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Articles avec foi

Thomas a Kempis

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Breizh , Bretagne

Iliz Talbont, bro Sant-Mac'hloù / Vieux bourg de Taupont, évếché de Saint-Malo

Iliz Talbont, bro Sant-Mac'hloù / Vieux bourg de Taupont, évếché de Saint-Malo

« Appliquez vous à détacher votre cœur de l’amour des choses visibles, pour le porter tout entier vers les invisibles, car ceux qui suivent l’attrait de leurs sens souillent leur âme et perdent la grâce de Dieu. »

« L'homme s'élève au-dessus de la terre sur deux ailes, la simplicité et la pureté. La simplicité doit être dans l'intention, et la pureté dans l'affection. La simplicité cherche Dieu, la pureté le trouve et le goûte. Nulle bonne œuvre ne vous sera difficile, si vous êtes libre au-dedans de toute affection déréglée. Si vous ne voulez que ce que Dieu veut et ce qui est utile au prochain, vous jouirez de la liberté intérieure. Si votre cœur était droit, alors toute créature vous serait un miroir de vie et un livre rempli de saintes instructions. Il n'est point de créature si petite et si vile qui ne présente quelque image de la bonté de Dieu. Si vous aviez en vous assez d'innocence et de pureté, vous verriez tout sans obstacle. Un cœur pur pénètre le ciel et l'enfer. Chacun juge des choses du dehors selon ce qu'il est au-dedans de lui-même. S'il est quelque joie dans le monde, le cœur pur la possède. Et s'il y a des angoisses et des tribulations, avant tout elles sont connues de la mauvaise conscience. Comme le fer mis au feu perd sa rouille et devient tout étincelant, ainsi celui qui se donne sans réserve à Dieu se dépouille de sa langueur et se change en un homme nouveau."


Thomas a Kempis

 

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Keltia

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Breizh , Bretagne , Keltia , Pask , Ireland , Iwerzhon , Celtes , Britain

Hiziv Lun Fask, deiz adsav ar Gelted, hervez hetoù an tad Yann-Vari Perrot

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«Сегодня Пасхальный понедельник, день пробуждения кельтов, согласно пожеланиям отца Жан-Мари Перро, бретонского священника»

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Heute Ostermontag, der Kelten Feiertag

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Aujourd'hui Lundi de Pâques, jour du relèvement des Celtes, selon les voeux de l'abbé

Jean-Marie Perrot

N'eo ket mervel a rin, met bevañ, hag ec'h embannin oberoù meur an Aotroù! (Salm 118 (117)

N'eo ket mervel a rin, met bevañ, hag ec'h embannin oberoù meur an Aotroù! (Salm 118 (117)

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Keltia

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Gwener Santel

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Domnonée , sant Mac’hloù hag e vro * Saint Malo et son pays Ou la Bretagne endormie

Plouarzhmael / Ploërmel, évếché de Saint-Malo

Plouarzhmael / Ploërmel, évếché de Saint-Malo

Evit sklerijennañ a re azezet en deñvalijenn hag e skeud ar marv

(Kantik Zakarias)

 

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Santez Kunesburga, Kuneswid ha Tibba

par Andrev

publié dans Bro-Saoz , Angleterre , Feiz , Foi

Saintes Kynesburga, Kyneswide et Tibba
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Mortes vers 680. Commémorées les 6-7 mars.


Le Roi de Mercie Penda a été toute sa vie l'ennemi le plus inconditionnel de l'Eglise mais tous ses enfants sont devenus de fervents chrétiens et instruments pour amener beaucoup de gens à la Foi. Sa fille aînée Kyneburga a été mariée au roi Oswy de Northumbrie, Aelfrith, qui était le patron de Sr. Wilfrid durant ses premières années. Elle semble avoir habité avec son mari dans une relation de frère et soeur, tel qu'il a été rapporté que leur maison était comme un monastère. Après un certain nombre d'années, en 650, ils ont tout les deux décidé de quitter leur propriété royale, méprisant les choses de ce monde, "mundo contempto" comme la Chronique le dit. Aelfrith est mort peu après son entrée au monastère, mais Kyneburga a commençé à construire un couvent sur le site d'un vieux castrum romain que ses frères lui avaient présentés, appelé Dormancaster, sur la rivière Neve.
Kyneburga a vite été rejointe par un grand nombre de dames, "multi congratis virginibus", et parmi elles se trouvaient sa soeur Kyneswide et sa parente Tibba. Kyneswide, la plus jeune de filles du Roi Penda, avait fait voeu de virginité dès son plus jeune âge, ce qui n'avait pas empêché son frère Wulfhere d'arranger un mariage politique pour elle avec le roi Offa, des Saxons de l'est. Quand fut venu le temps de la noce de la princesse, elle recommanda sa cause à Notre-Dame-Sainte-Marie et la essaya de convaincre Offa de l'excellence d'une vie totalement vouée à Dieu. Elle a si bien réussi qu'Offa démissionna de son Royaume et partit en compagnie de Saint Egwin, en pélerinage à Rome où il mourut comme moine. Ce qui laissa Kyneswide libre pour embrasser la vie religieuse à Dormancaster et succéder à sa soeur comme son abbesse quand Kyneburga mourut aux environs de 680.

Le village de Castor, comme on l'appelle à présent, est construit par-dessus les restes d'une grande villa romaine qui avait été désertée aux environs de 450 et sur laquelle Sainte Kyneburga érigera son couvent 200 ans plus tard. A l'époque romaine, Castor avait une réputation internationale pour la production de poterie fine et les traces de cette industrie peuvent être trouvées dans le "Champ de Normangate" où une crête est localement connue sous le nom de "Lady Conneyburrow's way", de toute évidence un vestige du temps du Couvent. La belle église actuelle est dédiée à Sainte Kyneburga et bien que de style normand principalement, il y a un tympan de l'église Saxone au-dessus du porche sud et une pierre taillée dans le mur du sud qu'on pense faire partie du sanctuaire Saxon original, qui était dans l'allée nord et où une chapelle a été restaurée et dédiée à Sainte Kyneswide. Les corps des Saintes ont été transférés à Peterborough dans la première partie du 11ième siècle et la Fête de la Translation a été conservée avec grande solennité au 6 ou 7 mars. La Chronique Anglo - Saxone rapporte que quand l'abbaye a été fondée par le roi Peada, ses soeurs Kyneburga et Kyneswide lui ont été associées et il y a une chapelle dans le transept sud de la Cathédrale qui leur est dédiée.


(Stanton, Cartwright, Darnell & Sauvage).

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Ar Vuhez

par Andrev

publié dans Feiz , Foi

L'interprète auprès de  Dieu de l'action de grâces

de tous les êtres vivants de la terre

 

"Ecris, mon frère Don Ottavio, je suis saint Joseph Cottolengo.

L'humanité, obscurcie par le péché originel et par la multiplication presque à l'infini des fautes personnelles de chacun, naît, grandit, vit et disparaît de la scène de ce monde dans une quasi totale obscurité; c'est à peine si elle entrevoit une faible lueur parmi les ténèbres qui l'environnent, lueur donnée par les vérités fondamentales révélées. Elles sont peu nombreuses les âmes qui, éclairées, voient en pleine lumière les grandes réalités célestes pour lesquelles l'homme a été créé.

Première et seule grande réalité: Dieu, source de vie, communique à tout l'univers la vie qui vibre et palpite partout: dans les profondeurs des mers, à la surface de la terre, dans la densité de l'air. L'univers en est rempli; partout la vie est en mouvement.

Oh! Hommes sots et aveugles qui ne voulez pas voir le prodige de la vie que Dieu opère pour Sa gloire sans doute, mais aussi pour vous qu'Il veut faire participer à Sa gloire, pour vous qui existez, qui vivez et jouissez de ce fruit merveilleux et prodigieux de Son amour.

La création de l'univers a été un acte d'amour; la création de chaque être vivant est un acte d'amour; la création de l'homme, parmi tous les êtres vivants de la terre, est un acte d'amour et de prédilection, puisque seul l'homme a été fait à l'image et à la ressemblance de son Seigneur et Créateur et que lui seul peut projeter l'image de Dieu sur tous les autres êtres vivants. Lui seul, l'homme, a été créé avec une mission cosmique, roi et maître de tous les êtres vivants sur la terre; lui seul peut être, et il est, pourvu qu'il le veuille, l'interprète auprès de  Dieu de l'action de grâces de tous les êtres vivants de la terre.

Maintenant, si Dieu est le principe et la cause première de la vie de tous les êtres vivants, il serait absurde que ce ne soit pas Lui qui pourvoie, conserve, et dirige toutes les créatures dans la poursuite de leur fin. En fait, il en est ainsi; dans l'Evangile, on lit que Dieu pourvoit à  habiller les fleurs des champs, à revêtir de leur splendeur les lys et à nourrir les oiseaux du ciel. Ne pourvoira-t-il pas à plus forte raison à vos besoins à vous, créatures humaines qui êtes son reflet sur la terre?

Partout foisonne la vie, cette vie qui, selon l'ordre établi par Dieu Créateur, doit être respectée par tous, vénérée comme l'exige le bon usage de la raison humaine, comme l'exige la foi et comme l'exige l'ordre naturel des choses. Mais, en réalité, jamais comme en ce siècle d'obscur et barbare matérialisme, la vie des hommes et des êtres inférieurs n'a été autant désacralisée, violentée, annihilée. L'homme, comme pris de folie, s'érige contre Dieu, contre l'ordre naturel établi par Dieu, et par un fort instinct, par un sauvage instinct de révolte, tue en violant la loi divine, supprime la vie dès son éclosion sur la base de lois iniques et inhumaines, la détruit par les plus innombrables formes de violence, en se plaçant - lui, l'homme, le roi de Création, le prêtre de l'univers - en dessous des bêtes elles-mêmes, les dépassant étrangement dans leurs pires instincts, et tout cela mensongèrement au nom du Droit, de la Loi et de la Liberté de la personne humaine.

A cela vous a amenés la tromperie de Satan; à cela vous a amenés le sombre obscurantisme de la civilisation du péché."

 

Ar Vuhez

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Sant Pêr Urseol Venezia

par Andrev

publié dans Ar Sent , Europa , Feiz , Foi

Sant Pêr Urseol Venezia

D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876

SAINT PIERRE URCEOLE DE VENISE (+ 997)
Pierre, surnommé Urséole, de l'ancienne famille des Ursins de Rivo-Alto, né à Venise, brilla de tout l'éclat des vertus chrétiennes; à la recommandation de ces vertus il fut choisi par le suffrage unanime de ses concitoyens pour succéder comme doge, quoique malgré lui, à Pierre Candien, l'an 976. Elevé au faite du pouvoir, il voulut inaugurer son administration publique par des bonnes oeuvres. Il restaura donc l'église de Saint-Marc l'Evangéliste, qui, avec le palais des doges de Venise, avait été dévorée par un incendie sous son prédécesseur. Il gouverna la république avec gloire et avec sagesse, rapportant tout au bien commun de la patrie. Après avoir eu un premier enfant avec son épouse, il semble qu'ils décidèrent de commun accord de vivre désormais comme frère et soeur.
La divine Providence bénit cette résolution pieuse et lui fit rencontrer Guérin, abbé du monastère de Saint?Michel, dans le comté de Roussillon. Ayant relâché à Venise pour vénérer les reliques de saint Marc, cet abbé eut l'occasion de remarquer et d'admirer la piété du doge et son assiduité à la vie chrétienne. Il s'entretint avec lui. Dans son esprit germa l'aspiration à embrasser la vie monastique, afin de servir Dieu loin du monde.
Le doge prit quelque temps pour mettra ordre à ses affaires.
Guérin contina son voyage, et après l'avoir terminé, revint près de celui qui l'appelait déjà le sauveur de son âme. Entretemps, d'après la Vie de saint Romuald, fondateur des Calmadules, on apprend que Pierre rencontra le fondateur de cet ordre érémitique, ce qui le renforça dans sa décision de vie monastique. Il resta encore une année doge de Venise, après quoi, laissant patrie et famille, il partit en secret. Il fut accompagné de Guérin, mais aussi de Romuald et Marin, Jean Manrocène son gendre, et Jean Grandonic. Pour n'être pas reconnu des espions, il se déguisa en conducteur de voiture, et c'est ainsi que lui et ses compagnons traversèrent Vérone et toute la Lombardie et parvinrent en France. En approchant du monastère de Cusan, il ôta ses souliers et fit le reste du chemin pieds-nus. Son arrivée provoqua l'admiration générale; il entra chez les novices avec Grandonic et Manrocène; les occupations les plus humbles étaient celles qu'il recherchait de préférence. Après deux ans révolus, il fut nommé sacristain. Mais, poussé par le désir d'une solitude plus étroite, selon ce qu'il avait appris de saint Romuald, il demanda et obtint la permission de bâtir, non loin du monastère, une cellule à peine assez large pour s'asseoir et se coucher; les jeûnes, l'oraison et le travail manuel étaient ses occupations habituelles.
Avec le temps, sa retraite fut découverte. Son fils Pierre étant venu le voir, il lui prédit qu'il deviendrait doge, et l'événement se vérifia de son vivant même. Il l'avertit en outre de ne jamais se départir de la justice, et de protéger les églises du Seigneur. Enfin, après 19 ans de vie monastique, d'exquise piété et de continuelle pénitence, la 69ème année de son âge, averti par révélation divine qu'il ne tarderait pas à s'endormir du sommeil de la mort, couché sur la cendre et le cilice, le 10 janvier de l'an de notre salut 997, il rendit son âme à Dieu. Divers prodiges attestèrent sa sainteté; son corps, conservé dans l'église sous un autel dédié en son honneur, était visité et honoré par les pieux fidèles. Une translation solennelle d'une partie de ses reliques eu lieu vers Venise, dans l'église de Saint-Marc.
Sur la fin du 18ème siècle, après que la Révolution athée eut dévasté le royaume de France et que le monastère de Cusan eut été détruit de fond en comble, les autres reliques de Pierre Urséols furent transportées dans l'église paroissiale de Prade, où elles sont encore conservées aujourd'hui.


d'après le "Bréviaire de Perpignan"

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Gwener ar Groaz eo!

par Andrev

publié dans Breizh , Feiz , Bretagne , Foi , inculturation , Europa , Keltia , Gwener ar Groaz

Gwener ar Groaz eo!

Dont a ra, a-hed ar bloaz, gouelioù an Iliz da reiñ tremp d'ar feiz hadet ha maget ennomp bemdez a-hed an deiz, eus ar beure betek an noz.

Lod eus ar gouelioù-se a vez ivez lidet en ti. Gwener ar Groaz dreist-holl.

N'eo ket c'hoazh sonet teir eur ouzh horolaj an ti. Bras ha bihan emaomp aze holl, daoulinet war leur an ti, troet hon daoulagad ganeomp warzu ar groaz a-istribilh a-us mantell ar siminal.

Pa sko teir eur ouzh an horolaj e stouomp holl a-gevret betek daoublegañ da bokat d'an douar yen. Raktal goude e lavaromp a-gevret teir gwech "Pater noster" hag "Ave Maria", hon divrec'h ganeomp astennet war-zu ar groaz.

Hiriv n'eus merenn vihan ebet da gaout. Hini ac'hanomp ne sav c'hoant klemm gantañ.

Gwener ar Groaz eo!

(Tad Medar An tri aotroù)

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Ho tegas a rin war ho touar

par Andrev

publié dans Nedeleg , Feiz , Foi , Breizh , Bretagne

Ho kemer a rin eus a-douez ar broadoù,
ho podañ a rin eus an holl vroioù,
ho tegas a rin war ho touar.

 

Skuilhañ a rin warnoc'h un dour glan hag e vefot glanaet,
eus hoc'h holl saotradurioù, eus
hoc'h holl idolennoù ho klanain.


Reiñ a rin deoc'h ur galon nevez,
reiñ a rin deoc'h ur galon-gig.


Lakaat a rin ennoc'h va spered hag e rin deoc'h

kerzhout hervez va lezennoù,
mirout va gourc'hemennoù hag o seveniñ.


Chom a reot er vro am eus roet d'ho tadoù,
c'hwi a vo va fobl ha me ho Toue.


(Ezekiel 36)

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Santez Anna

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Santez Anna

Santez Anna

Je vois un intérieur. Assise devant un métier, une femme d'un certain âge. À la voir, avec ses cheveux qui autrefois étaient noirs, maintenant grisonnants, avec son visage sans rides mais déjà plein de cet air sérieux qui vient avec l'âge, je dirais qu'elle peut avoir de cinquante à cinquante-cinq ans, pas plus.

Je la vois qui tisse. La pièce est toute illuminée par la lumière qui pénètre par la porte, ouverte sur un vaste jardin-potager, une petite propriété, dirais-je, parce que le jardin se prolonge en ondulations qui aboutissent à une verte pente. Cette femme est belle, avec ses traits spécifiquement hébreux. L'œil est noir et profond je ne sais pourquoi il me rappelle celui du Baptiste. Mais ce regard noble comme celui d'une reine est rempli de douceur c’est comme si sur l'éclat d'un regard d'aigle s'étendait un voile d'azur. Il est doux avec un léger voile de tristesse, comme si elle pensait à des choses perdues.

Le teint est légèrement brun. La bouche, un peu large et bien dessinée, a une expression austère, mais sans dureté. Le nez est long et fin légèrement courbé a la base, un nez aquilin qui s'harmonise bien avec les yeux. Elle est robuste mais pas grasse. Bien proportionnée et grande, comme on peut le deviner alors qu'elle est assise.

Il me semble qu'elle tisse un rideau ou un tapis. Les navettes multicolores passent rapidement sur une trame marron foncé. La partie déjà faite montre un vague entrelacement de grecques et de rosaces dans lesquelles le vert, le jaune, le rouge et un azur aux reflets de cuivre se croisent et se fondent en une mosaïque.

La femme a un vêtement très simple et foncé. C’est un violet rouge qui paraît emprunté au ton violet de certaines pensées.

Entendant frapper à la porte, elle se lève. Elle est assez grande. Elle ouvre. Une femme lui demande : "Anne, veux-tu me donner ton amphore ? Je la remplirai."

La femme emmène avec elle un petit gamin de cinq ans. Il s'attache tout de suite à la robe de celle qu'on vient de nommer Anne. Elle le caresse, tout en allant dans une autre pièce d'où elle rapporte une belle amphore de cuivre. Elle la présente à la visiteuse en lui disant : "Toujours bonne, toi, avec la vieille Anne. Que Dieu te récompense en ce petit et dans les enfants que tu as et que tu auras, toi bienheureuse !" Anne pousse un soupir.

La femme la regarde, ne sachant que dire après ce soupir. Pour adoucir la peine qu'elle devine, elle dit : "Je te laisse Alphée si cela ne t'ennuie pas; ainsi je vais faire plus vite à te remplir plusieurs brocs et jarres. "

Alphée est bien content de rester, et on s'explique pourquoi. La mère partie, Anne lui passe le bras autour du cou et le porte au jardin. Elle le lève à la hauteur d'une tonnelle de raisins d'un blond de topaze et lui dit : "Mange, mange, c'est bon" et elle couvre de baisers le petit visage tout barbouillé de jus de raisins que l'enfant égrène avidement. Puis elle rit, elle rit et semble tout à coup plus jeune avec les nagées de perles qui lui ornent la bouche et la joie qui éclate sur son visage effaçant les années, lorsque l’enfant lui dit : "et maintenant, que vas-tu me donner ?" et il la regarde écarquillant ses yeux d’un gris azur sombre.

Elle rit plaisante et, en s'inclinant sur ses genoux, elle dit : "Que me donneras-tu si je te donne... si je te donne... devine quoi ?"

L'enfant, battant des mains, tout rieur : "Des baisers, des baisers je t'en donnerai, Anne belle, Anne bonne, Anne maman !..."

Anne, quand elle l'entend dire : "Anne maman", pousse un cri de tendresse et de joie. Elle serre contre son cœur le petit en disant : "O joie ! Cher ! Cher ! Cher !" À chaque "cher" un baiser descend sur les joues roses.

Et puis ils vont à une étagère et d'un plat sortent des galettes de miel. "Je les ai faites pour toi, beauté de la pauvre Anne, pour toi, qui m'aimes bien ! Mais, dis-moi, combien m'aimes-tu ?"
Et l'enfant, pensant à la chose qui l'a le plus impressionné, répond : "Comme le Temple du Seigneur." Anne baise encore ses yeux pétillants de vie, et l'enfant se frotte contre elle comme un petit chat. Sa mère va et vient avec le broc plein. Elle rit sans rien dire. Elle les laisse à leurs épanchements.

Un homme âgé arrive du jardin. Il est un peu moins grand qu'Anne, la tête couverte d'une chevelure toute blanche. Son clair visage s'encadre dans un carré de barbe, deux yeux azur comme des turquoises entre des cils d’un châtain clair presque blond. Son vêtement est marron foncé.

Anne ne le voit pas, car elle tourne le dos à l'entrée. Il lui prend les épaules en disant : "Et, pour moi, rien ?" Anne se retourne et dit: "O Joachim, tu as fini ton travail ?" En même temps le petit Alphée lui dit : "À toi aussi, à toi aussi" et.. quand le vieillard s'incline et l'embrasse, l'enfant lui passe les bras autour du cou, lui caresse la barbe de ses petites mains et l'embrasse.

Joachim aussi a son cadeau. Il va prendre, de sa main gauche, derrière son dos une pomme, brillante, et dit à l'enfant qui lui tend avidement les mains : "Attends que j'en fasse des bouchées. Tu ne peux la manger comme ça. Elle est plus grosse que toi" et avec un couteau qu'il porte à la ceinture, un couteau de jardinier, il en fait des tranches et des bouchées. Il semble donner la becquée à un oiseau au nid tant il met de soin à présenter les morceaux à la petite bouche ouverte qui ne cesse d’ingurgiter.

"Mais regarde quels yeux, Joachim ! Ne dirait-on pas deux petits fragments de la Mer de Galilée quand la brise du soir étend un voile de nuages sur le ciel ?" Anne parle en tenant la main appuyée sur l'épaule de son mari et en s'appuyant légèrement sur lui : un geste qui révèle un profond amour d'épouse, un amour intact après de nombreuses années de mariage.

Et Joachim la regarde avec amour et marque son assentiment en disant : "Très beaux ! Et ces cheveux frisés ? N'ont-ils pas la couleur des blés mûrs ? Regarde à l'intérieur ce mélange d'or et de cuivre."

"Ah ! si nous avions eu un enfant, c'est comme cela que je l'aurais voulu, avec ces yeux et cette chevelure..." Anne s'est inclinée, agenouillée même, et elle embrasse avec un soupir ces yeux gris azurés.

Joachim soupire lui aussi, mais il veut la consoler. Il met sa main sur la chevelure crépue et blanchie d'Anne, et lui dit : "Il faut encore espérer. Dieu peut tout. Tant qu'on est vivant, le miracle peut survenir surtout quand on L'aime et l'on s'aime." Joachim appuie fortement sur ces derniers mots.

Mais Anne se tait, humiliée, et baisse la tête pour dissimuler deux larmes qui coulent et que voit, seul, le petit Alphée. Il est douloureusement surpris de voir pleurer sa grande amie, comme il lui arrive parfois à lui. Il lève sa petite main et essuie ces larmes.

"Ne pleure pas, Anne ! Nous sommes heureux tout de même. Moi, du moins, parce que je t'ai, toi !"

"Et moi aussi, je suis heureuse par toi. Mais je ne t'ai pas donné un enfant... Je pense avoir déplu au Seigneur, puisque il a rendu mon sein infécond."

"O mon épouse ! En quoi veux-tu Lui avoir déplu, toi, toute sainte ? Allons encore une fois au Temple. Pour cela. Pas seulement pour la fête des Tabernacles. Faisons une longue prière... Peut-être t'arrivera-t-il la même chose qu'à Sara ... à Anne d'Elkana. Elles ont longtemps attendu et se croyaient réprouvées à cause de leur stérilité. Au contraire dans le Ciel de Dieu se préparait pour elles un fils saint. Souris, mon épouse. Ton chagrin m'est plus douloureux que de n'avoir pas de postérité... Nous porterons Alphée avec nous. Nous le ferons prier, lui qui est innocent... et Dieu prendra sa prière et la nôtre, et nous exaucera."

"Oui, faisons un vœu au Seigneur; il sera à Lui, notre enfant. Pourvu qu'Il nous le donne... Oh ! m'entendre appeler "maman" !"

Et Alphée, spectateur étonné et innocent : "Moi, je t'appelle ainsi."

"Oui, ma joie, mon chéri... mais tu as une maman, toi, et moi, je n'ai pas d'enfant..."

La vision cesse.

tennet eus gweledigezhioù Maria Valtorta

Santez Anna

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E-kichen an Tad

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Breizh

Eus kentañ lizher sant Yan (I,1-4)
"Ar pezh a oa adalek ar penn-kentañ, ar pezh hon eus klevet, ar pezh hon eus gwelet gant hon daoulagad, ar pezh hon eus sellet outañ hag o deus hon daouarn stoket ennañ, diwar-benn ar Ger a vuhez, rak ar vuhez a zo en em ziskouezet, hag hon eus he gwelet hag e roomp testeni anezhi, hag e prezegomp deoc'h ar vuhez peurbadus a oa e-kichen an Tad hag a zo en em ziskouezet deomp, ar pezh hon eus gwelet ha klevet, a zisklêriomp deoc'h evit ma viot unanet ivez ganeomp. Hor c'henunvaniezh a zo gant an Tad ha gant e Vab Jezuz-Krist.
Hag e skrivomp deoc'h an traoù-mañ evit ma vo peurvat ho levenez."

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"Was von Anfang an war, was wir gehört haben, was wir mit unseren Augen gesehen, was wir geschaut und was unsere Hände angefasst haben, das verkünden wir: das Wort des Lebens.

Denn das Leben wurde offenbart; wir haben gesehen und bezeugen und verkünden euch das ewige Leben, das beim Vater war und uns offenbart wurde.

Was wir gesehen und gehört haben, das verkünden wir auch euch, damit auch ihr Gemeinschaft mit uns habt. Wir aber haben Gemeinschaft mit dem Vater und mit seinem Sohn Jesus Christus.

Wir schreiben dies, damit unsere Freude vollkommen ist." (I Johannes I,1-3)

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De la première lettre de saint Jean (chap. I)

"Ce qui était dès le commencement ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché, du Verbe de vie,- car la Vie a été manifestée, et nous l'avons vue, et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la Vie éternelle, qui était dans la sein du Père et qui nous a été manifestée -ce que nous avons vu et entendu, nous nous l'annonçons, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ."

E-kichen an Tad

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