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Rumengol

par Andrev

Rumengol

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Santez Kunesburga, Kuneswid ha Tibba

par Andrev

publié dans Bro-Saoz , Angleterre , Feiz , Foi

Saintes Kynesburga, Kyneswide et Tibba
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Mortes vers 680. Commémorées les 6-7 mars.


Le Roi de Mercie Penda a été toute sa vie l'ennemi le plus inconditionnel de l'Eglise mais tous ses enfants sont devenus de fervents chrétiens et instruments pour amener beaucoup de gens à la Foi. Sa fille aînée Kyneburga a été mariée au roi Oswy de Northumbrie, Aelfrith, qui était le patron de Sr. Wilfrid durant ses premières années. Elle semble avoir habité avec son mari dans une relation de frère et soeur, tel qu'il a été rapporté que leur maison était comme un monastère. Après un certain nombre d'années, en 650, ils ont tout les deux décidé de quitter leur propriété royale, méprisant les choses de ce monde, "mundo contempto" comme la Chronique le dit. Aelfrith est mort peu après son entrée au monastère, mais Kyneburga a commençé à construire un couvent sur le site d'un vieux castrum romain que ses frères lui avaient présentés, appelé Dormancaster, sur la rivière Neve.
Kyneburga a vite été rejointe par un grand nombre de dames, "multi congratis virginibus", et parmi elles se trouvaient sa soeur Kyneswide et sa parente Tibba. Kyneswide, la plus jeune de filles du Roi Penda, avait fait voeu de virginité dès son plus jeune âge, ce qui n'avait pas empêché son frère Wulfhere d'arranger un mariage politique pour elle avec le roi Offa, des Saxons de l'est. Quand fut venu le temps de la noce de la princesse, elle recommanda sa cause à Notre-Dame-Sainte-Marie et la essaya de convaincre Offa de l'excellence d'une vie totalement vouée à Dieu. Elle a si bien réussi qu'Offa démissionna de son Royaume et partit en compagnie de Saint Egwin, en pélerinage à Rome où il mourut comme moine. Ce qui laissa Kyneswide libre pour embrasser la vie religieuse à Dormancaster et succéder à sa soeur comme son abbesse quand Kyneburga mourut aux environs de 680.

Le village de Castor, comme on l'appelle à présent, est construit par-dessus les restes d'une grande villa romaine qui avait été désertée aux environs de 450 et sur laquelle Sainte Kyneburga érigera son couvent 200 ans plus tard. A l'époque romaine, Castor avait une réputation internationale pour la production de poterie fine et les traces de cette industrie peuvent être trouvées dans le "Champ de Normangate" où une crête est localement connue sous le nom de "Lady Conneyburrow's way", de toute évidence un vestige du temps du Couvent. La belle église actuelle est dédiée à Sainte Kyneburga et bien que de style normand principalement, il y a un tympan de l'église Saxone au-dessus du porche sud et une pierre taillée dans le mur du sud qu'on pense faire partie du sanctuaire Saxon original, qui était dans l'allée nord et où une chapelle a été restaurée et dédiée à Sainte Kyneswide. Les corps des Saintes ont été transférés à Peterborough dans la première partie du 11ième siècle et la Fête de la Translation a été conservée avec grande solennité au 6 ou 7 mars. La Chronique Anglo - Saxone rapporte que quand l'abbaye a été fondée par le roi Peada, ses soeurs Kyneburga et Kyneswide lui ont été associées et il y a une chapelle dans le transept sud de la Cathédrale qui leur est dédiée.


(Stanton, Cartwright, Darnell & Sauvage).

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Alan Kastell-tro

par Andrev

"Se disant « franczois » et « bretonnant », Alain de Chasteau tournant, qui écrivait en 1451, indique ainsi que l’utilisation du breton sur son territoire, à l’est de la limite proposée par d’Argentré au XVIe siècle (...) reste effective à son époque. "


Il s'agit ici d'un extrait d'une prose d'Alain de Châteautro, descendant de Gwethennoc, le fondateur de Josselin. Alain était-il bretonnant par sa culture générale ou bien la noblesse de ce coin de Bretagne avait-elle encore connaissance de la langue bretonne, ou bien plus, la langue était-elle encore vivante dans certaines communautés autour de Guilliers, à une époque pour laquelle les éminents linguistes ont statué que le breton avait disparu depuis longtemps de cette contrée du Porhoêt malouin?

Il existe, par ailleurs, d'autre indices de la permanence de la langue en "pays gallo". On peut même dire que la permanence dure jusqu'à nos jours, car nombre de nom de lieux, dans cette "moitié" orientale de la Bretagne, sont issus de la langue bretonne, entre Dol et Redon. Et pourquoi auraient-ils duré, si ce n'est pour nous dire que la langue universelle de la Bretagne, c'est bien la même que celle dont se revendiquent les Gallois?

 

"C'est un devoir pour chaque homme d'être homme selon ce que la nature lui a donné en partage. Nous sommes bretons: refuser d'être breton, c'est se suicider. Soyons des hommes vivants. Nous devons donc apprendre le breton, le réapprendre, le perfectionner, le compléter, et cela parce que c'est notre langue à nous. Et cela est vrai pour tous, même pour ceux qui n'ont jamais entendu un mot de breton; parce que c'est la voix des siècles passés, la voix de notre peuple, qui demande à refleurir, c'est notre vraie nature qui doit s'épanouir." traduit de Maodez Glanndour Kregin Mor (p. 52)

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Bretoned an hanternoz

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , Alba

Les Bretons du Nord

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North Bretons

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Yves Mahyeuc

par Andrev

"Yves Mahyeuc embrassa la vie religieuse au couvent des frères prêcheurs de Morlaix avant de rejoindre celui de Bonne Nouvelle à Rennes.

Tour à tour confesseur d'Anne de Bretagne, de Charles VIII puis de Louis XII, il fut nommé évêque de Rennes par le pape Jules II le 29 janvier 1507.

Il accompagna la duchesse Anne lors de son voyage en Bretagne en 1505 et fut l'auteur d'un Veni Creator latin-breton, chanté lors du passage au Folgoët, signé Yves Caervoyec.

En 1532 il accueillit le dauphin François de France à l'occasion de son entrée dans la ville de Rennes et le couronna Duc de Bretagne en sa cathédrale sous le nom de François III. À cette occasion on put admirer sur un « grand tableau attaché, escript en lettres d'or le vroy langaige de Troye ». Il s'agissait d'un poème en breton composé par l'évêque.

Yves Mahyeuc mourut en odeur de sainteté au manoir épiscopal de Saint-Armel de Bruz le 20 septembre 1541 et fut enseveli dans le transept méridional de sa cathédrale, près de l'autel Saint-Sébastien."

bet tennet eus Wiki

Yves Mahyeuc

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Ar Vuhez

par Andrev

publié dans Feiz , Foi

L'interprète auprès de  Dieu de l'action de grâces

de tous les êtres vivants de la terre

 

"Ecris, mon frère Don Ottavio, je suis saint Joseph Cottolengo.

L'humanité, obscurcie par le péché originel et par la multiplication presque à l'infini des fautes personnelles de chacun, naît, grandit, vit et disparaît de la scène de ce monde dans une quasi totale obscurité; c'est à peine si elle entrevoit une faible lueur parmi les ténèbres qui l'environnent, lueur donnée par les vérités fondamentales révélées. Elles sont peu nombreuses les âmes qui, éclairées, voient en pleine lumière les grandes réalités célestes pour lesquelles l'homme a été créé.

Première et seule grande réalité: Dieu, source de vie, communique à tout l'univers la vie qui vibre et palpite partout: dans les profondeurs des mers, à la surface de la terre, dans la densité de l'air. L'univers en est rempli; partout la vie est en mouvement.

Oh! Hommes sots et aveugles qui ne voulez pas voir le prodige de la vie que Dieu opère pour Sa gloire sans doute, mais aussi pour vous qu'Il veut faire participer à Sa gloire, pour vous qui existez, qui vivez et jouissez de ce fruit merveilleux et prodigieux de Son amour.

La création de l'univers a été un acte d'amour; la création de chaque être vivant est un acte d'amour; la création de l'homme, parmi tous les êtres vivants de la terre, est un acte d'amour et de prédilection, puisque seul l'homme a été fait à l'image et à la ressemblance de son Seigneur et Créateur et que lui seul peut projeter l'image de Dieu sur tous les autres êtres vivants. Lui seul, l'homme, a été créé avec une mission cosmique, roi et maître de tous les êtres vivants sur la terre; lui seul peut être, et il est, pourvu qu'il le veuille, l'interprète auprès de  Dieu de l'action de grâces de tous les êtres vivants de la terre.

Maintenant, si Dieu est le principe et la cause première de la vie de tous les êtres vivants, il serait absurde que ce ne soit pas Lui qui pourvoie, conserve, et dirige toutes les créatures dans la poursuite de leur fin. En fait, il en est ainsi; dans l'Evangile, on lit que Dieu pourvoit à  habiller les fleurs des champs, à revêtir de leur splendeur les lys et à nourrir les oiseaux du ciel. Ne pourvoira-t-il pas à plus forte raison à vos besoins à vous, créatures humaines qui êtes son reflet sur la terre?

Partout foisonne la vie, cette vie qui, selon l'ordre établi par Dieu Créateur, doit être respectée par tous, vénérée comme l'exige le bon usage de la raison humaine, comme l'exige la foi et comme l'exige l'ordre naturel des choses. Mais, en réalité, jamais comme en ce siècle d'obscur et barbare matérialisme, la vie des hommes et des êtres inférieurs n'a été autant désacralisée, violentée, annihilée. L'homme, comme pris de folie, s'érige contre Dieu, contre l'ordre naturel établi par Dieu, et par un fort instinct, par un sauvage instinct de révolte, tue en violant la loi divine, supprime la vie dès son éclosion sur la base de lois iniques et inhumaines, la détruit par les plus innombrables formes de violence, en se plaçant - lui, l'homme, le roi de Création, le prêtre de l'univers - en dessous des bêtes elles-mêmes, les dépassant étrangement dans leurs pires instincts, et tout cela mensongèrement au nom du Droit, de la Loi et de la Liberté de la personne humaine.

A cela vous a amenés la tromperie de Satan; à cela vous a amenés le sombre obscurantisme de la civilisation du péché."

 

Ar Vuhez

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Ar Roue Morvan

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne , Roue Morvan , Roi Morvan , Kernev , Cornouaille , Bro-Pourled , Normandie

Ar Roue Morvan

"Aux alentours de 800, deux zones divisent la Bretagne : la zone bretonne (la Domnonée, le Léon, la Cornouaille, le [Bas-Vannetais]) contre la zone gallo-franque ou marches de Bretagne (Rennes, Nantes, [Vannes]). Pour renforcer leurs positions, les rois carolingiens tendaient à multiplier le peuplement franc de la Bretagne et à guerroyer contre les comtés bretons en perpétuelle révolte contre le tribut qu'on voulait leur imposer. La puissante autorité carolingienne dut faire campagne d'abord en 786, puis en 799 et 811 avec le marquis Guy de Nantes et ses comtes... Les chefs bretons régulièrement battus sont incapables de s'unir devant l'ennemi commun jusqu'au jour où ils s'entendent pour reconnaître comme chef Morvan obligeant Louis à intervenir."

Quelques années plus tard se levait Nominoë. La Marche gallo-franque devenait Marche de Bretagne. S'y adjoignirent, sous son fils Erispoë, Anjou, Maine, Avranchin et Cotentin.

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Gwerz Kêr-Is

par Andrev

Gwerz Kêr-Is

Gwerz Kêr-Is

La complainte de la ville d'Is

 

Qu'y a-t-il de nouveau dans la ville d'Is,

Puisque la jeunesse est aussi folle.

Puisque j'entends ainsi les binious,

Les bombardes et les harpes.

 

Petra 'zo nevez e Kêr Iz

Ma'z eo ken foll ar yaouankiz,

Mar klevan-me ar binioù,

Ar vombard hag an telennoù.

 

Il n'y a rien de nouveau dans la ville d'Is,

Seulement les ébats de tous les jours,

Dans la ville d'Is il n'y a que des

                                    vieilles choses,

Et des ébats de toutes les nuits.

 

E Kêr Iz n'eus netra nevez,

Met an ebatoù 'vez bemdez,

E Keriz n'eus nemet traou kozh,

Hag an ebatoù 'vez bemnoz.

 

Des bosquets de ronce ont poussé,

Dans les portes des églises fermées,

Et sur les pauvres pleurant,

On excite les chiens à les mordre.

 

Bodennoù drez 'zo diwanet,

E dor an ilizoù serret,

Ha war ar beorien o ouelañ,

E hiser ar chas d'o drailhañ.

 

Ahès la fille du Roi Gradlon,

Le feu de l'enfer en son cœur,

À la tête de la débauche,

Mène à sa suite la ville à sa perte.

 

Ahes merc'h ar Roue Gralon,

Tan an ifern en he c'halon,

Er penn kentañ eus an diroll,

A gas ar gêr d'he heul da goll.

 

Saint Gwenolé, avec peine de cœur,

Est venu trouver son père bien souvent,

Et avec pitié, l'homme de Dieu,

A dit au Roi :

 

Sant Gwenole gant kalonad,

'Zo bet meur a wezh 'kaout he zad,

Ha gant truez an den Doue,

En deus lavaret d'ar Roue :

 

"Gradlon, Gradlon, prêtez attention,

Aux désordres que mène Ahès,

Car le temps sera passé,

Quand Dieu jettera sa colère".

 

"Gralon, Gralon, lakaet evezh,

D'an disurzhioù a ren Ahez,

Rak tremenet 'vo an amzer,

Pa skuilho Doue e gounnar".

Couplet 7

Et le Roi sage, courroucé,

Sa fille a conseillé,

Mais affaibli par la vieillesse,

N'a plus la force de la combattre.

 

Hag ar Roue fur spouronet,

D'e verc'h en deus bet kelennet ;

Met diskaret gant ar gozhni,

'N deus mui an nerzh da stourm outi.

 

Fatiguée des reproches de son père,

Et pour quitter son regard,

A construit avec l'aide des mauvais esprits,

Un beau palais près des écluses.

 

Ha skuizh gant rebechoù he zad,

Evit mont diouzh e zaoulagad

He deus graet gant drouksperedoù,

Ur palez kaer tost d'ar skluzioù.

 

Là, avec ses amoureux,

Il y a le soir des aubades,

Là, dans l'or et les perles,

Comme le soleil, Ahès rayonne.

 

Eno, gant hec’h amourouzien,

Emañ fenoz an abadenn,

Eno, en aour hag en perlez,

Evel an heol e par Ahez.

II
Plijadur deoc'h er palez-mañ
Merc'hed jentil ha paotred skañv,
Plijadur deoc'h ha nozvezh gren -
Eme ur Priñs en ur antren.

Ar Priñs a zouge dilhad ruz
E varv a oa gwall hir ha du
E holl izili a verve
Hag e zaoulagad a zeve.

Ra viot deut mad, estrañjour,
Eme Ahez, gand ur beg flour
- Ya, ra viot deut ar gwellañ
Mar anavezhit an traoù fallañ

Neuze em-bo degemer mat,
A respontas an divroad:
- Rak me er fall 'zo ken desket
Hag an hini 'n-eus ket krouet. -

Ha kerkent Ahez d'her pediñ
Da ober un dro zañs ganti
Hag an holl a-enep Doue
Gwasañ ma hellent a doue.
Ha warne gant an holl en noazh
En ur ganañ : "mallozh d'ar groaz ! "
Reas en seizh stumm disheñvel
Dañsoù ar seizh pec'hed marvel.
III


Pa oa fin d'ar sakrilejoù
Mesajer an droug-sperejoù
Chomet e-unan er palez
A dostaas da gaoud Ahez

Ma dousig koant, merc'h da C'hradlon
Ha muiañ-karet va c'halon,
Ha n'hallfen-me e nep giz
Gwelout alc'houez skluzioù Kêr Is? -

- Va zad a zoug en e gerc'henn
An alc'hwez aour deus ur chadenn
Ha va zad bremañ zo kousket
Ha kaoud an alc'hwez n'hallan ket. -

Mez eñ d'he zreid en em strinkas
Hag he dornig flour a bokas
Hag he chalmas dre e zelloù
Karget a dan hag a zaeloù

 

IV


Heb goûz ar pez a dremene
Neuze ur pennad ac'hane
En e balez ar Roue koz
A oa kousket e-kreiz an noz

Kambr paour Gralon ne oa enni
Netra nemed ur grusifi
Deuet a zorn ur mignon ker,
Sant Kaourantin, Eskob Kemper

Netra nemed un Aviel
Roet c'hoazh gant un den santel
Roet dezhañ gant Gwenole
Evel ur merk a garantez

Kaer en e gozhni, 'vel un Êl
E kouske Roue Breizh Izel
Hag en-dro d'e dal, e vlev gwenn
A ree dispak ur gurunenn.

Neuze, Ahez, ar briñsez fall
Evel pa vije skoet dall,
En e gambr, heb aon rag Doue
A deu da laerez an alc'hwez.

En ur vale, war beg he zroad,
Ar verc'h a dosta skañv d'he zad
Ha goustadig, deus e gerc'henn
E tenn, 'n ur c'hoarzhin , ar chadenn.

V


Piv a deu du-hont gant ar ru
Pignet war un inkane du?
Hag eñ d'an daoulamm war e gein
Ken a strink an tan deus ar vein?

Hennez eo mesajer Doue,
Degaset en Iz d'ar Roue,
Hennez eo abostol ar Feiz
Sant Gwenole, karet e Breizh.

Tostaat a ra 'n ur c'haloupad,
En e zorn dehou e vazh Abad,
Hag ur stol aour war e zae wenn
Hag ur c'helc'h tan en-dro d'e benn.

'n em gavet e dor ar palez
En hini e kousk tad Ahez
Diwar e varc'h, an den santel
A c'halv en noz a vouez uhel:

- Gralon, Gralon, sav hep dale!
Sav evit heuliañ Gwenole,
Sav evit tec'hel deus ar mor,
Skluzioù Kêr Is a zo digor. -

Hag ar Roue koz, trubuilhet
Er-maez e wele zo sailhet:
- Din-me, din-me, vaz marc'h primmañ!
Siwazh! Peurkollet ar ger-mañ! -

Ha gand glac'har, e berr-amzer
E kerzh da heul e vignon kêr,
Ha war o lerc'h, en ur yudal
E klevont ar mor o ruilhal.

Neuze ar Briñsez dirollet,
He amourous ganti kollet,
Dre ger-Iz, a-gleiz hag a-zehou,
A rede, dispaket he blev.

Mez pa glev daoulamm ar c'hezeg
Araok ar mor o teredeg,
Dre al luc'hed, gant nec'hamant
Ec'h anvez he zad hag ar zant.

- Va zad, va zad, ma em c'harit
War ho varc'h skañv va c'hemerit
Hag hep respont, an tad tener
A zav e verc'h war an tailher.

Kerkent ar mor a vuanna
Ha Gwenole, en ur grenañ
A gri: - Gralon, taol an diaoul-ze
Diwar tailher da inkane! -

Koulskoude c'hoazh, leun a enkrez,
An tad a zalc'h ar benn-herez:
Mez ar zant a ra sin ar groaz
A deu hag a sko gant e vazh.

Kerkent, mestrez an droug-spered
A ruilh er mor-braz fuloret
Hag e klev tost ar Roue koz
Ur c'hoarzin skiltr e-kreiz an noz.

Mez rentet skañvoc'h hep dale,
A sailh prim da heul Gwenole,
Hag e varc'h, gleb e beder garr
A lamp deus ar mor d'an douar

 

VI


Da zav-heol, ar Zant ha Gralon
A bigne war lein Menez-Hom
An hini, e-dreid e-barzh an trêz
A zav a-uz Douarnenez.

Ac'hane, Roue Breizh-Izel
War e lerc'h a daolas ur zell
Mez, e-lec'h Iz, gant he deg dor
Ne welas mui nemed ar mor

- Ur ger em-boa deus ar gaerrañ,
Ha setu hi aet da netra!... -
Hag e galon holl a frailhas
Hag e zaoulagad a ouelas.

- D'an daoulin, eme Gwenole,
Gralon, d'an daoulin ganin-me! -
Ha Gralon, dindan e c'hlac'har
A gouezh d'an daoulin d'an douar.

Hag eno, dispak e vlev gwenn
Hag e dal pleget er boultrenn
E lavare c'hoazh ar Roue
- Ra vo graet bolontez Doue! -

Pa zavas diwar e zaoulin
Dindan tan flamm heol ar mintin
E welas, a-dreuz e zaeloù,
O lugerni Ru-Men-Goulou.

War ar men-ze, hon tadoù koz
A skuilhe gwad d'un doue faoz,
Hag ar Roue, e berr-amzer
A lavaras d'e vignon ker:

- Du-hont e memor a ger-Is,
Me a ray sevel un iliz,
Hag evel testeni d'an holl
M'he galvo "Iliz Remengol".

Pa vo an doueoù marv,
Ha kouezhet meur a goad derv,
Un deiz, deus ar pevar avel
E teuyo di pobl Breizh Izel. -

Bremañ aet eo Mari-Morgan
Ahes, diouzh sked al loar, a gan,
A gan hag en ur vousc'hoarzhin
A grib er mor he blev bezhin.

Gwerz Kêr-Is

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Fiziañs Kristen

par Andrev

Confiance Chrétienne

"Il est évident que Dieu nous fait confiance. Cela a commencé avec saint Pierre. Personne ne le considérait comme l'homme de confiance idéal. Il trahit son maître et s'enfuit quand le Christ avait le plus besoin de lui. Quant aux autres apôtres qui n'étaient pas là non plus, n'en parlons pas! (...)

Depuis lors, Dieu a fait confiance à tout être humain, comme Il vous fait confiance en ce moment. Vous pourriez déchirer son Corps Mystique et vous vautrer dans le péché, Il continuerait à vous faire confiance jusqu'à votre dernier soupir (...)

Je vous propose comme méditation de Carême: faire confiance à ceux qui en sont dignes n'est pas plus vertueux qu'il n'est charitable d'aimer ceux qui sont aimables. Le Christ a dit  très clairement: "Si vous aimez ceux qui vous aiment, que faites-vous de plus que les païens?" (...)

Je vous dis: faites confiance à ceux qui en sont indignes, et votre confiance les guérira. Je me souviens du jour où un homme vola tous les vêtements du vestiaire de Harlem. Je lui en ai tout de même remis la clef le lendemain, et sans un seul reproche je l'ai désigné comme veilleur de nuit. Cela finit par le ramener aux sacrements et à renoncer aux rackets qu'il organisait dans la cent-trentième rue. Dorothy Day fit de même lorsqu'un homme vola les vingt-cinq dollars qui constituaient tout l'avoir du Catholic Worker. Elle le ramena de quelque taverne où il dépensait cet argent et le nomma trésorier. Cet homme est toujours fidèle au poste et certains d'entre vous l'ont rencontré."

Catherine du Hueck-Doherty "Mes bien-aimés" éd. du Serviteur

Fiziañs Kristen

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Sant Alan ab Erbin

par Andrev

Saint Alan ab Erbin, Confesseur en Cornouailles brittonique
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Roi de Cornouailles brittanique, fils de Cystennin Gorneau (Constantin le Cornique), frère de saint Digain le fondateur de Llangernywn, Denbighshire, père de Geraint qui lui succéda. Ses 2 autres fils sont Dywel et Erinid, la légendre arthurienne les mentionne comme guerriers de la court du roi Arthur.

A Erbistock (Erbin's Stock ou Stockdale), au Pays de Galles, on trouvait une église qui lui était dédiée. Elle est en partie sur Denbighshire et en partie sur Flintshire. Le val en dessous de l'église s'appelle le Val d'Erbine. Il est possible qu'Erbin ait été le fondateur de l'église Saint-Ervan en Cornouailles, ainsi que celle de Gourin, en Cornouaille armoricaine, qui s'écrivait autrefois "Gorwrein".

Quelques antiques calendriers Gallois indiquent sa fête au 13 janvier ou 29 mai. On ne possède pas de date pour sa naissance ou son repos. [ "Lives of the British Saints" par Sabine Baring-Gould. ]

in http://home.scarlet.be/amdg/oldies/sankt/jan12.html

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