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An Alarc'h

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne

Jean de Montfort ruina pour plus d'un siècle les prétentions de la couronne de France sur le duché de Bretagne

An Alarc'h

En 1341, Jean III de Bretagne meurt sans postérité. Deux prétendants se disputeront la Bretagne: son demi-frère Jean de Montfort, seigneur de Guérande, et sa nièce Jeanne de Penthièvre, mariée au français Charles de Blois. La querelle intéresse l'Angleterre et la France en conflit, et chacun intervient sur le sol de Bretagne. Jean de Montfort prête hommage à Edward III, roi d'Angleterre et meurt d'une blessure au siège de Quimper. Son fils Jean, sous tutelle anglaise, finit par reprendre en mains les destinées du Duché et bat Charles de Blois à la bataille d'Auray, le 29 Septembre 1364. Jeanne de Penthièvre et ses partisans se rallient ainsi à Jean IV.

Mais Jean ne réussit pas à asseoir son autorité dans un pays encore divisé, tandis qu'il louvoie entre la France et l'Angleterre, ne sachant trouver un solution mais finissant par une allégeance secrête à Edward III d'Angleterre, chose que la France ne tarde pas à savoir et lui donne prétexte de voter en son parlement de Paris la réunion de la Bretagne à la couronne, tandis que Jean s'est exilé en Angleterre. Charles V a très mal joué pourtant, car il ne s'attend pas à une réaction énorme des Bretons. Jeanne de Penthièvre elle-même s'insurge contre la France et assure le Duc de son soutien. Voici ce que narre à ce sujet, la Chronique d'Auray, non sans humour et écrite par un moine de la Chartreuse, au couvent qui fut élevé par Jean IV à l'emplacement de la bataille d'Auray:

"Le roi de France Charles V crut ne devoir plus ménager ce prince infortuné (le Duc Jean IV) et qu'il était temps de le pousser à bout pour envahir la Bretagne. Sage comme il l'était, il parut s'oublier à cette occasion dans l'arrêt qu'il fulmina le 18 Décembre 1378 dans sa cour des pairs déclarant Jean de Montfort déchu du Duché pairie de Bretagne pour crime de félonie et de lése-majesté; et le dit duché réuni par cette défection criminelle au domaine de la couronne de France. Cet arrêt foudroyant fut comme un premier coup de tocsin qui réveilla les seigneurs bretons de leur égarement létargique, et leur fit sentir le joug, qu'on avait préparé adroitement de loin et sous lequel ils allaient succomber par leur propre indiscrétion; aussi près qu'au moment on les vit tous se réunir de concert contre cette puissance étrangère et inconnue à leurs pères prête à les subjuguer; ils firent conjurer le Duc réfugié à la cour d'Angleterre de venir les délivrer du joug que le roi de France voulait leur imposer, à son propre préjudice et à la ruine de la maison ducale; et comme le duc s'empressa de se rendre en Bretagne à leur sollicitation, ils allèrent au devant de lui jusqu'à Saint-Malo, s'avançant même à travers les vagues de la mer et s'y prosternant, comme par repentir de leur rébellion, et en vénération de ce prince qui aborda le 3 Août 1379 au havre de Solidor accompagné de Robert de Knole, avec deux cent archers et cent homme d'armes."

C'est là l'une des plus belles pages de l'histoire de Bretagne. Tout le peuple était accouru dans les dunes de Dinard pour accueillir leur prince, leur Cygne, tel que le chantaient autrefois nos ancêtres: An Alarc'h

Erru ul lestr e pleg ar mor
E ouelioù gwenn gantañ digor

Degoue'et an Aotrou Yann en-dro
Digoue'et eo da ziwall e vro

D'hon diwall di
ouzh ar C'hallaoued
A vac'hom war ar Vretoned

Jean, une fois rendu à Dinan le 9 août 1379, les « Etats de Bretagne se réunissent dans la salle capitulaire des Jacobins pour entendre le nouveau duc Jean IV dire tout le bien qu’il pense des forces occu­pantes" (1):

"L’avidité des Français est prodigieuse. Ils ne peuvent se rassasier d’or et d’argent, ils se jettent sur notre Bretagne pour nous voler nos rentes et nos biens… Et encore cela ne les satisfait pas : ils veulent maintenant nous mettre en perpétuel esclavage. »

A Dinard, une plaque commérative du débarquement du Duc Jean se trouve face à la grève où débarqua le prince. Jean y est représenté comme un nouveau roi Arthur.

(1) « L’Histoire en Héritage – Dinan » Peter Meazey – Yvon Blanchot (2002 - Editions Communicom

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Sant Samzun

par Andrev

publié dans sent Breizh , Breizh , Bretagne

Dol, Bretagne

Dol, Bretagne

Né vers 460 sur l'ile de Bretagne, il fut envoyé, comme beaucoup de jeunes enfants de l'époque, au monastère de saint Ildut, où il se forma avec d'autres saints connus encore aujourd'hui des Bretons, tels Pol, Dewi, Lunaire. Puis il alla, avec saint Théliau, au monastère de saint Dubric, Landaff. Samson fut ensuite nommé archevêque, dans la capitale bretonne Eburacum, à mi-distance entre Londres et Glasgow (et qui devint, sous l'occupation anglaise, la ville de Eoforwic, puis l'actuelle York). Par répercussion, quand Samson vint s'établir en Nouvelle-Bretagne, ou Brittania Minor - soit la Bretagne continentale actuelle -, son monastère de Dol fut choisi par le roi Nominoë pour devenir le nouvel archevêché de Bretagne.

Son père était Hamon, de la famille de Démétie (Dyfed, actuel Pays-de-Galles), et sa mère s'appelait Anna. Quand ils abordèrent Llanildut, le monastère de saint Ildut, pour y confier leur enfant, le saint abbé s'écria sous la motion du Saint-Esprit:

« Trugarekaomp an Doue hollc’halloudek en deus teurvezet enaouiñ en hor pobl, evel ma welomp, ar c’houlaenn-mañ war an douar. Setu penn meurdezus hor bro hag ar pennveleg drreist a vezo talvoudus da galz a dud en tu-mañ ha tramor ; setu beleg dispar an holl Vretoned ; setu, goude an ebestel, an doktor ar gouiziekañ eus an holl ilizoù ».

Ce qui veut dire "Rendons grâce au Dieu Tout-Puissant, qui a daigné allumer pour notre peuple, comme nous la voyons, cette lumière sur la terre. Voici le chef glorieux de notre pays et l'archiprêtre éminent pour le bien de beaucoup  d'entre nous, ici et de l'autre côté de la mer; voici le grand prêtre de tous les Bretons; voici, à la suite des apôtres, le docteur le plus éminent de toutes nos Eglises".

Et il est vrai que, dans toute la Domnonée, soit dans le premier royaume de l'immigration bretonne en l'Armorique, les dépendances du monastère de saint Samson, sis à Dol, seront multiples dans les évêchés de Saint-Malo, Saint-Brieuc, Tréguier et Saint-Paul-de-Léon.

Saint Samson débarqua, avec les saints Méen et Malor entre autres compagnons, près de Kankaven (Cancale). Le prince Privat, qui fut guéri à la prière de saint Samson, attribua à ce dernier les terres de Dol.

Sant Samzun

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Santez Anna

par Andrev

publié dans Feiz , Foi , Santez Anna

Santez Anna

Je vois un intérieur. Assise devant un métier, une femme d'un certain âge. À la voir, avec ses cheveux qui autrefois étaient noirs, maintenant grisonnants, avec son visage sans rides mais déjà plein de cet air sérieux qui vient avec l'âge, je dirais qu'elle peut avoir de cinquante à cinquante-cinq ans, pas plus.

Je la vois qui tisse. La pièce est toute illuminée par la lumière qui pénètre par la porte, ouverte sur un vaste jardin-potager, une petite propriété, dirais-je, parce que le jardin se prolonge en ondulations qui aboutissent à une verte pente. Cette femme est belle, avec ses traits spécifiquement hébreux. L'œil est noir et profond je ne sais pourquoi il me rappelle celui du Baptiste. Mais ce regard noble comme celui d'une reine est rempli de douceur c’est comme si sur l'éclat d'un regard d'aigle s'étendait un voile d'azur. Il est doux avec un léger voile de tristesse, comme si elle pensait à des choses perdues.

Le teint est légèrement brun. La bouche, un peu large et bien dessinée, a une expression austère, mais sans dureté. Le nez est long et fin légèrement courbé a la base, un nez aquilin qui s'harmonise bien avec les yeux. Elle est robuste mais pas grasse. Bien proportionnée et grande, comme on peut le deviner alors qu'elle est assise.

Il me semble qu'elle tisse un rideau ou un tapis. Les navettes multicolores passent rapidement sur une trame marron foncé. La partie déjà faite montre un vague entrelacement de grecques et de rosaces dans lesquelles le vert, le jaune, le rouge et un azur aux reflets de cuivre se croisent et se fondent en une mosaïque.

La femme a un vêtement très simple et foncé. C’est un violet rouge qui paraît emprunté au ton violet de certaines pensées.

Entendant frapper à la porte, elle se lève. Elle est assez grande. Elle ouvre. Une femme lui demande : "Anne, veux-tu me donner ton amphore ? Je la remplirai."

La femme emmène avec elle un petit gamin de cinq ans. Il s'attache tout de suite à la robe de celle qu'on vient de nommer Anne. Elle le caresse, tout en allant dans une autre pièce d'où elle rapporte une belle amphore de cuivre. Elle la présente à la visiteuse en lui disant : "Toujours bonne, toi, avec la vieille Anne. Que Dieu te récompense en ce petit et dans les enfants que tu as et que tu auras, toi bienheureuse !" Anne pousse un soupir.

La femme la regarde, ne sachant que dire après ce soupir. Pour adoucir la peine qu'elle devine, elle dit : "Je te laisse Alphée si cela ne t'ennuie pas; ainsi je vais faire plus vite à te remplir plusieurs brocs et jarres. "

Alphée est bien content de rester, et on s'explique pourquoi. La mère partie, Anne lui passe le bras autour du cou et le porte au jardin. Elle le lève à la hauteur d'une tonnelle de raisins d'un blond de topaze et lui dit : "Mange, mange, c'est bon" et elle couvre de baisers le petit visage tout barbouillé de jus de raisins que l'enfant égrène avidement. Puis elle rit, elle rit et semble tout à coup plus jeune avec les nagées de perles qui lui ornent la bouche et la joie qui éclate sur son visage effaçant les années, lorsque l’enfant lui dit : "et maintenant, que vas-tu me donner ?" et il la regarde écarquillant ses yeux d’un gris azur sombre.

Elle rit plaisante et, en s'inclinant sur ses genoux, elle dit : "Que me donneras-tu si je te donne... si je te donne... devine quoi ?"

L'enfant, battant des mains, tout rieur : "Des baisers, des baisers je t'en donnerai, Anne belle, Anne bonne, Anne maman !..."

Anne, quand elle l'entend dire : "Anne maman", pousse un cri de tendresse et de joie. Elle serre contre son cœur le petit en disant : "O joie ! Cher ! Cher ! Cher !" À chaque "cher" un baiser descend sur les joues roses.

Et puis ils vont à une étagère et d'un plat sortent des galettes de miel. "Je les ai faites pour toi, beauté de la pauvre Anne, pour toi, qui m'aimes bien ! Mais, dis-moi, combien m'aimes-tu ?"
Et l'enfant, pensant à la chose qui l'a le plus impressionné, répond : "Comme le Temple du Seigneur." Anne baise encore ses yeux pétillants de vie, et l'enfant se frotte contre elle comme un petit chat. Sa mère va et vient avec le broc plein. Elle rit sans rien dire. Elle les laisse à leurs épanchements.

Un homme âgé arrive du jardin. Il est un peu moins grand qu'Anne, la tête couverte d'une chevelure toute blanche. Son clair visage s'encadre dans un carré de barbe, deux yeux azur comme des turquoises entre des cils d’un châtain clair presque blond. Son vêtement est marron foncé.

Anne ne le voit pas, car elle tourne le dos à l'entrée. Il lui prend les épaules en disant : "Et, pour moi, rien ?" Anne se retourne et dit: "O Joachim, tu as fini ton travail ?" En même temps le petit Alphée lui dit : "À toi aussi, à toi aussi" et.. quand le vieillard s'incline et l'embrasse, l'enfant lui passe les bras autour du cou, lui caresse la barbe de ses petites mains et l'embrasse.

Joachim aussi a son cadeau. Il va prendre, de sa main gauche, derrière son dos une pomme, brillante, et dit à l'enfant qui lui tend avidement les mains : "Attends que j'en fasse des bouchées. Tu ne peux la manger comme ça. Elle est plus grosse que toi" et avec un couteau qu'il porte à la ceinture, un couteau de jardinier, il en fait des tranches et des bouchées. Il semble donner la becquée à un oiseau au nid tant il met de soin à présenter les morceaux à la petite bouche ouverte qui ne cesse d’ingurgiter.

"Mais regarde quels yeux, Joachim ! Ne dirait-on pas deux petits fragments de la Mer de Galilée quand la brise du soir étend un voile de nuages sur le ciel ?" Anne parle en tenant la main appuyée sur l'épaule de son mari et en s'appuyant légèrement sur lui : un geste qui révèle un profond amour d'épouse, un amour intact après de nombreuses années de mariage.

Et Joachim la regarde avec amour et marque son assentiment en disant : "Très beaux ! Et ces cheveux frisés ? N'ont-ils pas la couleur des blés mûrs ? Regarde à l'intérieur ce mélange d'or et de cuivre."

"Ah ! si nous avions eu un enfant, c'est comme cela que je l'aurais voulu, avec ces yeux et cette chevelure..." Anne s'est inclinée, agenouillée même, et elle embrasse avec un soupir ces yeux gris azurés.

Joachim soupire lui aussi, mais il veut la consoler. Il met sa main sur la chevelure crépue et blanchie d'Anne, et lui dit : "Il faut encore espérer. Dieu peut tout. Tant qu'on est vivant, le miracle peut survenir surtout quand on L'aime et l'on s'aime." Joachim appuie fortement sur ces derniers mots.

Mais Anne se tait, humiliée, et baisse la tête pour dissimuler deux larmes qui coulent et que voit, seul, le petit Alphée. Il est douloureusement surpris de voir pleurer sa grande amie, comme il lui arrive parfois à lui. Il lève sa petite main et essuie ces larmes.

"Ne pleure pas, Anne ! Nous sommes heureux tout de même. Moi, du moins, parce que je t'ai, toi !"

"Et moi aussi, je suis heureuse par toi. Mais je ne t'ai pas donné un enfant... Je pense avoir déplu au Seigneur, puisque il a rendu mon sein infécond."

"O mon épouse ! En quoi veux-tu Lui avoir déplu, toi, toute sainte ? Allons encore une fois au Temple. Pour cela. Pas seulement pour la fête des Tabernacles. Faisons une longue prière... Peut-être t'arrivera-t-il la même chose qu'à Sara ... à Anne d'Elkana. Elles ont longtemps attendu et se croyaient réprouvées à cause de leur stérilité. Au contraire dans le Ciel de Dieu se préparait pour elles un fils saint. Souris, mon épouse. Ton chagrin m'est plus douloureux que de n'avoir pas de postérité... Nous porterons Alphée avec nous. Nous le ferons prier, lui qui est innocent... et Dieu prendra sa prière et la nôtre, et nous exaucera."

"Oui, faisons un vœu au Seigneur; il sera à Lui, notre enfant. Pourvu qu'Il nous le donne... Oh ! m'entendre appeler "maman" !"

Et Alphée, spectateur étonné et innocent : "Moi, je t'appelle ainsi."

"Oui, ma joie, mon chéri... mais tu as une maman, toi, et moi, je n'ai pas d'enfant..."

La vision cesse.

tennet eus gweledigezhioù Maria Valtorta

Santez Anna

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похвала́

par Andrev

publié dans Feiz , Rusia , Россия

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Heimatliebe

par Andrev

Heimatliebe

Heimatliebe

Verstorbener Erzbischof von Köln, Josef Kardinal Höffner; Auszug aus einer Grußbotschaft an katholische Studentenvereinigungen (2. November 1983):
"Der Christ hat kein gebrochenes Verhältnis zu seinem Volk und Vaterland [...] Bei uns ist seit der Katastrophe des 2. Weltkriegs und seit dem Zusammenbruch des Nationalsozialismus die Liebe zum Vaterland in Verruf geraten.
Der Patriotismus wurde schändlich missbraucht. Deshalb ist es fast verpönt, überhaupt noch v
om Vaterland zu sprechen. An die Stelle der Vaterlandsliebe trat die Vaterlands-Schelte.
Mir scheint, dass die Zeit gekommen ist, sich auch bei uns wieder auf die christliche Botschaft zum Verhältnis des Menschen zum Volk, zum Vaterland und zum Staat zu besinnen. Nach christlichem Verständnis gründet die Liebe zum Vaterland in der ehrfürchtigen Zuneigung jenen gegenüber, denen wir unseren Ursprung verdanken:
Gott, unseren Eltern und dem Land unserer Väter, wo unsere Wiege stand. Der christliche Patriotismus ist kein bloßes Gefühl, erst recht kein überzogener Nationalismus, sondern eine lebendige Anteilnahme am Wohl und Wehe unseres Volkes. Vaterlandsliebe ist mehr als Treue und Gehorsam; sie hat etwas mit Gott zu tun und sie wird sich als eine sittliche Verpflichtung vor allem in Zeiten der Not
bewähren."

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Karantez vro

Arc'heskob Köln Jozef Kardinal Höffner (aet d'an anaon) ; arroud eus ur brezegenn gevarc'hiñ da Unvaniezh ar Studierien Gatolik (d'an 2 a viz Here 1983) :
« N'eus ket a droc'h e darempred ar C'hrist gant hor pobl hag hor bro (…) Ar garantez vro he deus kollet he vrud en hon touez, abaoe drouziwezh an eil brezel ha diskar ar vroadsokialouriezh.
Drougimplijet e voe ar vrogarantez. Evit-se e vez nac'het, koulz lavarout, diskouezh e garantez evit ar vro. Warlerc'h ar garantez vro eo deut ar vezh.
Deut eo ar c'houlz, a gav din, d'en em soñjal en hor bro adarre, diwar-benn al liamm, hervez an deskadurezh kristen, a zo etre an den hag ar bobl, kenkoulz hag ar vammvro hag ar stad. Diouzh ar meizañ kristen, ar garantez vro a gav he mamenn en he doug doujus d'ar re ez omp hon orin enno :
An Aotroù Doue, hon tud ha bro hon tadoù, lec'h ma c'hanjomp. Ar garantez vro gristen n'eo ket ur meno ha mat pell zo, n'eo ket kenebeut all ur vrogarouriezh amstrew, hogen kemer perzh ouzh mad ha poanioù hor pobl. Muioc'h eget fealded ha sentusted eo ar garantez vro ; ur c'heñver da Doue eo hag en em ziskouezho evel un dever buhezel dreist holl en amze
rioù a ziouer. »

Rhön
Rhön
Rhön

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Valaam

par Andrev

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Sant Garmon

par Andrev

Sant Garmon, iliz Plogastell-St-Jermen

Sant Garmon, iliz Plogastell-St-Jermen

Saint Germain d'Auxerre

Ne pas confondre avec saint Germain d'Autun, évêque de Paris

Il apporta une aide précieuse à la foi des Bretons îliens, menacée par l’hérésie pélagienne, et intervint courageusement auprès de l’empereur romain Valentinien III, à Ravenne, en faveur des Bretons d'Armorique qui ne purent contenir une révolte populaire contre l'Empire. Prédications quotidiennes au sein de l’armée Bretonne et de nombreux baptêmes de soldats.

Premier voyage de Saint Germain en Bretagne

Des nouvelles alarmantes parviennent aux évêques des Gaules en provenance de de l'ile de Bretagne : l’erreur pélagienne avait gagné les populations de ces contrées. Un concile fut réuni, qui décida d’envoyer ensemble Saint Germain d’Auxerre et Saint Loup de Troyes pour combattre cette hérésie et rétablir la foi orthodoxe.
Ils prirent la mer en 429. « Peu après accourt sur la mer, à leur rencontre, la foule des démons... » afin d’empêcher les deux saints d’arriver. L’épaisseur des ténèbres, la fureur du vent et le mugissement des vagues sont terribles. Saint Germain, réveillé par ses compagnons, invoque le Christ et invective l’océan, prend de l’huile bénite pour une aspersion au nom de la Sainte Trinité. La prière dite d’une seule voix par tous appelle la présence divine qui apaise bientôt les flots.
A leur arrivée une foule les attend. Prédication et miracles remplissent l’Ile de Bretagne. Leur réputation les précède. Ils convainquent. Une controverse publique est organisée avec les pélagiens, suivie avec passion par une foule innombrable où se comptent « même des femmes et des enfants »... Christ contre Pélage ! Les évêques opposent un langage vigoureux et inspiré aux «paroles creuses» des pélagiens. La foule manque d’en venir aux mains. La guérison d’une fillette aveugle finit par convaincre.
Pendant ce même séjour en Bretagne, Saint Germain se casse le pied et est contraint de s’allonger. Eclate un incendie dans le quartier où il est immobilisé, qu’on n’arrive pas à éteindre. Saint Germain renvoie les gens venus l’évacuer de la maison menacée. Et l’incendie épargne la maison, consumant toutes les autres autour.
Ces événements se mêlent aux invasions barbares de la même période : alors que Saint Germain et Saint Loup se trouvent en Bretagne, les Saxons et les Pictes commencent une guerre contre les Bretons qui implorent l’aide des deux évêques. Ce sont alors des prédications quotidiennes au sein de l’armée Bretonne et de nombreux baptêmes de soldats.
Pour la liturgie Pascale on « installe une église faite de branchages entrelacés ». L’ennemi informé de cette activité peu habituelle pour une armée en guerre, croit à l’aubaine et veut en profiter pour attaquer. Saint Germain s’improvise alors chef de guerre et organise la défense : placée à un endroit stratégique, toute l’armée va hurler un « Alléluia » trois fois répété, répercuté par l’écho des montagnes. L’ennemi saisi de panique est mis en déroute sans effusion de sang, par la seule force de la Foi.
A son retour de Bretagne, la cité gauloise d’Auxerre attend Saint Germain avec impatience. Un impôt extraordinaire accable ses habitants. Aussitôt rentré, il repart plaider la cause des Auxerrois auprès du préfet des Gaules, à Arles.
Il voyage à cheval, avec une escorte modeste. Une nuit il se fait voler son cheval. Le lendemain le voleur penaud ramène le cheval car, dit-il, pendant toute la nuit il s’était senti comme pris dans un filet. Il reçoit non seulement le pardon, mais on lui fait encore don de ce dont il a besoin, ainsi que d’une bénédiction.
Partout où il passe, la foule vient à la rencontre de Saint Germain, pour lui rendre hommage, demander sa bénédiction, le toucher, l’écouter, le regarder. Il guérit, il enseigne. A Alésia où il passe la nuit chez un prêtre ami, la femme de celui-ci glisse de la paille dans le lit de Saint Germain à son insu, qu’elle conserve ensuite pieusement.
Quelques jours plus tard un homme devient possédé d’un démon. Tous déplorent l’absence de Saint Germain qui avait continué sa route. La femme du prêtre se souvient alors de la puissance de la foi. On entoure le possédé avec la paille sur laquelle Saint Germain a dormi et le malade guérit définitivement.
Le préfet des Gaules accueille Saint Germain avec tous les honneurs, venant loin au-deva
nt de lui. Saint Germain guérit la femme du préfet. Son voyage est couronné de succès : il obtient un allégement des impôts pour Auxerre et partout où il passe, il apporte la joie.

Deuxième voyage de Saint Germain en Bretagne

Une quinzaine d’années après son premier voyage, l’erreur pélagienne se propage de nouveau en sur l’île de Bretagne. On demande à Saint Germain d’y retourner, accompagné cette fois par Saint Sévère (probablement évêque de Vence, en Provence). Elafus, personnage important de Bretagne, vient avec son fils infirme à la rencontre des saints hommes. Saint Germain, là encore, guérit la jambe malade de l’adolescent. L’hérésie, elle, n’est le fait que d’un petit nombre et les fautifs sont exilés sur le continent.

La Bretagne, depuis, gardera le vif et fidèle souvenir du saint qui se perpétuera de l'autre côté de la mer, où les Bretons s'installent de plus en plus nombreux, soit à l'extrémité occidentale du continent eurasien, là où la pointe armorique des Gaules plonge sa tête chevaline dans l'océan atlantique. Encore aujourd'hui, l'on peut voir de nombreux sanctuaires qui portent son nom ou du moins contiennent une sainte image de lui. Les Bretons l'appellent "Sant Garmon".

Iliz Pleiben, Kernev, Breizh-Vihan

Iliz Pleiben, Kernev, Breizh-Vihan

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Les silences qui tuent

par Andrev

Les silences qui tuent

Catherine de Hueck Doherty, d'origine russe, voulut réintroduire en Occident la tradition de la contemplation, de l'ermitage, du face à face avec Dieu, de la retraite... qu'elle appelle "Poustinia", du nom de ces cabanes en bois, à l'écart des villes et villages, dans les solitudes de Russie où de pieux ermites se retiraient.

Cette tradition n'est pas optionnelle, mais elle sert de base à toute vie chrétienne. Elle fut le fondement d'une vie authentique avec Dieu, dans les premiers siècles des Eglises Orientales, Celtiques ou Slaves, dans le renouveau cistercien, dans les débuts de l'ordre jésuite, dans le renouveau breton du XVIIe siècle, etc.

Dans cet extrait de son livre "Poustinia, ou le désert au coeur des villes", Catherine évoque l'une des nombreuses expériences qui furent les siennes et celles d'autres au cours de ces retraites en poustinia.

"Je veux vous expliquer, quoique vous le sachiez peut-être déjà, qu'il n'y a pas deux poustinias semblables. Certaines sont pleines de joie, de lumière et de paix; d'autres au contraire ne sont que lourdeur, incapacité de réfléchir (...) Ma dernière poustinia a encore été différente. (Il me vint) un mot pesant, qui est tombé sur mon coeur comme un morceau de plomb. Ce mot était: "silence".

Mais il ne s'agissait pas du silence au sujet duquel j'ai souvent écrit - le silence de l'amour, le silence des amants ensemble, le silence du coeur de l'homme qui parle à Dieu, pour ainsi dire, par ses silences (...)

Le visage de ce silence s'est révélé d'abord et avant tout comme une fuite. Vous savez, quand on essaie d'échapper à quelque chose qui vous paraît dangereux, quand on marche très silencieusement (...) Quelle était donc cette fuite dans laquelle tant d'entre nous étaient engagés si discrètement, silencieusement? Il m'est apparu clairement que c'était une dérobade devant la rencontre de l'autre. Nous ne voulons pas encore briser ce silence. Nous ne voulons pas encore ouvrir les portes ou tirer les rideaux que nous gardons constamment fermés entre nous.

Le silence de dérobade auquel j'étais affrontée dans ma poustinia était un silence dans lequel une porte après l'autre se fermait discrètement derrière nous. La porte était bien huilée à l'avance, de sorte qu'il n'y avait pas de bruit. Sans bruit, nous fermions ces portes, l'une après l'autre, échappant par là au partage de nous-mêmes, à l'obligation de cesser d'être des individus pour devenir une communauté dans laquelle il ne peut pas y avoir de portes fermées. Nous n'avons pas encore été complètement convertis à l'Amour au point de pouvoir entrer en communication avec l'autre dans un silence aimant qui est complètement ouvert, grand ouvert.

Je ruminais cet étrange et nouveau visage du silence qui commençait à se dévoiler à moi (...) J'en arrivais même à un véritable chagrin parce que je me rendais compte que ce visage était vrai lui aussi, et que nous essayons toujours de nous dérober l'un à l'autre dans ce silence furtif qui est le nôtre (...) Il me semble que nous ne sommes pas prêts à laisser parler le silence comme des amants qui se parlent l'un à l'autre, comme les membres d'une communauté devraient le faire, précisément parce qu'ils sont les amants de Dieu et les uns des autres (...) Silence qui cherche à fuir les autres et Dieu aussi - sinon tout à fait, du moins pour une part.

Je priai. Que faire d'autre? Mais de nouveau, ce silence eut l'audace de me faire voir encore un autre aspect de son visage. C'était l'aspect de l'hostilité, de la colère, et je compris qu'on peut garder le silence tandis que la colère, l'hostilité, le refus nous remplissent et nous flétrissent l'âme (...) Ce silence est en fait mille fois pire que la parole (...) pour devenir un bruit intérieur impossible à calmer (...) Nous devons être ouverts jusqu'au bout, même jusque dans nos souffrances profondes.

La confiance..."

éditions Cerf, 1980

Les silences qui tuent

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Sant Paol-Aorelian

par Andrev

publié dans sent Breizh , Breizh , Bretagne

Sant Paol-Aorelian
Saint Pol était un Breton de Cornouailles (Cornwall brittanique) ou du Pays de Galles, mort un 12 mars, vers 575. La "vita" de saint Pol a été rédigée en 884 par un moine de Landévennec, en Bretagne armoricaine (qu'on appelait ''Britannia Minor" a l'epoque), appelé Wrmonoc. C'est l'un des rares écrits sur un saint celte brittanique avant le Moyen-Âge tardif.
Saint Pol était issu d'une famille de patriciens et cousin de saint Samson (28 juillet), son condisciple au monastère de saint Ildut (Pays de Galles), ou tous les deux furent envoyés encore enfants sous l’égide de saint Illtyd (6 novembre, ou Ildut). Pol serait né à Genychen dans l'est du Glamorgan en l'année 480 et son père Porphius était un officier de haute dignité. Saint Ildut envoya Pol d'abord a Ynys Bŷr (île de Caldy), puis au monastère de Llantwit avec aussi les saints David, Samson et Gweltaz (Gildas), ces deux derniers ayant plus tard aussi fondé des monastères en Petite-Bretagne (Dol, St-Gildas-de-Rhuys...) Ils apprenaient non seulement dans les livres mais aussi le travail manuel qui était prévu pour toute la communauté, et comprenait le gain de terres fertiles par l'endiguage du fleuve Severn.
Nous n'avons besoin d'aucune autre preuve de sa ferveur et de ses merveilleux progrès dans la vertu et tous les exercices d'une vie monastique, que le témoignage du saint abbé Ildut, mais aussi de longs siècles de dévotion que vouèrent a saint Pol les gens de Bretagne jusqu’à aujourd’hui, malgré les maladies, les guerres et les révolutions, tandis que le souvenir de saint Ildut resta grand lui aussi, ne serait-ce que par le nom d'anciennes paroisses qui brille encore dans les ténèbres de nos temps troublés, telles Pleurtuit, Lanildut, Ploerdut...
Enfant encore assez jeune, il partit ainsi s'établir un ermitage, où il a été rejoint par une douzaine d'autres jeunes hommes qui l'ont considéré comme leur dirigeant; et là-bas il a été ordonné prêtre par Saint Dyfrig. Sa sœur Sitafolia avait établi un couvent près de Penzance, probablement à Newlyn, et il s'est construit une église dans la paroisse qui porte son nom, où il y a deux anciennes Croix celtes, dont une dans le mur de l'église qui soutient la deuxième plus haute tour de Cornouailles. Une tradition rapporte que la communauté de sa sœur a été menacée par les empiétements au bord de la mer. Et ils ont marqué ensemble le tracé à marée basse avec des cailloux et à ses prières, les cailloux ont grandi en rochers, qui ont empêché une plus ample érosion de la terre.
Notre saint mit alors les voiles avec 12 compagnons, passant des Cornouailles en Armorique, sur l'île d'Ouessant à un endroit appelé depuis Porzpol, et a construit là-bas, dans un endroit toujours appelé Lampol, un monastère consistant en une petite église et treize huttes de gazon et de pierre. Il n'est pas resté longtemps sur l'île mais fondé un autre centre monastique sur le continent en l'actuel Lamboal-Gwitalmezev (Lampaul-Ploudalmezeau). La prière et la contemplation étaient ses seules activités, et du pain et de l'eau sa seule nourriture, sauf aux grandes fêtes, auquel cas il rajoutait à son pain quelques petits poissons.
Withur, le prince breton qui régnait depuis l’île de Batz et sur toute cette côte encore sous la domination franque, donna son ile et aussi la ville romaine ruinée d'Occismor, où Pol construira sa fondation principale, et qui est de nos jours connue comme Kastell-Paol (Saint-Pol-de-Léon). Le prince venait juste de terminer la retranscription d'une copie des Évangiles, quand saint Pol délivra l'île d'un dragon monstrueux, dont on voit la tanière encore aujourd'hui dans une anfractuosité des falaises. Saint Pol y plaça certains des moines fervents qui l'avaient accompagné du Pays de Galles et de Cornouailles. Il s'était entièrement revêtu de sa charge pastorale, et son assiduité à les accomplir n'avait d'égal que les appréhensions qu'il en éprouvait. Voila toute l'origine de Saint-Pol-de-Léon (Kastell-Paol, en breton), et de tant d'autres cités de l'actuelle Bretagne.
Withur, se rendant compte que le statut d'abbé qui était reconnu chez les Bretons îliens ne l'était pas chez les gens de Gaule, manœuvra pour obtenir la consécration épiscopale pour Pol auprès de Childebert, roi des Francs, en dépit des larmes de Pol pour le refuser. Et ainsi, saint Pol est devenu le premier diocésain de cette partie de Bretagne. L'une des principales paroisses de la cité épiscopale se nomma "Minic'hig-Leon", qui perdura au fil des siècles jusqu’à l’érection du diocèse révolutionnaire de "Quimper-Leon".
En 526, et fort avance en age, saint Paul démissionna de son siège en faveur de son neveu Joevin et se retira à Batz où il reçut la visite de Saint Brendan, le père-abbé de saint Malo. Mais 20 ans après, il dut pour quelque temps reprendre sa charge épiscopale et susciter un autre monastère, sis au Relecq. Il retourna dans la sainte solitude de Batz, pour s'y éteindre vers l'an 580, âgé de plus de 100 ans. Son corps est enchâssé dans la vieille Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, où sa cloche est conservée. On peut voir son siège à Batz.
Pendant les invasions des Normands, ses reliques ont été emportées à l'abbaye de Fleury, ou à Saint-Benet sur la Loire, mais ont été perdues quand les Calvinistes ont pillé cette église. La "vita" incorpore quelques traditions de Gallois et d'origine celte, et il y a des traces considérables du saint dans le Pays de Galles, où, comme en Bretagne, il a parfois a été appelé Paulinus. L'église ancienne au village de Paul, près de Penzance, lui est dédiée . Dans l'ancien bréviaire de Léon, sa fête est au 10 octobre, peut-être le jour de la translation de ses reliques. Mais dans l'ancien bréviaire de Nantes, et la plupart des autres, il est honoré le 12 mars (Attwater, les Bénédictins, Husenbeth).
Ynys Bŷr (Caldey Island)

Ynys Bŷr (Caldey Island)

sources

Don Garaby

Attwater, D. (1983). The Penguin Dictionary of Saints, NY: Penguin Books.
Baring-Gould& Fisher, J. The Lives of the British Saints (4 volumes: Charles J Clarke, 1907)
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1947). The Book of Saints. NY: Macmillan.
Benedictine Monks of St. Augustine Abbey, Ramsgate. (1966). The Book of Saints. NY: Thomas Y. Crowell.
Bowen, Paul. When We Were One: A Yearbook of the Saints of the British Isles Complied from Ancient Calendars.
Encyclopaedia of Catholic Saints, March. (1966). Philadelphia: Chilton Books.
Farmer, D. H. (1997). The Oxford Dictionary of Saints. Oxford: Oxford University Press.
Husenbeth, Rev. F. C., DD, VG (ed.). (1928). Butler's Lives of the Fathers, Martyrs, and Other Principal Saints. London: Virtue & Co.

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An Arzh-mael

par Andrev

publié dans Breizh , Bretagne

An Arzh-mael

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*

Fear bheith i mbarraibh fuairbheann

I bhfeitheamh shuainghearr ghrinnmhear

Ag seilg troda ar fhéinn eachtrann

Ga bhfuil fearann bhur sinnsear

*

Gwell menel war c'hrec'hioù kozh ar vro,

Skuizh 'c'hanout o c'hedal hogen bliv,

O c'hervel d'ar stourm 'enep al lu,

Aloubet du gantañ ar vammvro!

*

Mieux vaut être sur les sommets des vieux monts à guetter, fatigué mais joyeux,

appelant au combat contre les soldats étrangers qui occupent ta patrie

Angus Mac Daighre O'Daly

Hilfenteg / Iffendic, Porhoët, évêché de Saint-Malo

Hilfenteg / Iffendic, Porhoët, évêché de Saint-Malo

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