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Derwell a Gernev

par Andrev

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Derwela de Cornouailles est une sainte de martyrologe breton, née en 4681 en Domnonée, dans l'Ile de Bretagne. Elle est la première fille, et le premier enfant, du roi Budic de Cornouailles et d'Elena d'Anaumide. L'un de ses neveux est saint Samson, cousin de son fils saint Malo, ces deux derniers ayant fondé chacun un monastère proches l'un de l'autre en Domnonée armoricaine: celui de Dol et celui de Saint-Malo, en Petite-Bretagne. Sainte Derwell est fêtée le 18 mars.

Elle eut notamment pour frères et soeurs :

  • Miliav, l'aîné des fils, prince, puis roi de Cornouailles, qui épousa Aurelia de Broërec (Bretagne armoricaine), puis fut assassiné par son frère cadet Rivod ; Miliav, ou "Meliau" est honoré comme saint dans le pays Vannetais, en Petite-Bretagne (Armorique).
  • Rivod, prince puis régent de Cornouailles. Après avoir assassiné son frère, pour continuer de régner sans partage, il amputa, puis fit assassiner le fils de celui-ci, Milwor ;
  • Amwn Ddu (« le Noir ») (Hamon), qui épousa Anna de Gwent, fille de Vortimer et soeur de sainte Madrun (Materiana) ; l'un de leurs enfants fut saint Samson, celui qui fonda le monastère de Dol, en Bretagne armorique, près de Saint-Malo. Samson est donc cousin de Malo, fils de Ynyr et Derwell.
  • Umbrafel qui épousa Afrella (alias Arilda) de Gwent ;
  • Iaun Reith (« le Juste »), le benjamin de la fratrie qui amena le peuple de Cornouailles en Armorique, qui forma la Bretagne par la suite.

Sa famille étant déjà très liée à la monarchie de Gwent, Derwela se maria à Ynir Gwent, régnant alors, et vécut à Venta Silurum. Ce royaume correspond à peu près au comté éponyme de l'ancienne Bretagne insulaire, au sud-est de l'actuel Pays de Galles. Ce comté, délimité par les rivières Severn, Usk et Wye se situe dans la région de Newport.

La légende accompagnant sa famille veut qu'elle recueillit son neveu, Milwor, à la mort de son frère Miliav, orchestrée par son autre frère Rivod.

De son époux, elle eut Mac-Hlow (2), le saint qui donna son nom à Saint-Malo, en Petite-Bretagne. "Nam, ut ferunt uiri peritissimi, mater eius in sexagesimo sexto erat anno quandofilium suum sanctum Machutem peperit atque nutriuit in ualle que dicitur Nantcaruan. in qua elegantissimum monasterium situm erat, in que Brendanus confessor Christi abbas erat": (...) "Sa mère (Derwell) était dans sa soixante-sixième année quand elle mit au monde son fils saint Malo (la nuit de Pâques), et qu'elle le nourrit dans la vallée appelée Llancarvan, où se trouvait un très beau monastère, dont le saint confesseur du Christ Brendan était l'abbé." (tiré de la Vita de saint Malo, écrite à la fin du IXe siècle par son successeur Bili au siège épiscopal d'Aleth-Saint-Malo).

Dans d'autres hagiographies, Derwell est la deuxième épouse de Ynyr, la première ayant été sainte Madrun (Madryn; Materiana), fille de Vortimer. La soeur de Madrun, Anna, épousa en deuxième noces, le frère de Derwell, Hamon (Amwn Ddu).

 

Hon Aotroù Jezuz-Krist, a vez benniget  dre e Sent,

da vezo trugarezus ouzhimp!

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Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saints,

par leurs prières, nous fasse miséricorde

 

  1. (en) L'arbre généalogique des rois de Cornouailles permettant de situer Derwela peut être consulté ici [archive].
  2. http://arzhmael-3.over-blog.com/2013/11/sant-mac-hlo%C3%B9-1.html
Kembre

Kembre

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Felgerieg-Naoned

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne

Felgerieg-Naoned

Felgerieg-Veur, kozhat ur barrez eus eskopti Naoned

Le Grand-Fougeray, antique paroisse de l'évếché de Nantes

 

"Le Cartulaire de Redon renferme un grand nombre de chartes concernant la paroisse de Fougeray aux IXème et Xème siècles. Dès 852 nous voyons Erispoé, roi de Bretagne, donner à l'abbaye de Redon deux terres appelées Moi et Aguliac, situées sur le bord de la Chère, dans la paroisse de Fougeray, « duas randremes Moi et Aguliac in plebe quœ vocatur Fulkeriac, super flumen Kaer ». Cette donation d'Aguliac fut confirmée en 859 par le roi Salomon (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 24, 25). Non-seulement Fougeray était paroisse à cette époque reculée, mais c'était déjà une paroisse assez considérable pour qu'on l'appelât dès 903 le Grand-Fougeray, « Fulkeriac Major » par opposition au Petit-Fougeray en Chanteloup ; elle renfermait alors, en effet, presque tout le territoire des quatre paroisses actuelles : Fougeray, Sainte-Anne, La Dominelais et Mouais. Située sur les limites franco-bretonnes, elle avait une population composée partie de Bretons, partie de Francs, et d'importantes familles appartenant aux deux nations y avaient des intérêts. Du côté des Bretons, nous voyons les rois Erispoë et Salomon, les comtes Pascweten et Alain-le-Grand employer en bonnes oeuvres une partie des terres qu'ils avaient à Fougeray ; nous voyons même Pascweten, alors gendre du roi Salomon, y séjourner, et Colédoc, parent d'Alain-le-Grand, y posséder des terres et des serfs. Le clergé breton semble aussi affectionner Fougeray : l'évêque de Vannes Courantgen y réside parfois, et saint Convoyon y envoie, peu de temps après la fondation de son abbaye de Redon, les moines Haëlmin et Konwoion ; ces derniers fondent même en Fougeray le monastère de Mouais, où nous trouvons plus tard l'abbé Ritcand, successeur de saint Convoyon (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 167, 168, 173, 174, 187, etc...). Du côté des Francs, quelques personnages importants méritent également d'être signalés à Fougeray. C'est d'abord Austroberte, noble et pieuse femme qui fut la bienfaitrice du prieuré de Mouais, devançant dans sa générosité les libéralités royales des princes bretons envers les moines de Redon établis en Fougeray. C'est encore Sigebert, qui tenait un rang assez important pour avoir l'honneur de recevoir dans sa maison le prince Pascweten et l'évêque Courantgen. Mais l'élément breton dominait à Fougeray ; nous en avons la preuve dans les noms des villages et des habitants, qui appartiennent presque tous à cette époque à la langue bretonne ; tels étaient les villages de Mordan, de Hoethlor, de Broncongar ; telles étaient les terres de Moi et d'Aguliac ; tels étaient encore les colons Sulhoiarn et Hinconan, qui habitaient Broncongar, et le serf Tavalt, que donna à Redon le prince Coledoc. Cette population se divisait en trois classes : les hommes libres, — les colons — et les serfs ; ces derniers disparurent au siècle suivant, après les invasions normandes. Les rentes des métairies de Mordan et de Hoethlor en 864, « villa que dicitur Mordan et alia que appelatur Hoethlor et sunt site in plebe Felkeriac », nous montrent que l'on élevait alors sérieusement des bestiaux dans les exploitations agricoles et que l'on y cultivait deux fois plus de froment que de seigle (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 212, 213 - Il est probable que Hoethlor ou Coëthlor était la terre actuelle du Loray, appelée anciennement Coëtloray). Vers 880, les Normands amoncelèrent les ruines en Bretagne. Après avoir ravagé l'abbaye de Redon, ils s'engagèrent sur les bords de la petite rivière de Chère, qui se jette dans la Vilaine non loin de Fougeray ; ils dévastèrent toute la contrée et détruisirent de fond en comble la paroisse de Cornou, située au bord de la Chère, entre Fougeray et Sion. Mais lorsque la paix revint en Bretagne avec le glorieux règne d'Alain-Barbe-Torte (939), nos paroisses se reconstituèrent en grande partie, et Fougeray fut de ce nombre. Toutefois, les moines de Redon obtinrent l'érection en paroisse de leur prieuré de Mouais et de son territoire, qui furent de la sorte distraits de Fougeray ; plus tard, en 1062, Quiriac, évêque de Nantes, confirma les mêmes religieux dans la possession de cette nouvelle paroisse de Mouais. Quoique l'abbaye de Redon eût à son origine des biens en Fougeray, rien n'indique cependant qu'elle ait jamais possédé complètement cette paroisse ; tout, au contraire, porte à croire que de très-bonne heure Fougeray appartint aux évêques de Nantes. Aussi dès 1123 l'un de ces derniers, Brice, fut-il confirmé par Louis-le-Gros (Louis Le Débonnaire) — qui prétendait commander en Bretagne — dans la possession de l'église de Fougeray. Il y a bien quelque probabilité qu'à la mort de l'évêque Gislard Fougeray fut envahi par les évêques de Vannes ; mais cette usurpation, si elle eut lieu, fut de courte durée, et sous le règne d'Alain-le-Grand l'évêque de Nantes Fulcher se fit restituer les paroisses qu'on avait voulu soustraire à sa juridiction. A partir de cette époque et jusqu'en 1803, la paroisse de Fougeray fit partie sans conteste du diocèse de Nantes."

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Beure mat e Kernev

par Andrev

publié dans Kernev , Breizh , Bretagne

Beure mat e Kernev...

 

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Merc'h Ryan

par Andrev

publié dans Iwerzhon , Ireland , sevenadur , Keltia , Angleterre

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Rumengol

par Andrev

Rumengol

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Santez Kunesburga, Kuneswid ha Tibba

par Andrev

publié dans Bro-Saoz , Angleterre , Feiz , Foi

Saintes Kynesburga, Kyneswide et Tibba
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Mortes vers 680. Commémorées les 6-7 mars.


Le Roi de Mercie Penda a été toute sa vie l'ennemi le plus inconditionnel de l'Eglise mais tous ses enfants sont devenus de fervents chrétiens et instruments pour amener beaucoup de gens à la Foi. Sa fille aînée Kyneburga a été mariée au roi Oswy de Northumbrie, Aelfrith, qui était le patron de Sr. Wilfrid durant ses premières années. Elle semble avoir habité avec son mari dans une relation de frère et soeur, tel qu'il a été rapporté que leur maison était comme un monastère. Après un certain nombre d'années, en 650, ils ont tout les deux décidé de quitter leur propriété royale, méprisant les choses de ce monde, "mundo contempto" comme la Chronique le dit. Aelfrith est mort peu après son entrée au monastère, mais Kyneburga a commençé à construire un couvent sur le site d'un vieux castrum romain que ses frères lui avaient présentés, appelé Dormancaster, sur la rivière Neve.
Kyneburga a vite été rejointe par un grand nombre de dames, "multi congratis virginibus", et parmi elles se trouvaient sa soeur Kyneswide et sa parente Tibba. Kyneswide, la plus jeune de filles du Roi Penda, avait fait voeu de virginité dès son plus jeune âge, ce qui n'avait pas empêché son frère Wulfhere d'arranger un mariage politique pour elle avec le roi Offa, des Saxons de l'est. Quand fut venu le temps de la noce de la princesse, elle recommanda sa cause à Notre-Dame-Sainte-Marie et la essaya de convaincre Offa de l'excellence d'une vie totalement vouée à Dieu. Elle a si bien réussi qu'Offa démissionna de son Royaume et partit en compagnie de Saint Egwin, en pélerinage à Rome où il mourut comme moine. Ce qui laissa Kyneswide libre pour embrasser la vie religieuse à Dormancaster et succéder à sa soeur comme son abbesse quand Kyneburga mourut aux environs de 680.

Le village de Castor, comme on l'appelle à présent, est construit par-dessus les restes d'une grande villa romaine qui avait été désertée aux environs de 450 et sur laquelle Sainte Kyneburga érigera son couvent 200 ans plus tard. A l'époque romaine, Castor avait une réputation internationale pour la production de poterie fine et les traces de cette industrie peuvent être trouvées dans le "Champ de Normangate" où une crête est localement connue sous le nom de "Lady Conneyburrow's way", de toute évidence un vestige du temps du Couvent. La belle église actuelle est dédiée à Sainte Kyneburga et bien que de style normand principalement, il y a un tympan de l'église Saxone au-dessus du porche sud et une pierre taillée dans le mur du sud qu'on pense faire partie du sanctuaire Saxon original, qui était dans l'allée nord et où une chapelle a été restaurée et dédiée à Sainte Kyneswide. Les corps des Saintes ont été transférés à Peterborough dans la première partie du 11ième siècle et la Fête de la Translation a été conservée avec grande solennité au 6 ou 7 mars. La Chronique Anglo - Saxone rapporte que quand l'abbaye a été fondée par le roi Peada, ses soeurs Kyneburga et Kyneswide lui ont été associées et il y a une chapelle dans le transept sud de la Cathédrale qui leur est dédiée.


(Stanton, Cartwright, Darnell & Sauvage).

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Alan Kastell-tro

par Andrev

"Se disant « franczois » et « bretonnant », Alain de Chasteau tournant, qui écrivait en 1451, indique ainsi que l’utilisation du breton sur son territoire, à l’est de la limite proposée par d’Argentré au XVIe siècle (...) reste effective à son époque. "


Il s'agit ici d'un extrait d'une prose d'Alain de Châteautro, descendant de Gwethennoc, le fondateur de Josselin. Alain était-il bretonnant par sa culture générale ou bien la noblesse de ce coin de Bretagne avait-elle encore connaissance de la langue bretonne, ou bien plus, la langue était-elle encore vivante dans certaines communautés autour de Guilliers, à une époque pour laquelle les éminents linguistes ont statué que le breton avait disparu depuis longtemps de cette contrée du Porhoêt malouin?

Il existe, par ailleurs, d'autre indices de la permanence de la langue en "pays gallo". On peut même dire que la permanence dure jusqu'à nos jours, car nombre de nom de lieux, dans cette "moitié" orientale de la Bretagne, sont issus de la langue bretonne, entre Dol et Redon. Et pourquoi auraient-ils duré, si ce n'est pour nous dire que la langue universelle de la Bretagne, c'est bien la même que celle dont se revendiquent les Gallois?

 

"C'est un devoir pour chaque homme d'être homme selon ce que la nature lui a donné en partage. Nous sommes bretons: refuser d'être breton, c'est se suicider. Soyons des hommes vivants. Nous devons donc apprendre le breton, le réapprendre, le perfectionner, le compléter, et cela parce que c'est notre langue à nous. Et cela est vrai pour tous, même pour ceux qui n'ont jamais entendu un mot de breton; parce que c'est la voix des siècles passés, la voix de notre peuple, qui demande à refleurir, c'est notre vraie nature qui doit s'épanouir." traduit de Maodez Glanndour Kregin Mor (p. 52)

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Bretoned an hanternoz

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , Alba

Les Bretons du Nord

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North Bretons

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Yves Mahyeuc

par Andrev

"Yves Mahyeuc embrassa la vie religieuse au couvent des frères prêcheurs de Morlaix avant de rejoindre celui de Bonne Nouvelle à Rennes.

Tour à tour confesseur d'Anne de Bretagne, de Charles VIII puis de Louis XII, il fut nommé évêque de Rennes par le pape Jules II le 29 janvier 1507.

Il accompagna la duchesse Anne lors de son voyage en Bretagne en 1505 et fut l'auteur d'un Veni Creator latin-breton, chanté lors du passage au Folgoët, signé Yves Caervoyec.

En 1532 il accueillit le dauphin François de France à l'occasion de son entrée dans la ville de Rennes et le couronna Duc de Bretagne en sa cathédrale sous le nom de François III. À cette occasion on put admirer sur un « grand tableau attaché, escript en lettres d'or le vroy langaige de Troye ». Il s'agissait d'un poème en breton composé par l'évêque.

Yves Mahyeuc mourut en odeur de sainteté au manoir épiscopal de Saint-Armel de Bruz le 20 septembre 1541 et fut enseveli dans le transept méridional de sa cathédrale, près de l'autel Saint-Sébastien."

bet tennet eus Wiki

Yves Mahyeuc

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Ar Vuhez

par Andrev

publié dans Feiz , Foi

L'interprète auprès de  Dieu de l'action de grâces

de tous les êtres vivants de la terre

 

"Ecris, mon frère Don Ottavio, je suis saint Joseph Cottolengo.

L'humanité, obscurcie par le péché originel et par la multiplication presque à l'infini des fautes personnelles de chacun, naît, grandit, vit et disparaît de la scène de ce monde dans une quasi totale obscurité; c'est à peine si elle entrevoit une faible lueur parmi les ténèbres qui l'environnent, lueur donnée par les vérités fondamentales révélées. Elles sont peu nombreuses les âmes qui, éclairées, voient en pleine lumière les grandes réalités célestes pour lesquelles l'homme a été créé.

Première et seule grande réalité: Dieu, source de vie, communique à tout l'univers la vie qui vibre et palpite partout: dans les profondeurs des mers, à la surface de la terre, dans la densité de l'air. L'univers en est rempli; partout la vie est en mouvement.

Oh! Hommes sots et aveugles qui ne voulez pas voir le prodige de la vie que Dieu opère pour Sa gloire sans doute, mais aussi pour vous qu'Il veut faire participer à Sa gloire, pour vous qui existez, qui vivez et jouissez de ce fruit merveilleux et prodigieux de Son amour.

La création de l'univers a été un acte d'amour; la création de chaque être vivant est un acte d'amour; la création de l'homme, parmi tous les êtres vivants de la terre, est un acte d'amour et de prédilection, puisque seul l'homme a été fait à l'image et à la ressemblance de son Seigneur et Créateur et que lui seul peut projeter l'image de Dieu sur tous les autres êtres vivants. Lui seul, l'homme, a été créé avec une mission cosmique, roi et maître de tous les êtres vivants sur la terre; lui seul peut être, et il est, pourvu qu'il le veuille, l'interprète auprès de  Dieu de l'action de grâces de tous les êtres vivants de la terre.

Maintenant, si Dieu est le principe et la cause première de la vie de tous les êtres vivants, il serait absurde que ce ne soit pas Lui qui pourvoie, conserve, et dirige toutes les créatures dans la poursuite de leur fin. En fait, il en est ainsi; dans l'Evangile, on lit que Dieu pourvoit à  habiller les fleurs des champs, à revêtir de leur splendeur les lys et à nourrir les oiseaux du ciel. Ne pourvoira-t-il pas à plus forte raison à vos besoins à vous, créatures humaines qui êtes son reflet sur la terre?

Partout foisonne la vie, cette vie qui, selon l'ordre établi par Dieu Créateur, doit être respectée par tous, vénérée comme l'exige le bon usage de la raison humaine, comme l'exige la foi et comme l'exige l'ordre naturel des choses. Mais, en réalité, jamais comme en ce siècle d'obscur et barbare matérialisme, la vie des hommes et des êtres inférieurs n'a été autant désacralisée, violentée, annihilée. L'homme, comme pris de folie, s'érige contre Dieu, contre l'ordre naturel établi par Dieu, et par un fort instinct, par un sauvage instinct de révolte, tue en violant la loi divine, supprime la vie dès son éclosion sur la base de lois iniques et inhumaines, la détruit par les plus innombrables formes de violence, en se plaçant - lui, l'homme, le roi de Création, le prêtre de l'univers - en dessous des bêtes elles-mêmes, les dépassant étrangement dans leurs pires instincts, et tout cela mensongèrement au nom du Droit, de la Loi et de la Liberté de la personne humaine.

A cela vous a amenés la tromperie de Satan; à cela vous a amenés le sombre obscurantisme de la civilisation du péché."

 

Ar Vuhez

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