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Lizher da Anna

par G.G.M.

Lizher da Anna

"Je suis tiraillé entre l'envie de te dire une pure saleté atroce et l'envie de t'aimer chrétiennement comme un frère" confiait l'autre jour un frère clairvoyant sur Facebook. Et un autre frère répondait: "L'humanité dans toute sa splendeur!". Et je précise tout de suite: aimer chrétiennement n'est pas une philosophie ou un quiétisme, ça participe certes de l'humain, de la volonté (pas des sentiments), mais c'est héroïque et surnaturel, dans une union à Dieu que ne peuvent comprendre les païens et autres fervents du new-age.

Je réponds ici enfin à la question que tu m'avais posé sur le mystère de la Croix, il y a longtemps, devant l'église Saint-Aubin, à Rennes… et à tes vélléités de leur casser la gueule aux violents envahisseurs.

S'aider soi-même d'abord, s'humilier de notre propre violence et de notre méchanceté, de nos vues à courte vue… puis aider les "dérivés" et "déviateurs" et autre aveugles.... C'est par notre exemple de sainteté qu'ils deviendront des agneaux et des clairvoyants. C'est pour ça que le Seigneur Jésus s'est laissé clouer sur la Croix et que toutes choses lui ont été remises au Ciel et ici-bas. De Son sacrifice découlent des vagues de vie et de justice, en ondes puissantes et qu'on ne peut arrêter, car elles partipent de l'acte fondamental de Vie. L'Eglise et une culture authentique qui y corresponde, nous plongent dans leur onde vivifiante.


Il y eut une lutte aux débuts de la Bretagne armorique, corollaire à celles de l'île. Notre pays se peuplait alors d'une myriade de fondations monastiques, qui semblaient remplacer la force des armes des Bretons face à leurs ennemis: on voit à maintes reprises nos vieux saints s'opposer aux vieux réflexes de violence des princes, et au besoin, y trouver le martyre, blanc ou rouge. La prière, la pénitence et le sacrifice s'exalant tel l'encens, montaient jusqu'à Dieu, et redescendaient sur la terre sous la forme d'une bénédiction généreuse, émanant du Coeur Miséricordieux, accompagée toutes sortes de grâces pour le secours et le salut des Bretons. Cependant, le Paradis qui commençait de descendre sur nos terres fut repris par les idées du monde, du moins l'équilibre des forces en jeu changea, et la Bretagne, peu à peu, disparut, elle et sa civilisation hautement chrétienne, ayant cependant perduré jusqu'au début du XXe siècle dans ses villages et ses chapelles, dans ses longues processions et sa verte langue, dans ce peuple protégé par le labyrinthe de ses talus et chemins, mais délaissé par ses princes avec la fin du Haut-Moyen-Age (IX-Xe siècle). Après les invasions normandes, la Bretagne délaissa les forteresses de la foi pour celles des chevaliers cuirassés...

La Bretagne retournée à la prière et sa cohérence sociale et nationale, devra cependant laisser ça et là quelques garnisons à Fougères et Ancenis, comme elle-même et son Eglise, les monastères et les familles ne devront pas plus relâcher leur attention face à l'empire du Malin, jusqu'au retour du Christ. Une culture évangélique – non pas des idées - devra de nouveau constituer la trame de la société, de la vie, avec des gens aguerris et en même temps protégés par cette culture qui les imprègnera jusqu'à la moëlle de leur os, comme une seconde nature.

De nouveau inculturés, nous ne serons plus de ces blancs-becs cathos ou de ces républicains religieux, de ces idolâtres pseudo-celtiques ou de ces rampants bien-pensants, mais des gens assis dans leur foi, des "seven" qui auront choisi l'Amour dans les moindres replis de leur être et leurs relations quotidiennes avec frères, sœurs, épouses, pères, autorités… L'amour qui inspire les actes de chaque seconde, l'habillement comme la politique, un ciment de chaux qui envahit tout et solidifie l'édifice… L'amour qui imprègne le monde du travail et de la sueur: Dieu adoucit le labeur de chaque jour et rien ne sert de courir… si on peut renaître à chaque seconde... L'amour parmi les hommes, la Charité impossible sans Dieu, qui rejaillit sur leur environnement, la nature, le cosmos… La Foi ne sera plus vainement extérieure, ni éclatée en des milieux privilégiés, tel celui protégé des campagnes d'autrefois, et qu'on s'est employé à détruire car dernier bastion de la Multiple Splendeur, authentique culture pétrie dans la langue et les usages, peuple de paysans, d'artisans et de petits hobereaux.

Nous ne sommes aujourd'hui que des néo-barbares sans culture, les uns avec un fond chrétien Taubira-allergisant mais chantant la Marseillaise, les autres imitateurs serviles des valeurs à la mode, d'autres encore avec leur Bretagne idéologique et leurs éternelles idoles, une Bretagne vengeresse pour leur casser la gueule et aux Mahométans et aux Fransquillons et aux Bourgeois et aux Gauchistes, se croyant les nouveaux croisés des temps modernes. Sans compter la masse des recourrants aux pratiques occultes, telle une marée noire sur le pays. Est-ce parce que nous n'avons pas en face de nous d'authentiques chrétiens, et surtout, une culture, une civilisation qui y corresponde ? L'invasion ottomane fut autrefois arrêtée par une armée à genoux qui priait le rosaire: un sursaut des nations chrétiennes face à l'Ennemi numéro 1: l'humanisme, non pas la civilisation islamique.

J'ai en mémoire l'exemple frappant de ces monastères celtiques qui se rendaient sur le lieu des combats sanglants entre armées, et qui y restaient à prier jusqu'à la victoire, ne justifiant en rien le principe gallicano-pervers du "Sabre et du Goupillon", mais le témoignage de la Foi héroïque et surnaturelle qui remporte la Victoire sur le mal, les massacres, le ressentiment, les épidémies... Il arriva maintes fois que ces armées en prière fussent massacrées sur place. Ne pas avoir peur, c'est surnaturel. Edifier sa vie de tous les jours, c'est surnaturel. Edifier la Civilisation de l'Amour, c'est surnaturel. Il est la Tête, nous sommes le Corps.

"N'ho pet ket aon!" Jean-Paul II disait que ce n'est pas la politique qui a sauvé la Pologne, mais sa culture. Il n'est que lire Mémoire et identité. Non pas la culture au sens d'érudition, mais les choses éternelles, solides et durables qui s'incarnent dans une façon de vivre, sous diverses formes selon le pays où l'on se trouve, même chez certains hommes et peuples sans confession chrétienne. Dans la perte de sa culture, la Bretagne est devenue une réserve, un musée avec ses autochtones qui gesticulent pour le plaisir de leurs ennemis, jusqu'au Jardin des Plantes à Paris.

Et la culture multiséculaire, ce tissu précieux … de multiples siècles devront peiner à la reconstituer, non comme un plagiat, mais comme une continuation organique, une greffe… Mais le fardeau sera léger, c'est sûr.

Si nous avions une culture qui se tienne, nos ennemis seraient déjà jugés, ipso facto. Mais avoir le courage de rentrer dans le fond des choses, de se regarder en face, c'est déjà un début de culture. Que nos vieux saints nous y aident.
Lizher da Anna
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Salm 68 (67) 25-36 (psaume 68)

Gwelet eo bet da gerzh, o Doue, kerzh va Doue, va Roue, er santual.Ar ganerien a yae a-raok, ha war o lerc'h an delennourien, e-kreiz ar merc'hed yaouank a skoe war an taboulinig.
Bennigit Doue er bodadennoù, bennigit an Aotrou, c'hwi diskennidi Israel!
Eno emañ Benjamin, ar bihanañ hag ar rener, priñsed Juda hag o bandenn, priñsed Zabulon, priñsed Neftali.
Da Zoue en deus gourc'hemennet ma vi galloudek. Starta, o Doue, ar pezh ac'h eus graet evidomp!
E-barzh da dempl, e Jeruzalem, ar rouaned a zegaso profoù dit.
Gourdrouz loen ar raoskl, bandenn an tirvi gant leueoù ar pobloù, ar re a zo gwisket a laonennoù arc'hant. Stlabezañ a ra ar pobloù en em blij er brezelioù.
Ar re vras a zeuio eus an Ejipt. Kush a hasto astenn he daouarn etrezek Doue.
Rouantelezhioù an douar, kanit da Zoue! Salmit d'an Aotrou, ~Ehan~
d'an Hini a ya war raok douget war neñvoù an neñvoù, an neñvoù peurbadus! Setu ma sav e vouezh, e vouezh galloudus.
Roit an nerzh da Zoue! E veurded a zo war Israel, e nerzh a zo er c'hoabrennoù.
Eus da santualioù, o Doue, en em ziskouezez spouronus. Eñ eo, Doue Israel, an hini a ro nerzh ha galloud d'ar bobl. Benniget ra vo Doue!

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On voit tes marches, ô Dieu, les marches de mon Dieu, de mon roi, au sanctuaire.

En avant sont les chanteurs, puis les musiciens, au milieu, des jeunes filles battant du tambourin.

"Bénissez Dieu dans les assemblées, le Seigneur, vous qui êtes de la source d'Israél."

Voici Benjamin, le plus petit, qui domine sur eux; voici les princes de Juda avec leur troupe, les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.

Commande, ô Dieu, à ta puissance, affermis, ô Dieu, ce que tu as fait pour nous.

A ton sanctuaire, qui s'élève au-dessus de Jérusalem, les rois t'offriront des présents.

Menace la bête des roseaux, la troupe des taureaux avec les veaux des peuples; afin qu'ils se prosternent avec des pièces d'argent. Disperse les nations qui se plaisent aux combats!

Que les grands viennent de l'Egypte, que l'Ethiopie s'empresse de tendre les mains vers Dieu.

Royaumes de la terre, chantez à Dieu, célébrez le Seigneur! - Séla.

Chantez à celui qui est porté sur les cieux, les cieux antiques.

Reconnaissez la puissance de Dieu! Sa majesté est sur Israël, et sa puissance est dans les nuées.

De ton sanctuaire, ô Dieu, tu es redoutable! Le Dieu d' Israël donne à son peuple force et puissance. Béni soit Dieu!

Traduction en français du Chanoine Crampon, édition numérique par Jesusmarie.com

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