Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Alan Kastell-tro

par Andrev

"Se disant « franczois » et « bretonnant », Alain de Chasteau tournant, qui écrivait en 1451, indique ainsi que l’utilisation du breton sur son territoire, à l’est de la limite proposée par d’Argentré au XVIe siècle (...) reste effective à son époque. "


Il s'agit ici d'un extrait d'une prose d'Alain de Châteautro, descendant de Gwethennoc, le fondateur de Josselin. Alain était-il bretonnant par sa culture générale ou bien la noblesse de ce coin de Bretagne avait-elle encore connaissance de la langue bretonne, ou bien plus, la langue était-elle encore vivante dans certaines communautés autour de Guilliers, à une époque pour laquelle les éminents linguistes ont statué que le breton avait disparu depuis longtemps de cette contrée du Porhoêt malouin?

Il existe, par ailleurs, d'autre indices de la permanence de la langue en "pays gallo". On peut même dire que la permanence dure jusqu'à nos jours, car nombre de nom de lieux, dans cette "moitié" orientale de la Bretagne, sont issus de la langue bretonne, entre Dol et Redon. Et pourquoi auraient-ils duré, si ce n'est pour nous dire que la langue universelle de la Bretagne, c'est bien la même que celle dont se revendiquent les Gallois?

 

"C'est un devoir pour chaque homme d'être homme selon ce que la nature lui a donné en partage. Nous sommes bretons: refuser d'être breton, c'est se suicider. Soyons des hommes vivants. Nous devons donc apprendre le breton, le réapprendre, le perfectionner, le compléter, et cela parce que c'est notre langue à nous. Et cela est vrai pour tous, même pour ceux qui n'ont jamais entendu un mot de breton; parce que c'est la voix des siècles passés, la voix de notre peuple, qui demande à refleurir, c'est notre vraie nature qui doit s'épanouir." traduit de Maodez Glanndour Kregin Mor (p. 52)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article