ce que veut l'Eglise, c'est ce qu'EST l'Eglise dans son essence, c'est ce qu'avaient voulu nos anciens moines.
Le monachisme posait une condition préalable aux rapports avec Dieu : ceux-ci se devaient d'être favorisés par un environnement porteur, c'est à dire la simplicité d'une nature à la configuration souvent grandiose et glorieuse, paisible et silencieuse, comme la mer, la montagne ou la forêt : ce fut ainsi le cas de nombre de nos sanctuaires en Bretagne. Curieusement, les Cisterciens, au lendemain du Haut Moyen-Age, se mirent à bâtir au fond des vallées, dans les marécages, ce qui se vérifie cette fois-ci encore dans notre pays, où nombre de chapelles se trouvent à l'endroit même où les traditions païennes privilégiaient certains de leurs cultes.


Un environnement porteur donc : tout le contraire de l'agitation actuelle qui règne chez les hommes.  
C'est que le monde doit être à l'image du Coeur Très Aimant, un effet visible de ineffable mouvement. Au coeur de ce monde, Il a placé celui de sa créature très aimée : l'homme. Mais l'homme, pour garder sa place comme roi du monde, devait conserver le lien essentiel, primordial, avec celui le Coeur qui l'avait créé. « Pas du tout ! » commença de murmurer gentiment le Tentateur. Histoire que le monde actuel prend pour une fable.


Contact avec le coeur, premier contact rétabli par le Baptême, puis nourri par les éducateurs, parents, amis, religieux et Prêtres, puis que l'enfant confirmera par sa propre volonté et intelligence, au moment de la Confirmation. Toute une école.
Ici, Notre Seigneur parle du premier mouvement responsable que tout homme doit apprendre, cultiver, aimer : la prière. Prière à genoux, position d'humilité : « Je Suis » dit le Seigneur. Comment entendre cela sans une profonde inclination ?
Mais il y a une prière qui précède la nôtre : c'est celle du Christ et de tous les Saints du Ciel et du Purgatoire. Nous devons l'offrir à Dieu, quand nous nous agenouillons devant Lui, car elle est un premier gage d'entrée dans ce mouvement réciproque des coeurs. C'est comme un bouclier qui nous ouvre un passage vers le Coeur Très Aimant.


Et encore avant la prière, n'oublie pas : c'est Dieu, toujours, qui fait le Premier Pas. Sois heureux de cela. Que cela rende ta prière plus spontanée, pleine de confiance, une précipitation d'enfant dès qu'il aperçoit ses parents.

Voir les commentaires

Badeziant

par Arzhmael

publié dans Feiz

face au monde païen

Le don du Baptême et une civilisation en conséquence

 

Tous les chrétiens ont été régénérés par la grâce, tous sont devenus fils de Dieu. Ceci est un fait si grand, si sublime, qu'il faut lui donner un relief adéquat.

Vois, mon fils : dans ce siècle matérialiste, votre génération infidèle accorde plus d'importance aux choses extérieures qu'au fait surnaturel du baptême, lequel a une incidence substantielle sur l'âme de l'enfant pour le temps et pour l'éternité. On n'a qu'une considération minime pour le Don, non dû mais accordé avec une divine générosité au baptisé.

Mes prêtres se sont adaptés, avec une désinvolte superficialité, à ce cadre païen qui entoure le baptême. Je veux dire qu'il n'y pas eu de réaction contre ce paganisme qui, comme une ombre dense, cache aux yeux des fidèles le précieux don de Dieu. Les mœurs païennes régnantes obscurcissent les plus belles réalités divines.

La grâce conférée au baptême transforme et transfigure l'âme de celui qui reçoit ce sacrement, rendu possible par le Mystère de l'Incarnation. Il s'ensuit que tout baptisé participe au Mystère de l'Incarnation. Cette participation doit ou devrait s'intensifier avec le développement et l'accroissement de ma Vie divine, moyennant la collaboration requise et nécessaire d'une éducation chrétienne, de la part des parents et de leur suppléants.

Cette éducation doit être commencée dès les premiers mois. Malheureusement, elle n'est presque plus pratiquée. On ne voit rien dans l'enfant de ce peuple païen, en dehors de la nature humaine.

Il a manqué et il manque de la part de mes prêtres la vigilance empressée sur un point central de la vie chrétienne.

Tous les chrétiens participent au Mystère de l'Incarnation ( et donc davantage les prêtres) en étant cohérents avec la foi dans ce grand mystère.

Si Moi, Verbe de Dieu, Je me suis incarné pour pouvoir communiquer ma Vie divine aux hommes en vue de les soulager, de les aider et de les acheminer vers la vie éternelle, les hommes devraient raisonnablement accepter avec joie toutes les conséquences dérivant de ce grand mystère, en les vivant avec fidélité dans leur vie quotidienne.

Fils, toi-même peux constater comment le paganisme a éloigné mes fidèles et avec eux beaucoup de mes prêtres de la Réalité divine, réduisant tout à des rites paganisants, plus ou moins fastueux.

 

Monseigneur Ottavio Michelini - emziskouezioù Hon Salver hag ar Sent etre 1977 ha 1979

Badeziant

Voir les commentaires

Feiz

par Arzhmael

publié dans Feiz

Feiz

 

Dieu reflète dans l'univers son Omniprésence, Omniscience, Omnipotence. Les hommes étourdis par le Malin, ou, mieux encore, la nature humaine blessée par le péché originel est semblable à quelqu'un qui se réveille d'un collapsus cardio-vasculaire : tout doucement, il prend confusément conscience des choses, des voix et des visages qui sont autour de lui.

La tragédie, provoquée par la première faute, a été d'une telle gravité qu'elle a étourdi pour des millénaires l'humanité entière, en la privant de la lumière divine, en la rendant incapable de percevoir les grandes réalités spirituelles, raison et cause de son existence même. A elle seule, l'humanité ne serait jamais arrivée à une connaissance précise et sûre de Dieu si Dieu Lui-même ne s'était pas manifesté. Le péché d'origine a projeté l'humanité dans les ténèbres les plus épaisses.

Pour dissiper ces ténèbres, dans la plénitude des temps vint le Fils de Dieu, Lumière du monde, fait chair dans le sein de la Vierge Très Sainte, créature divine plus qu'humaine, en ce sens qu'elle émerge de l'Omnipotence, Omniscience et Amour divins, comme la fleur la plus belle de l'univers, apparue dans le temps, mais voulue, conçue de toute éternité dans l'Esprit divin.

Monseigneur Ottavio Michelini

Voir les commentaires

Orezon

par Arzhmael

publié dans Feiz

Orezon

Esaïe 26:20 : « Va, mon peuple, entre dans ta chambre. Et ferme la porte derrière toi: cache-toi pour quelques instants, jusqu’à ce que la colère soit passée. Car voici l’Eternel sort de sa demeure, pour punir les habitants de la terre. Et la terre mettra le sang à nu, elle couvrira plus les meurtres. »

 

Et son actualisation dans la nouvelle alliance reprise par Jésus dans Mathieu 6:6: «Quand tu pries entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le lieu secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra ».

 

Dieu nous demande de rentrer dans notre chambre ou dans le lieu secret, et de fermer la porte. Ce n’est pas une invitation à se cacher dans la crainte, en attendant des jours meilleurs. C’est un appel à l’intimité.

 

+++++++++++++++

 

Comment nous préparons-nous à ce qui vient ? L’intimité comme réponse - Fabienne PONS

8 janvier 2015

 

Dans ces temps troublés à plus d’un titre, une nouvelle saison se prépare. Nous sommes conduits à nous préparer pour un réveil, tout en envisageant également la venue de temps plus difficiles.

 

Considérer ces deux aspects en même temps nous demande un vrai élargissement, car très souvent, nous sélectionnons l’une ou l’autre vision au gré de nos théologies.

 

Certains parmi nous se sont remis à croire à ce réveil qui vient, mouvement de l’Esprit qui récapitulerait toutes les onctions qui nous ont précédées. Cela veut certainement dire aussi que plusieurs aspects de ce réveil ne nous plairont pas forcément... Il faut donc nous préparer à ne pas combattre ou condamner ce qui ne nous rejoint pas dans ce qui vient : vaste chantier de sagesse!

 

Dans ce mouvement, l’Esprit nous conduit à fixer nos regards sur le fleuve qui sort du trône de Dieu et de l’Agneau, plutôt que sur les torrents de notre incrédulité.

 

Certes, nous n’en sommes qu’au début, mais nous avons déjà les pieds dans l’eau et nous avançons. Ce fleuve coule simplement là où nous reconnaissons la royauté de Dieu, en l’adorant de tout notre cœur.

 

Dans cette perspective, nous sommes aussi appelés à prier pour demander des ouvriers dans la moisson, car nous voyons la grandeur de la tâche ! Les premiers signes sont là et le manque d’ouvriers aussi. Cette prière est particulièrement stratégique pour ces temps et elle est logique si nous croyons à ce qui vient.

Voir les commentaires

Tantum ergo Sacramentum

par G.G.M.

publié dans Feiz

Tantum ergo Sacramentum

.

Ar beorion a zebro,

hag o gwalc'h o devo.

Meuliñ a raint an Arloz,

ar re a vez ouzh E glask.

*

Les pauvres mangeront

et ils seront rassasiés.

Ils loueront le Seigneur,

ceux qui Le cherchent.

*

eus lizher kentañ sant Paol d'ar Gorintidi - 11

 

23  Rak resevet em eus digant an Aotrou ar pezh am eus ivez kelennet deoc'h, penaos an Aotrou Jezuz, en noz ma oa droukroet, a gemeras bara

24  hag, o vezañ trugarekaet, a dorras anezhañ hag a lavaras: Kemerit, debrit, hemañ eo va c'horf hag a zo torret evidoc'h, grit kement-mañ en eñvor ac'hanon.

25  Evel-se ivez, goude bezañ koaniet e kemeras an hanaf o lavarout: An hanaf-mañ eo an emglev nevez em gwad, grit kement-mañ en eñvor ac'hanon bep gwech ma'c'h evot dioutañ.

*

 

Lidkerzh ar Sakramant Santel e Plougastell / Procession du Saint-Sacrement à Plougastel, Bretagne

Lidkerzh ar Sakramant Santel e Plougastell / Procession du Saint-Sacrement à Plougastel, Bretagne

*

*   +   *

*

*

Voir les commentaires

Ave Maris Stella

par G.G.M.

publié dans Breizh , Bretagne , Feiz

"En amzer-se e lavaras Jezuz da Nikodem: Doue en deus karet ar bed betek reiñ e Vab unganel, ha kement hini a gredo Ennañ ve varvo ket, hogen a en en gavo er Vuhez Peurbadel. Doue n'en deus ket degaset e Vab er bed evit barn ar bed avat, hogen evit saveteiñ ar bed." Aviel sant Yann, III, evit Lun ar Sul Gwenn

*

Ave Maris Stella

 * Kevarc'h Steredenn Mor  *

Salut Etoile de la Mer

Le chrétien est celui qui brille dans la mer et la transforme aussi du même coup. Elle qui engloutissait les hommes et leurs navires, elle se fait transporteuse de la Grâce.

La mer était dure comme la pierre, elle aspirait et enfermait. Le Christ visite les eaux et la voilà docile comme le Léviathan, étincelante et radieuse, touchée par l'Etoile, emportée et houleuse pour donner enfin la Vie en plénitude.

Ce courant puissant, qui renverse les plus dures montagnes, atteint nos îles aux premiers temps de la Grâce. Elle enfanta la Bretagne sainte, gardienne des mers, Reine des océans pour la Pax Romana.

La Bretagne donna ses vaisseaux, qui fendent la mer et transportent ces Pierres que sont les hommes, ceux qui ont choisi de faire le voyage et se laissent porter vers l'Autre Monde.

L'Autre Monde, aux contours éthérés comme nos côtes et nos montagnes, ne referme pas moins un Coeur, le Coeur, une fournaise ardente dans un être intelligent et aimant, la Personne, une Volonté, non pas un vaseux nouvel âge. C'est l'Aimant, l'Amant, le Souriant, le Radieux, le Dieu des chrétiens, et autour de Lui ses satellites, ceux qui font le voyage, et ceux qui s'y préparent sans connaître toujours Son Nom, guidés par l'Etoile.

Saint Jean, qui était de la petite mer de Galilée, fut émerveillé lorsqu'il aperçut un jour la vaste Méditerranée, et alors il ne pensa plus qu'à elle, la mare medi terra qui lui apparut comme une confiante invitation du Coeur Très Aimant et il s'y établit avec l'Etoile, dans sa cellule de l'ile Patmos. Pierre, Jacques, Joseph d'Arimathie, Nicodème et d'autres vinrent les saluer, avant de franchir l'étroit goulet et, portés par le vent empressé de la grand-mère Anna, gagner les vertes vallées tant aimées de Gweltaz et Taliesin, Malo et Brendan, Patrick et Darerca.

Il faudra encore quelques trois cents ans avant que notre île ne s'embrase des feux de l'Apocalypse et ne se déclare, dans ses princes et ses monastères, être l'Etoile du monde occidental.

Ceredigion
Ceredigion

*

*

*        *

*

*

*

Voir les commentaires

Cuileann Ros

par G.G.M.

publié dans Albion , Alba , Ecosse , Teneu , Lothians , Gododdin , Breizh , Bretagne , Cuileann Ros

Cuileann Ros

*

Cuileann Ros, un diverraô eus istor Breizh

Un concentré d'histoire de Bretagne

 

Culross est un petit port oublié de l'est de l’Écosse, dans la région côtière du Fife, ancien pays de Bretagne qui longe le nord de l'estuaire Linne Foirthe (Firth of Forth).

La tradition attribue sa fondation à saint Servan et à sainte Thanea.

Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville était un centre important d'industrie minière, et possédait la seule mine au monde qui s'étendait sous la mer, en 1575, laquelle a été détruite par un orage en 1625.

La princesse bretonne Thanea, fille du roi de Lothian, le royaume du sud, devint enceinte avant mariage, du viol d'un prince gallois, Owain, fils d'Urien, et sa famille la jeta d'une falaise. Elle fut retrouvée indemne en bas et recueillie par un coracle sans équipage: comme elle savait qu'elle n'avait plus de maison où aller, elle embarqua et fut menée le long de l'estuaire de Linne Foirthe jusqu'à  Culross où saint Servan prit soin d'elle; il devint le parrain de son fils, saint Kentigern, que Servan surnomma Mungo ("très aimé"), et fondateur de Glas Ghu (Glasgow), après que le prince Rhydderch Hael l'eût appelé pour fonder un monastère, au lendemain de la bataille de Arfderydd (573).

.

. Kentigern est aussi honoré en Bretagne armorique.

- Le St. Enoch Square, à Glasgow, marque l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à "Saint Enoch", Enoch étant une altération de Teneu, Tenew, Thanea... Gallois: Denyw

- Les armes de la ville de Glasgow portent quatre meubles qui sont des rappels des épisodes les plus célèbres et les plus glorieux de la vie de saint Kentigern: un rouge-gorge, un arbre, une cloche et un poisson avec un anneau dans la bouche.

  • Le rouge-gorge auquel Mungo est censé avoir redonné vie. Cet oiseau, animal de compagnie de Saint Servan, avait été tué par certains de ses condisciples jaloux, dans l'espoir de voir Kentigern blâmer pour sa mort.
  • L'arbre évoque le fait que Mungo avait été chargé de surveiller le foyer du Monastère de Saint Servan mais qu'il s'était assoupi et que le feu s'étant éteint, il aurait ranimé le foyer avec les branches d'un arbre voisin.
  • La cloche est censée pour avoir été introduite par Mungo de Rome. Elle était utilisée dans les services religieux de l'église celtique.
  • Le poisson se réfère à l'histoire de la reine Languoreth de Strathclyde épouse du roi Rhydderch Hael, qui était soupçonnée d'infidélité par son mari. Le roi aurait demandé à voir une bague précieuse qu'il lui avait offert l'accusant d'en avoir fait présent à son amant. En réalité, le roi avait jeté la bague dans la Clyde. Avant d'être exécutée la reine fait appel à Mungo, qui ordonne à un messager de pêcher un poisson dans la rivière. En ouvrant le poisson, la bague est miraculeusement trouvée à l'intérieur, ce qui permet à la reine de se disculper.

 

Cuileann Ros

*

Cuileann Ros

Le Lothian (Lowden en Scots, Lodainn en gaëlique, Lleuddun en gallois) est une région traditionnelle au nord-est de l'Écosse, s'étendant entre la rive sud de l'estuaire Firth of Forth (au fond duquel se blottit Edimbourg) et les Lammermuir Hills.

Son nom provient du roi breton Leudon (ou Lot), allié du roi Uther Pendragon dans les guerres contre Octa (roi saxon de Kent), puis de son fils Arthur, et marié à la soeur de celui-ci, Anna, dont on connait cinq fils, Golwen (Gwalchmai), Agravain, Gaheris, Gareth et Mordred, et une fille, la fameuse Thanow dont nous parlons plus haut. Leudon est également l'héritier du royaume de Norvège, en tant que neveu du roi précédent Sichelm. Avec l'aide d'Arthur, il reprend le royaume à l'usurpateur Riculf. Leudon mène plus tard l'une des armées d'Arthur dans sa guerre contre l'empereur Lucius de Rome.

Selon Chrétien de Troyes, Lot d'Orcanie est le fils d'un dénommé Hector, lui-même descendant de la lignée de Joseph d'Arimathie.

Au VIIe siècle, après la défaite bretonne de Din Eidyn (Edimburg), le Lothian devient la partie nord du royaume saxon de Northumbria. Mais au VIIIe siècle les clans pictes la revendiquèrent en profitant de l'affaiblissement de la Northumbrie: peu à peu va naître l'Ecosse.

Le Lothian est connu en Écosse pour avoir été la seule partie anglo-saxonne de cette nation d'origine bretonne et irlandaise, et une des rares où la langue gaëlique n'ait pas pris racine, mais où l'on a dû continuer de parler breton après l'invasion des Germains angles. À travers le temps, et en raison de plusieurs facteurs, la langue des Lothiens et de l'ancien royaumme de Northumbria, l'Inglis (qui est devenu le Scots moderne) est venue remplacer le gaëlique écossais comme langue des Lowlands (sud de l'Ecosse) et s'est attribuée le nom de Scots ou Scottis qui désignait avant l'écossais — qui s'est donc retrouvée avec le nom péjoratif d'Erse ou Irish.

Au fil de l'histoire de l'Écosse, ce territoire fut divisé entre les comtés de West Lothian, Midlothian et East Lothian - conduisant à l'expression "les Lothians".

 

Cuileann Ros

*

Aux alentours de l'an 600, à près de vingt kilomètres de Culross, le prince breton Mynyddog, de la principauté de Gododdin, dont fait partie le Lothian, rassemble trois cents guerriers triés sur le volet, les héberge à Din Eidyn (Edimburg) pendant une année, puis lance une attaque sur Catraeth (Catterick, Nord Yorkshire), alors occupée par les Anglo-Saxons. Ils sont vaincus par une armée supérieure en nombre provenant des royaumes de Bernicie et de Deira. Cf poême d'Aneurin « Y Gododdin ».

  • 638 : cette année-là, Din Eidyn (Edimbourg, capitale de Gododdin) est assiégée et prise par les Angles Berniciens (futurs Anglais), un événement qui marque probablement la fin du royaume breton des Gododdin.

  • A cette époque, Judicael, qui descend de Leudon et sa fille Anna, règne sur les Bretons d'Armorique, et réussit à obtenir la paix avec les Francs (traité de 635). Suite à l'invasion du Nord du l'ile de Bretagne, il y a dû y avoir une affluence de réfugiés dans le royaume de Judicael, événement dont a  perdu le souvenir.

Cuileann Ros
Cuileann Ros

*

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>