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Jozef Arimatea & Britannia

par Andrev

publié dans Alba , Ar Sent , Breizh , Bretagne , Britain , Britannien , Bro-Sant-Mac'hloù , Celtes , Devnon , Domnonée , Eglise , Europa , Feiz , Foi , Iliz , Keltia , Saint Malo et son pays , Saint-Malo , Sant-Mac'hlow , histoire de Bretagne , Ecosse , Souviens-toi

Sant Jozef Arimatea, Breizh hag ar Graal-Santel

Joseph d’Arimathie, la Bretagne et le Saint-Graal

 

gant Markiz Gwellkaer, kastell an Tourig, Algam 1911.

adalek pajenn 28 eus e levr diwar-benn koad Pempont

extrait du livre du Marquis de Bellevüe «Paimpont», page 28, daté de l’an 1911, écrit à Augan au château de la Touraille, évêché de Saint-Malo.

 

«C’est à l’évangile apocryphe de Nicodème qu’est due l’introduction dans les traditions et les légendes armoricaines du mythe fameux du Saint-Graal. Cet évangile fut composé au commencement du Ve siècle et probablement d’après les «actes de Pilate» par un Juif nommé Emée, qui prétend ne faire que transcrire un manuscrit laissé par Nicodème1, sénateur hébreu et disciple du Christ, mort peu de temps après la Passion.

Il est fort difficile de distinguer ce qu’il y a dans ce récit de légendaire ou de réel; la plupart des faits qu’il raconte ont cependant été recueillis et consacrés par la tradition: le peuple anglais reconnaît (par usurpation de l’histoire bretonne NDT) Joseph d’Arimathie comme premier apôtre, célèbre sa fête le 17 Mars et honore encore ses reliques dans l’abbaye de Glastunbury. Ce lieu, surnommé «la première terre des saints», est situé dans le comté de Sommerset, dans la partie Orientale de l’Angleterre (soit l’ancienne Domnonée insulaire, que les Bretons transposeront en Armorique NDT). La vie de Joseph d’Arimathie est écrite dans le recueil des Bollandistes.

Joseph, dit «d’Arimathie», du nom d’une ville de Judée près du Mont Ephraïm, où il naquit, était un noble et riche sénateur, membre du Sanhédrin de Jérusalem et chef des gardes de la Maison de Pilate; disciple secret de Jésus, il était à l’époque de la Passion époux d’Hélyab, père d’un fils nommé Joseph, et beau-frère de Broon, mari d’Enigée. Ce fut dans sa maison que fut célébrée la Cène le soir du Jeudi-Saint; puis, après le drame sanglant du Calvaire, il obtient de Pilate la permission d’inhumer le corps du Sauveur. Aidé de Nicodème, il détacha de la Croix le divin supplicié et, ayant recueilli les quelques gouttes de sang qui coulaient encore du Coeur Sacré, dans le Graal, vase qui avait servi à la Cène pour la transsubstantiation du vin au sang du Rédempteur, il ensevelit le corps du Christ et le déposa dans un sépulcre creusé dans le roc et qu’il avait fait faire pour lui et sa famille.

Après la Résurrection, les Juifs accusèrent Joseph d’Arimathie d’avoir dérobé le corps de Jésus; et ils obtinrent de Caïphe de l’emprisonner dans un cachot, dont on mura l’entrée afin de l’y faire périr de faim. Mais Jésus apparut à son disciple et lui rapporta le Saint-Graal, dont la présence suffit pour le soutenir pendant les nombreuses années qu’il resta emmuré dans la prison.

Longtemps plus tard – au bout de quarante-deux ans, dit l’évangile apocryphe – un empereur romain, que les uns nomment Vespasien et les autres Titus, ayant été guéri miraculeusement de la lèpre par la vue de la «Véronique», voile avec lequel une des saintes femmes avait, sur le chemin du Golgotha, essuyé la face du Christ, se rendit à Jérusalem afin d’apprendre sur les lieux même tous les détails de la mort de celui à la puissance duquel il devait sa guérison. Arrivé en Judée, il interrogea les quelques survivants du drame de la Passion; et, ayant appris l’incarcération de Joseph d’Arimathie, il ordonna d’ouvrir son cachot, qui aurait dû être son tombeau, mais dans lequel le pieux disciple fut retrouvé vivant. Convaincu par ce nouveau prodige, l’empereur demanda le baptême, qu’il reçut des mains de saint Clément2, en même temps que Joseph d’Arimathie et une grande quantité de Romains et de Juifs.

Après sa délivrance miraculeuse et son baptême, Joseph, entraîné par son zèle apostolique, partit avec sa femme, son fils, son beau-frère et cent quarante-six disciples pour évangéliser aux confins de l’Egypte le pays de Sarras, qui serait un groupe d’îles de la Mer Rouge (où quelques siècles plus tard les Bretons Galaad, Perceval et Bohor retrouveront le Graal). Après avoir résidé quelques temps dans cette contrée, il gagna les bords de l’Euphrate, puis la Provence où il retrouva Lazare, Marthe, Marie-Madeleine, Maximin et Cédon, l’aveugle-né guéri miraculeusement par le Christ. De là, emmenant avec lui ses compagnons, il évangélisa la Gaule Belgique3 et, enfin, traversant la mer, il arriva dans l’ile de Bretagne. Là, il convertit le roi Avirague, qui lui concéda un territoire où il fonda un monastère qui fut l’origine de l’abbaye de Glasgow, ou bien de Glastunbury, reconstruite au XIIIe siècle et détuite par Henry VIII; ce fut dans ce lieu que fut inhumé son fils Joseph, et que son corps fut rapporté au XIIe siècle de Moyen-Moustier en Lorraine (Vosges).

Joseph d’Arimathie, malgré son âge avancé, aurait eu sur l’ile de Bretagne un second fils, Galaad; puis il quitta ce pays en y laissant ses deux enfants et passa en Armorique avec quelques disciples.

Traversant l’immense forêt de Brocéliande, il rencontra un seigneur de cette contrée nommé Matagron, qui le pria de venir voir son frère Agron, qui avait à la tête une plaie réputée incurable. Le saint apôtre accompagna Matagron, qui le conduisit dans son château de Coetroch, place forte élevée au bord de la forêt, au somme d’un colline (cf château du Bois-de-la-Roche NDT); il guérit le malade, qui se convertit ainsi que Matagron et une partie de leurs vassaux et donna à Broon, beau-frère de Joseph, un territoire qui est devenu la paroisse de Broons (près Dinan).

Après un assez court séjour en Armorique, Joseph d’Arimathie regagna la Grand-Bretagne, laissant en Brocéliande Broon, Cédon et plusieurs autres disciples. Il mourut le 17 mars de l’an 82 et fut inhumé à l’abbaye de Glare, ou de la Croix, en Ecosse; ses restes furent ensuite déposés à Glastunbury, d’où Fortunat, patriarche de Grado, les fit transporter en Lorraine au monastère de Moyen-Moustier, ce fut là que les moines anglais les retrouvèrent au XIIe siècle; ils les enlevèrent et les rapportèrent à Glastunbury, où ils sont encore vénérés aujourd’hui.

Joseph d’Arimathie, détenteur du Graal, source inépuisable de miracles et de grâces, avait, en mémoire de la table de la Première Cène du Jeudi-Saint, établi une table carrée, de même modèle, qui servait de support au vase sacré et autour de laquelle se réunissaient dans les jours de grandes fêtes douze des principaux chrétiens; on y laissait vide une place, celle du traître Judas. Cette institution se perpétua jusqu’à la fin du VIe siècle, époque à laquelle Merlin conseilla au roi Arthur de transformer cette table carrée en table ronde.

A la mort de Joseph d’Arimathie en 82, le Graal fut recueilli par son fils aîné, Joseph, lequel mourut évêque en l’ancienne Domnonée (Ecosse) en l’an 95 et fut inhumé à Glastunbury: il légua le précieux vase à son neveu Alain, l’un des fils de Broon.

Broon, comme nous l’avons dit, était beau-frère de Joseph d’Arimathie et l’avait accompagné sur l'ile de Bretagne et en Armorique. Il avait eu, de sa femme Enigée, douze enfants, entre autres: Alain, qui ne se maria pas et devint évêque avec le surnom de «Riche Pêcheur»; Nascien, père de Célidoine; Pierre, qui eut pour fils Herlam, dont: Loth, Morddrain, qui eut Elyéser; et enfin Josué. Ce fut ce dernier qui reçut à son tour le Graal, à la mort de son frère Alain; il eut pour fils: Aminadap, qui engendra Lambor; Lambor engendra Pellehans; Pellehans engendra Pelles, dont la fille (Helène) épousa Lancelot du Lac, l’un des plus fameux chevaliers de la Table Ronde, dont naquit Galaad, dit aussi Perceval, roi de Bretagne et dernier héros du cycle de la Table Ronde.

Broon, passé en Armorique, resta dans ce pays et dit avoir été la souche des princes Domnonéens. Parmi ses compagnons, Cédon aurait évangélisé la contrée de «Rennes» (Coetquidan?), la «Ville Rouge», où il serait mort en 77; Clair, après avoir prêché dans les pays de Nantes, serait mort à Réguiny en 96; Drennalus aurait fondé les Eglises de Tréguier et Morlai; enfin Adéodat aurait parcouru le Vannetais et la Cornouaille.

Après Josué, fils de Broon, il n’est plus question du Graal, en tant que vase sacré; mais on continua à appeler Graal un livre écrit par Joseph sous la dictée de son père Joseph d’Arimathie, livre dans lequel étient racontées la Passion du Christ et la vie merveilleuse du saint détenteur du Vase da la Cène, premier apôtre de l’Assyrie, de la Belgique (Lorraine) et de la Bretagne. Cent dix-sept ans après la mort du Sauveur, en 150, ce livre ayant été perdu, Galaad, fils puîné de Joseph d’Arimathie, se mit à sa recherche; et ce sont les péripéties de cette recherche que Galaad est censé raconter lui-même, dans le poème intitulé «La Quête du Graal»:

L’auteur «traverse une immense forêt et arrive dans une lande où se trouvait un arbre merveilleux, le «Chêne des Aventures». Au bord de cette lande, et aux confins de la forêt était une fontaine, la plus belle qu’on pût voir; le sable en était rouge comme du sang et chaud comme du feu, tandis que l’eau avait la froideur de la glace; trois fois par jour, elle avait la couleur d’émeraude et l’amertume de la mer». De là, continuant sa route à travers la forêt, Galaad «rencontre un beau et vaste monastère construit dans une prairie au bord d’un lac, appelé «Louc’h-Ronan». Enfin, après des aventures de toute sorte, il découvre dans une chapelle le livre du Graal, qu’il transcrit à son tour pour le lecteur.

Sautant ensuite plus de trois siècles, nous entrons dans le cycle merveilleux de la Table Ronde.»

Gouel sant Jozef Arimatea a zo d'an hevelep deiz hag  hini sant Padrig, d'an 17 a viz Meurzh.

Saint Joseph d'Arimathie est fêté dans les églises d'Orient le même jour que la Saint-Patrick, le 17 Mars. C'était aussi la date retenue dans l'ancienne liturgie de l'Eglise latine et par l'Eglise d'Angleterre.

 

1Nicodème, après avoir été l’un des chefs de la secte Pharisaïque, se déclara disciple de Jésus-Christ et aida à l’ensevelir. S’étant fait baptiser, il se vit en butte à la haine des Juifs qui lui enlevèrent sa dignité de sénateur et le bannirent de Jérusalem. Il mourut le 3 Août de l’an 45, et est honoré comme Confesseur.

2Saint Clément, disciple de saint Pierre, élu pape en l’an 91, mort en l’an 100.

3Peuple des Leuques

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Etre Jozef ha Galaad

De Joseph à Galaad:

 

Galaad

Fils de Lancelot et d’Hélène (Elaine), la fille de Pellès ; nommé le Bon Chevalier  descendant de Nascien, David et Salomon par son père ; descendant de Bron et du lignage des Rois Pêcheurs par sa mère. Vainqueur des épreuves du Graal, il réussira à emporter le Saint-Vessel (Graal) à Sarras, en compagnie de Perceval et de Bohort. Une autre légende dit qu’il est mort à Sarras, après avoir, dans une vision, pénétré les secrets du Saint-Graal, et que seul Bohort serait rentré en Bretagne.

Armes : d’argent à la croix de gueules.

Devise : « O L’AIDE DIEV »

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Bohort

Fils d’un roi armoricain d’Angers, Bohort de Gaunes, et de Evaine, c’est également le cousin de Lancelot du Lac. Epoux de Claire, il eut Elyan qui devint empereur de Constantinople. Il réussit à découvrir le « Saint Vessel » en compagnie de Galaad et de Perceval. Il est le seul à survivre à l’aventure. Par la suite, il aide Lancelot à venger la mort du roi Arthur sur les fils de Mordret, et paraît être le dernier des chevaliers arthuriens. Il serait à l’origine de la famille connue en Bretagne armoricaine sous le nom de Bodegat, qui créa l'église Saint-Méen-St-Judicaël de la Trinité-Porhoët (en contrebas de l'église actuelle) et avait son château en Mohon, dans le Porhoët malouin. Caro de Bodegat participa au combat des Trente. Un autre Bodegat éleva la chapelle Sainte-Anne de Ménéac (la Riaye).

 

 

Armes : d’hermine à trois bandes de gueules.

Cimier : une hermine d’argent portant autour du cou une cravate d’hermine.

Support : deux hermines d’argent portant autour du cou une cravate d’hermine.

Devise : PENAOS BENNAK

Généalogie : fils du roi Bohort de Gaunes ; frère aîné de Lionel ; cousin germain de Lancelot et d’Hector ; père d’Hélain le Blanc.

nb: tous ces anciens noms des héros et lieux de Bretagne sont rendus ici sous des formes et des écritures terriblement perverties par les transcriptions ou interprétations qu'en ont fait au fil des siècles les clercs des royaumes de France et d'Angleterre, ignorants de la langue bretonne. Il faut revenir aux textes gallois qui ont gardé les formes les plus pures - autant que la mémoire la plus authentique dans leurs récits -, et donc connaître la langue britonnique qui les composent. A ce titre, l'un des drames de la Bretagne armoricaine fut d'être séparée de la Bretagne ilienne, devenue la Cambrie (Pays de Galles / Wales) et la Cornouaille (Cornwall) (en breton Kembre et Kernev-veur).


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Le Saint-Graal serait conservé dans le mystérieux château de Corbénic, en Armorique. Une autre légende raconte qu’il fut enlevé au Ciel, à Sarras, après l’extase de Galaad et qu’il lui apparut à lui, Percifal et Bohort, et leur fut présenté par Joseph, fils de Joseph d’Arimathie, en vêtements d’évêque (qui fut évêque en l’actuelle Ecosse).

La Quête du Saint-Graal est intimement liée à l’intuition monastique que Bretagne et Irlande voulurent suivre, et qui leur vient de la tradition érémitique essénienne, dont est issue sainte Anne. Elle exige des conditions de vie intérieure rarement réunies. Les activités extérieures empêchent la contemplation qui serait nécessaire et détournent le désir. Il est tout près et on ne le voit pas. C’est le drame de l’aveuglement devant les réalités spirituelles, d’autant plus intense qu’on croit plus sincèrement les rechercher. Mais on est plus attentif aux conditions matérielles de la recherche qu’à ses conditions spirituelles. La Quête du Graal inaccessible symbolise, au plan mystique qui est essentiellement le sien, l’aventure spirituelle et l’exigence d’intériorité, qui seule peut ouvrir la porte de la Jérusalem céleste où resplendit le Divin Calice. La perfection humaine se conquiert, non pas à coups de lance comme un trésor matériel mais par une transformation radicale de l’esprit et du cœur. Il faut aller plus loin que Lancelot, plus loin que Perceval, pour atteindre à la transparence de Galaad, vivante image de Jésus-Christ.

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Kidan, compagnon de Joseph d'Arimathie

Au sud de l'évêché de Saint-Malo, le camp militaire de Coëtquidan aurait paradoxalement retenu en son nom la mémoire de l'épopée des premiers chrétiens d'Armorique.

Près d'un siècle après les événements sanglants qui virent s'opposer les "Lumières" aux "Ténèbres de la Superstition", on voulut frapper au coeur : « Vers 1880, à la suite de démarches faites par le comte de la Monneraye, sénateur du Morbihan, et par M. de la Foye, châtelain du Tertre, en Guer, et alors chef d’escadron d’artillerie, le ministre de la Guerre créa un camp et un champ de tir d’artillerie dans les landes de Coëtquidan [dans le Porhoët, entre Algam et Beignon]. Ce camp a été considérablement agrandi en 1910 et 1911 et on a exproprié et détruit le château de Coetloc’h (Bois-du-Loup) et beaucoup de villages et de fermes, en Beignon, Campénéac, Augan, Porcaro et Guer (…) : expropriation brutale et sauvage de cinq mille hectares de terrains, qui aura coûté plus de cinquante millions. On a détruit les maisons, abattu les bois et les pommiers, transformé en terre inculte cet immense territoire, défriché il y a mille ans et mis en culture par les moines. L’extrême civilisation ramène à la barbarie.» ("Paimpont" – Marquis de Bellevue 1911)

Le camp de Coëtquidan recouvre une partie du Porhoët, Porhoët qui avait sans doute gardé dans ses forêts la plus grande mémoire du pays de Saint-Malo et, pour une bonne part, celle de Bretagne, particulièrement la mémoire des fondations et des légendes. Le nom de Kidan, dont est composé l’ancien lieu-dit de Coëtquidan, est celui d’un compagnon de Joseph d’Arimathie, venu sur l’ile de Bretagne et passé en Armorique. Ce même Kidan est évoqué par le marquis de Bellevue sous la forme « Cedon », qui aurait « évangélisé la contrée de Rennes », où il faudrait voir une partie du futur évêché de Saint-Malo et la forêt à laquelle Cédon / Kidan aurait laissé son nom. Dès lors, l’ennemi ne s’y serait pas pris autrement pour anéantir cette partie de la forêt armoricaine gardienne sous ses frondaisons de tant de souvenirs si lourds de sens et tellement chargés de la lumière des jours glorieux. L'apocalypse de Coëtquidan est à l'image de la Bretagne.

On se souviendra aussi que « Coëtquidan » fut aussi le théâtre de la fameuse bataille de Beignon, le 3 Mai 1794, où la troupe républicaine fut complètement défaite par les Chouans du pays de Rennes et quelques rescapés vendéens. Or, une grande partie du territoire de Beignon compte parmi les terres spoliées par l’État français pour la création du camp militaire: ce forfait ne constituerait en somme qu’une revanche de l’adversaire.

Une chose que le camp militaire n'a pu enlever au pays est la pierre de schiste qui affleure partout entre Campénéac et Plélan et colore les maisons de pourpre, jusqu'aux quartiers ouvriers de Rennes (du XIXe siècle, dont on se demande justement s'ils n'ont pas été fournis par les destructions de la forêt malouine). Et cette couleur exceptionnelle ne provient-elle pas du Saint-Graal quelque part enfoui au pied d'un chêne?

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Concoret, évêché de Saint-Malo

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