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Articles avec celtes

Keltia

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Breizh , Bretagne , Keltia , Pask , Ireland , Iwerzhon , Celtes , Britain

Hiziv Lun Fask, deiz adsav ar Gelted, hervez hetoù an tad Yann-Vari Perrot

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«Сегодня Пасхальный понедельник, день пробуждения кельтов, согласно пожеланиям отца Жан-Мари Перро, бретонского священника»

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Heute Ostermontag, der Kelten Feiertag

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Aujourd'hui Lundi de Pâques, jour du relèvement des Celtes, selon les voeux de l'abbé

Jean-Marie Perrot

N'eo ket mervel a rin, met bevañ, hag ec'h embannin oberoù meur an Aotroù! (Salm 118 (117)

N'eo ket mervel a rin, met bevañ, hag ec'h embannin oberoù meur an Aotroù! (Salm 118 (117)

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Keltia

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Santez Berc'hed Kildar

par Andrev

publié dans sent Breizh , Feiz , Breizh , saints de Bretagne , Celtes , Eglise , Iliz , Iwerzhon , Ireland , Gweltaz

KEGIL HA GOURHED BERHED - La quenouille et le fuseau de Brigide, à Locoal, Bretagne

KEGIL HA GOURHED BERHED - La quenouille et le fuseau de Brigide, à Locoal, Bretagne

sz Berc'hed (Iw. Brighid), + war-dro 523, abadez Cill Dara (Kildar) en Iwerzhon. Sevel a reas manatioù o kenderc’hel gant oberenn avielañ kentradet gant sant Padrig.

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Sainte Brigitte d'Irlande (de Kildare). Née à Faughart (près de Dundalk) ou Uinmeras (près de Kildare), Louth, Irlande, vers 450 ; morte à Kildare, Irlande, vers 525.

"Nous T'implorons, par la mémoire de Ta Sainte Croix et Ton angoisse la plus amère, donnes-nous la crainte de Toi, fais-nous T'aimer, O Christ. Amen." -- prière de Saint Brigitte.

Un roi païen de Bretagne gaëlique (Ecosse) et ancien druide, Dubhtach, était le père de Brigide et sa mère une esclave chrétienne, tous deux baptisés par saint Patrick. Son père voulut la marier mais elle préféra l'état de virginité et en fit profession entre les mains de saint Melde, disciple de saint Patrick.

Elle se construisit une cellule dans un gros chêne autour de laquelle plusieurs femmes se rassemblèrent et la prirent pour mère. Elle fonda ainsi un couvent, autour duquel se forma la ville de Kildare. Elle adopta pour ce couvent la règle de saint Césaire (vers 513). Cette règle fut reprise par plusieurs couvents d'Irlande. Ce couvent est le premier monastère double d’Europe : il regroupait des moines et des moniales. Ce couvent était réputé pour son feu éternel et ses travaux d'orfèvrerie.

Sainte Brigitte fut secondée par des Bretons dans ses oeuvres apostoliques, en particulier saint Gweltaz (Gildas) qui l'aida à relever l'Eglise d'Irlande. D'ailleurs, elle était honorée en maints lieux de Bretagne armorique, tel qu'à Trigavou, près de Dinan. C'était l'époque où les Eglises d'Irlande et de Bretagne ne faisaient qu'une.

Elle mourut à Kildare au début du VIe siècle et a été enterrée à Downpatrick avec les saints Patrick et Columcille (saint Colomba d'Iona) qui sont les deux autres saints patrons de l'Irlande. Sa fête est célébrée le 1er février, sa translation le 23 juillet ou le 10 juin.

Santez Berc'hed Kildar



Sainte Brigitte était une "originale" -- et c'est ce que chacun de nous est supposé être, une création originale de l'Imagination Toute-Puissante. Malheureusement, la plupart d'entre-nous sont captifs du désir de plaire aux autres, d'être acceptés. Nous nous conformons à la norme, plutôt que de s'ouvrir à la puissance créatrice de Dieu et de lui offrir le doux et unique parfum de nos vies. Nous manquons la gloire d'offrir à Dieu le cadeau de qui nous serions supposés devenir.

Ce défaut manquait chez Brigitte. Elle a fait ce qu'il fallait faire. Elle a accueilli chacun, s'efforçant de les aider à être "originaux", eux aussi. Elle était ainsi si généreuse qu'elle a donné jusqu'à son manteau. Elle n'a jamais fui loin du travail difficile ou de la prière intense.

Brigitte voyait la beauté et la bonté de Dieu dans toute Sa Création : les vaches lui faisait aimer Dieu davantage. De même les canards sauvages, qui arrivaient et se posaient sur ses épaules et mains quand elle les appelaient. Elle était appréciée, d'une grande popularité parmi ses propres disciples et les villageois des alentours ; et elle a eu une grande autorité, dirigeant un monastère double, avec des moines et des moniales.

Sa vertu principale était sa gentillesse, sa compassion, et sa nature heureuse et dévouée qui a conquis l'affection de tous ceux qui l'ont connue. Elle était une grande évangéliste, et donnait la main joyeusement à tous les saints de l'époque qui répandaient l'Evangile. Elle était si vénérée dans l'ensemble de l'Europe que les chevaliers médiévaux, cherchant un modèle de perfection féminine, avaient choisi Brigitte comme exemple.

Les faits historiques sur la vie de Saint Brigitte sont peu nombreux parce que les comptes-rendus à son sujet après sa mort ont commencé à être écrits au 7ème siècle. Ils consistent principalement en des miracles et des anecdotes, dont certaines sont profondément enracinées dans le folklore païen irlandais. La belle Brigitte s'est consacrée très jeune à Dieu. Elle a reçu le voile de moniale par Saint Macaille à Croghan et consacrée comme Abbesse par l'évêque Saint Mel à Armagh.

Le Livre de Lismore contient ce récit : Brigitte et certains vierges allèrent avec elle recevoir le voile de l'évêque Mel à Telcha Mide. Il était heureux de les voir. Par humilité, Brigitte resta en arrière afin d'être la dernière à recevoir le voile. Une rose rouge tomba sur sa tête, du faîte du toit de l'église. L'évêque Mel dit alors : "Avance-toi, O sainte Brigitte, que je puisse orner ta tête du voile avant les autres vierges." Elle s'est alors avancée. Et par une grâce du Saint-Esprit, c'est le rituel d'ordination épiscopale qui a été lu sur elle! Macaille dit que l'ordination épiscopale ne devrait pas être donnée à une femme. L'évêque Mel répondit : "Je n'ai aucun pouvoir en la matière. C'est Dieu qui a conféré cette dignité à Brigitte, au devant de toute (autre) femme." C'est pourquoi depuis lors les hommes d'Irlande rendent les honneurs épiscopaux au successeur de Brigitte.

Cette histoire tient très probablement au fait que le système diocésain romain était inconnu en Irlande. Les monastères formaient le centre de la vie chrétienne dans les Eglises primitives d'Irlande et de Bretagne. Par conséquent, abbés et abbesses pouvaient avoir tenu certaines des dignités et fonctions d'un évêque sur le Continent. L'évidence de ceci peut être également constatée aux synodes et aux conciles, comme celui de Whitby, qui a été convoqué par Saint Hilda. Des femmes ont parfois dirigé un double monastère; dirigeant donc des hommes et des femmes. Brigitte, en tant que première parmi les abbesses, pourrait avoir rempli quelques fonctions semi-épiscopales, comme prêchant, recevoir les confessions (sans absolution), et diriger les Chrétiens de la région.


 

 

http://home.scarlet.be/amdg/oldies/sankt/fev01.html

Feunteun Santez-Berc'hed, Gregam, bro-Wened

Feunteun Santez-Berc'hed, Gregam, bro-Wened

Il y a peu d'informations fiables sur le couvent qu'elle a fondé aux alentours de 470 à Kildare (à l'origine Cill-Daire ou 'église du chêne'), premier couvent d'Irlande, et sur la Règle qui y a été suivie. C'est une des manières par lesquelles Brigitte a sanctifié le païen avec le Chrétien : le chêne était sacré pour les druides, et à l'intérieur du sanctuaire de l'église il y avait une flamme perpétuelle, un autre symbole religieux des croyances des druides, autant que des Chrétiens. Gerald du Pays de Galles (13ème siècle) a noté que le feu était perpétuellement maintenu par 20 religieuses de sa communauté. Ceci a continué jusqu'en 1220, où il a été éteint. Gerald a noté que le feu était entouré par un cercle de buissons, où il n'était permis à aucun homme d'entrer.

On pense généralement que c'était un double monastère, logeant hommes et femmes - une pratique courante dans les terres celtiques qui a été parfois apportée par les Irlandais et les Bretons sur le Continent. Il est possible qu'elle ait présidé aux 2 communautés. Elle a fondé des écoles pour hommes et femmes. Une autre source indique qu'elle a installé un évêque appelé Conlaeth, alors que le Vatican énumère officiellement le siège épiscopal de Kildare comme datant de 519.

Cogitosus, un moine de Kildare du 8ème siècle, a retravaillé la vie "métrique" de sainte Brigitte, et l'a mise en versets en bon latin. Ce texte est connu comme "deuxième vie", et est un excellent exemple de l'érudition irlandaise du milieu du 8ième siècle. Ce qui est peut-être le plus intéressant dans le travail de Cogitosus est sa description de la cathédrale de Kildare à son époque :

"Solo spatioso et in altum minaci proceritate porruta ac decorata pictis tabulis, tria intrinsecus habens oratoria ampla, et divisa parietibus tabulatis".

Le jubé était constitué de panneaux en bois, largement décorés, et avec des rideaux admirablement décorés. La célèbre tour ronde de Kildare date probablement du sixième siècle.

La sixième vie de la sainte, imprimée par Colgan est attribuée à Coelan, un moine Irlandais du 8ième siècle, et elle a une importance particulière du fait qu'elle est préfacée par un avant-propos de la plume de saint Donatus, lui aussi moine Irlandais, qui devint évêque de Fiesole en 824. Saint Donatus se rapporte aux vies précédentes écrites par les saints Ultan et Aileran.

Tout enfant, Brigitte montrait déjà un amour particulier pour les pauvres. Une fois sa maman l'envoya lui pour ramener du beurre, l'enfant le distribua entièrement. Devenue adulte, sa générosité était proverbiale : On a constaté que si elle donnait de l'eau à boire à un étranger assoifé, le liquide se transformait en lait ; et un fût de bière envoyé à une communauté Chrétienne, s'avéra en satisfaire 17 de plus.
Plusieurs des histoires la concernant ont trait à la multiplication de la nourriture. Comme par exemple qu'elle changea son eau de bain en bière pour étancher la soif d'un ecclésiastique arrivé à l'improviste. Même ses vaches donnaient 3 fois du lait le même jour pour en fournir pour quelques évêques visitants.

Brigitte voyait les besoins du corps et ceux de l'esprit comme entrelacés. Dévouée à améliorer aussi bien la vie spirituelle que matérielle de ceux autour d'elle, Brigitte fit de son monastère une remarquable maison de formation, comprenant aussi une école d'art. Les manuscrits enluminés qui en sortirent furent loués, en particulier le Livre de Kildare, qui fut loué comme un des plus beaux de tous les manuscrits enluminés Irlandais avant sa disparition il y a 3 siècles.

Une fois, elle s'endormit durant un sermon de saint Patrick, mais étant de bonne humeur, il lui pardonna. Elle avait rêvé, et elle le lui rapporta, de la terre labourée largement et au loin, et de semeurs en blanc qui semaient la bonne semence. Puis arrivèrent d'autres, habillés de noir, qui arrachèrent la bonne semence et semèrent de l'ivraie à la place. Patrick lui dit que cela aurait lieu; des faux enseignants viendraient en Irlande et déracineraient tout leur bon travail. Cela attrista Brigitte, mais elle redoubla ses efforts, enseignant au peuple à prier et à louer Dieu, et leur expliquant que la lumière sur l'autel était le symbole de la lumière de l'Evangile dans le coeur de l'Irlande, et ne devrait jamais s'éteindre.

On appelle Brigitte la " Marie des Gaëls ", tant les Irlandais l'ont identifié à la Sainte Vierge Mère de Dieu. Durant un important Synode pour l'Eglise d'Irlande, un des saints pères, l'évêque Ibor, annonça qu'il avait rêvé que la sainte Vierge Marie apparaîtrait au milieu des Chrétiens assemblés. Quand Brigitte arriva, le père cria, "Voilà la sainte vierge que j'ai vue dans mon rêve!" D'où l'origine de son surnom. Ses prières et ses miracles auraient eu une puissante influence sur la croissance de l'antique Eglise d'Irlande, et son nom est bien-aimé en Irlande de nos jours encore, comme il le fut en Bretagne.

A sa mort, à l'âge de 74 ans, sainte Brigitte fut assistée de saint Ninnidh, qui fut par la suite connu sous le nom de "Ninnidh à la Main Propre" , parce que par la suite il eut sa main droite enfermée dans un gant de métal pour éviter que ne soit souillée celle par laquelle il avait administré le viatique à la Patronne de l'Irlande.

Elle fut enterrée à droite du maître-autel de la cathédrale de Kildare, et une tombe fort coûteuse fut dressée au dessus d'elle. Dans les années qui suivirent, son tombeau fut l'objet de la vénération des pèlerins, en particulier le jour de sa fête, le 1er février, comme le rapporta Cogitosus. Vers 878, à cause des invasions des Scandinaves, les reliques de sainte Brigitte furent emportées vers Downpatrick, où elles furent placées dans la tombe avec celles des saints Patrick et Columba.

Une tunique lui ayant appartenu, donnée par Gunhilda, soeur du roi Harold, se trouve à Saint-Donatien à Brugge (Bruges), Belgique. Une relique de sa chausse, faite d'argent et de cuivre décorée de bijoux, se trouve au Musée National à Dublin. En 1283, 3 chevaliers prirent la tête de Brigitte pour partir en pèlerinage en Terre Sainte. Ils moururent à Lumier, près de Lisbonne, Portugal, où l'église possède à présent une châsse spéciale avec sa tête dans une chapelle dédiée.

On retrouve en Angleterre 19 anciennes dédicaces d'église à son nom. La plus importante est celle de la plus ancienne église de Londres - Saint-Bride, dans Fleet Strret - et Bridewell ou Saint-Bride's Well. En Ecosse, East et West Killbride portent son nom. Saint Brigid's Church à Douglas rappelle qu'elle est la patronne de la grande famille des Douglas. Plusieurs nom de lieux au Pays de galles portent le nom de Llansantaffraid, ce qui signifie "Eglise sainte Brigitte." L'évêque Irlandais Saint Donato de Fiesole (Italie) bâtit une église Sainte-Brigitte à Piacenza, où la Paix de Constance fut ratifiée en 1185.

La coutume la plus connue qui soit reliée à sainte Brigitte est le tressage de croix en roseau le jour de sa fête. La tradition rapporte à l'histoire qu'elle était occupée à tresser des croix en roseau tout en soignant un chef païen qui était occupé à mourir. Il lui demanda le pourquoi de son activité, et son explication l'amena à se faire baptiser.

La bénédiction traditionnelle Irlandaise l'invoque : "Brid agus Muire dhuit, que Brigitte et Marie soient avec toi" est la salutation Irlandaise classique, et au Pays de Galles les gens disent, "Sanffried suynade ni undeith, que sainte Brigitte nou bénisse durant notre voyage." Une bénédiction pour le bétail dans les îles Ecossaises dit ceci : "Que la protection de Dieu et de Columba couvre vos allées et venues, et qu'avec vous soit la laitière aux douces mains blanches, Brigitte des alentours, aux cheveux bruns or"

(Attwater, Bénédictins, Bentley, Delaney, Encyclopaedia, Farmer, Gill, Groome, Montague, O'Briain, Sellner, White).

Dans l'art, on la représente en général avec une vache couchée à ses pieds, ou tenant une crosse et chassant le démon. (White). Son emblème est une lampe ou bougie allumée (à ne pas confondre avec sainte Geneviève, qui n'était pas abbesse). Parfois on la trouve représentée (1) avec une flamme au-dessus d'elle; (2) avec des oies ou une vache près d'elle; (3) près d'une étable; (4) laissant la cire d'un cierge tomber sur son bras; ou (5) restaurant la main d'un homme. (Roeder).

Brigitte est la sainte patronne de l'Irlande, des poètes, des laitières, des forgerons, des guérisseurs (White), du bétail, des fugitifs, des moniales Irlandaises, des sages-femmes, et des enfants nouveaux-nés (Roeder). Elle est encore actuellement fort vénérée en Alsace, dans les Flandres, et au Portugal (Montague), de même qu'en Irlande et à Chester, Angleterre.

Loperhet, Gregam

Loperhet, Gregam

La Bretagne a aussi beaucoup honoré sainte Brigitte. A Trigavou, dans le Poudouvre, s'éleva au milieu du XIIème siècle, au-dessus d'une fontaine qui lui était dédiée, une église Sainte-Brigitte ou Sainte-Brigide de Kildare (eccl. Beatae Brigiddae de Tregavou), citée dans les chartes du prieuré de Léhon lorsque l'évêque de Saint-Malo fait don au prieuré de Saint-Magloire-de-Léhon de l'église de Sainte-Brigitte (Anciens Evêchés, IV, 359 ; VI, 127, 136). On y trouve une statue de sainte Brigitte datant du XVIIIème siècle, ainsi que son buste reliquaire en argent.

Santez Berc'hed Kildar

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Manac'hegezh

par Andrev

publié dans Monachisme et pays celtes , Keltia , Celtes , Feiz , Foi

Ermitage de saint Brendan, à Aranmore
Ermitage de saint Brendan, à Aranmore

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Sheik Imran Hosein – atersadenn e bro-Serbia 22 Here 2015

 

Je vois partout que les arguments du monde occidental sont d'une très grande pauvreté face à la religion et aux moeurs des Mahométans. C'est un monde qui se moque d'un autre, arguant de sa supériorité, de ses "Lumières", de ses moeurs "libérées", de ses démocraties idéales et même de son christianisme dont il se fout royalement, alors que les vraies moeurs et foi chrétiennes y ont disparu depuis longtemps: celles-ci ne sont plus qu'une idée vague, à laquelle on se raccroche quand le radeau de la méduse va à vau-l'eau dans un océan de crimes légaux: 600 avortements dans l'hexagone le jour des derniers attentats parisiens. De quel côté est la folie? Pour toutes ces choses, j'apprécie cette intervention du Sheikh Imran Hosein par Tesha Teshanovich, le 22 Octobre 2015 en Serbie, que je découvre le lendemain de la fête de saint Colomban! J'en cite un extrait: le Sheik se réfère ici à une prophétie où il est question d'un rapprochement avec les chrétiens.

« Je pose cette question aux musulmans en Bosnie : qui donc sont ces chrétiens dont le Seigneur Dieu a parlé dans le Coran en disant qu'ils deviendront les plus proches des musulmans en amour et affection ? Le Coran continue et les identifie et dit qu'ils seront des gens qui s'accrochent au monachisme et à la prêtrise. De nos jours, dans une partie de la Chrétienté, le prêtre doit se cacher de la police car elle a contre lui 25000 chefs d'accusation de pédophilie. De nos jours, dans une partie de la Chrétienté, les monastères sont maintenant devenus des McDonald's, mais dans l'autre partie de la Chrétienté, les monastères sont encore en fonction, la vie monastique est encore respectée et gardée en haute estime, et le moine a une place spéciale dans le style de vie chrétien. Le Coran continue en disant, au sujet de ces chrétiens qui seront les plus proches des musulmans en amour et affection, qu'ils ne seront pas des gens arrogants. Une partie de la Chrétienté s'est alliée avec une partie des Juifs dans le but de régner sur le monde, la Russie doit donc s'agenouiller devant eux, la Chine aussi, mais l'autre partie de la Chrétienté n'a pas cette arrogance »

Et je pensais à l'ancienne forme de christianisme que mon pays de Bretagne a oublié: si le Sheikh avait connu le monachisme celtique de Bretagne et d'Irlande, sans doute l'aurait-il cité dans son argumentation. Il faut ici rappeler que le monachisme n'est pas réservé aux moines, mais que c'est plutôt le chrétien qui doit s'appliquer à vivre comme un moine (à commencer par les membres de ce qu'on appelle le "clergé séculier"), comme ont voulu le faire dans mon pays tant de communautés vivant à l'ombre des monastères, et qui sont à l'origine de toutes ces paroisses mortes aujourd'hui, ou comme tant de princes européens ont voulu en épouser l'esprit: saint Judicael, saint Eric de Danemark, sainte Brigitte de Suède, saint Louis... Les lann, plou et tre étaient autant de laboratoires de la vie authentique pour Dieu et en Dieu, et qui ont donné leur nom à tant de localités en Bretagne: Lannilis, Ploërmel, Trebeurden... Puis est venu le "Moyen-Age" où quelque chose a basculé: l'organisation et la vitalité monastiques de la société bretonne avaient disparu après les invasions normandes, et les communautés se réfugiaient désormais au pied des hautes tours des forteresses, cependant que les anciennes paroisses gardaient leur nom celtique et qu'une majorité de l'ouest du pays gardait au fond de ses campagnes et la langue et l'esprit de l'ancien réseau Bretagne-Irlande.

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Kelted hag Hellenizourien

par G.G.M.

publié dans Maodez Glanndour , Preder , Celtes , Keltia

Arabat bezañ touellet gant an tunioù teknikel, evel pa vefent ar pep pouezuzañ. Ar skol a lavaro deoc'h ez eo aet war-raok al liverezh e bed ar C'hornog dre glask taolennañ an donder hag en trede ment, dre strivañ da skeudenniñ bevder al livioù hag all. Evidon n'eo ket aze emañ an arz : ne deo kement-se nemet troioù-micher, ur yezh. Met petra 'vo lavaret ? Sed ar pezh a gont. Gant hentennoù eeun-kenañ e c'hell un arz hag un arzour lavarout traoù meur.

Pezhioù moneiz ar Gelted n'int ket treset brav evel re an Helleniz pe ar Romaned, ha koulskoude ez int trec'h d'ar re-mañ. Lusk ar furmioù, bevder an dresadenn, heson bepred ha kenkoulz all skeudennoù ken disheñvel kenetrezo, a ziskouez ur speredelezh uheloc'h hag ur gizidigezh dreist-hini.

Ne ne nous laissons pas tromper par les ruses de la technologie et l'importance qu'elles se donnent. On vous dira à l'école que la peinture a progressé dans le monde occidental en cherchant à représenter la profondeur et la troisième dimension, ou encore en s'efforçant de rendre la réalité des couleurs, etc. Pour moi, l'art n'est pas là : ce ne sont là que des procédés, un langage. Mais que sera-il dit ? C'est cela qui compte. Un art et un artiste peuvent , avec des techniques très simples, dire de grandes choses.
Les pièces de monnaie des Celtes ne sont pas ciselées aussi finement que celles des Grecs ou des Romains, et pourtant, elles leurs sont supérieures. Le mouvement des formes, la vigueur du dessin, toujours harmonieux , et pourtant des images en même temps si différentes les unes des autres, montrent une esprit supérieur et une sensibilité géniale.

Maodez Glanndour – Kregin mor – emb. Al liamm, - 1987 - p. 104

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