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Ave Maris Stella

par G.G.M.

publié dans Breizh , Bretagne , Feiz

"En amzer-se e lavaras Jezuz da Nikodem: Doue en deus karet ar bed betek reiñ e Vab unganel, ha kement hini a gredo Ennañ ve varvo ket, hogen a en en gavo er Vuhez Peurbadel. Doue n'en deus ket degaset e Vab er bed evit barn ar bed avat, hogen evit saveteiñ ar bed." Aviel sant Yann, III, evit Lun ar Sul Gwenn

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Ave Maris Stella

 * Kevarc'h Steredenn Mor  *

Salut Etoile de la Mer

Le chrétien est celui qui brille dans la mer et la transforme aussi du même coup. Elle qui engloutissait les hommes et leurs navires, elle se fait transporteuse de la Grâce.

La mer était dure comme la pierre, elle aspirait et enfermait. Le Christ visite les eaux et la voilà docile comme le Léviathan, étincelante et radieuse, touchée par l'Etoile, emportée et houleuse pour donner enfin la Vie en plénitude.

Ce courant puissant, qui renverse les plus dures montagnes, atteint nos îles aux premiers temps de la Grâce. Elle enfanta la Bretagne sainte, gardienne des mers, Reine des océans pour la Pax Romana.

La Bretagne donna ses vaisseaux, qui fendent la mer et transportent ces Pierres que sont les hommes, ceux qui ont choisi de faire le voyage et se laissent porter vers l'Autre Monde.

L'Autre Monde, aux contours éthérés comme nos côtes et nos montagnes, ne referme pas moins un Coeur, le Coeur, une fournaise ardente dans un être intelligent et aimant, la Personne, une Volonté, non pas un vaseux nouvel âge. C'est l'Aimant, l'Amant, le Souriant, le Radieux, le Dieu des chrétiens, et autour de Lui ses satellites, ceux qui font le voyage, et ceux qui s'y préparent sans connaître toujours Son Nom, guidés par l'Etoile.

Saint Jean, qui était de la petite mer de Galilée, fut émerveillé lorsqu'il aperçut un jour la vaste Méditerranée, et alors il ne pensa plus qu'à elle, la mare medi terra qui lui apparut comme une confiante invitation du Coeur Très Aimant et il s'y établit avec l'Etoile, dans sa cellule de l'ile Patmos. Pierre, Jacques, Joseph d'Arimathie, Nicodème et d'autres vinrent les saluer, avant de franchir l'étroit goulet et, portés par le vent empressé de la grand-mère Anna, gagner les vertes vallées tant aimées de Gweltaz et Taliesin, Malo et Brendan, Patrick et Darerca.

Il faudra encore quelques trois cents ans avant que notre île ne s'embrase des feux de l'Apocalypse et ne se déclare, dans ses princes et ses monastères, être l'Etoile du monde occidental.

Ceredigion
Ceredigion

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