Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Porched ar Baradoz

par G.G.M.

publié dans sevenadur

 

Ar sevenadur a zo arvesterezh : dija eo porched ar Baradoz ; met gantañ ne reer nemet koll. Amañ ivez eo gwir lavarenn ar Salver : An hini a gollo e vuhez a c'hounezo anezhi. Darempredoù don a zo moarvat etre arvesterezh ha sevenadur. Krediñ a ran ne c'hell padout ur vuhez vanac'h, ur vuhez relijiel, nemet harpet war ur sevenadur gwirion, naturel ha dreistnaturel, denel ha relijiel. Maz eus bremañ ken bras reuz e buhez an Iliz eo dre n'o deus ar veleion sevenadur ebet ken, met deskamant hepken, ha c'hoazh, peseurt deskamant? Al lodenn vrasañ eus ar veleion a anavezan n'int ket gouest da gompren al latin implijet gant an Iliz, ha petra 'lavarin eus o anaoudegezh eus gresianeg an Emglev Nevez ? Beleion Kemper a soñj dezho bezañ graet un taol dispar o treiñ an avieloù diwar… ar galleg !

Da skouer, prizout ar c'han gregorian a c'houlenn sevenadur, ha sevenadur relijiel gwirion. Anat eo : ar venec'h a zilez ar c'han gregorian a zilez war un dro meur a dra all, ar soñj katolik, hengounel hag hollvedel war un dro, evit menozioù strizh hag amzeriat, dilezel a reont an arvestiñ hag a c'houlenn amzer gollet, evit an ober hag evit seblantoù an efedusted. 

 

Maodez Glanndour - Kregin Mor - Al liamm 1987, p.82

***********

La culture est contemplation : elle est déjà le porche du Paradis, là où l'on ne fait que perdre. C'est là aussi que s'applique la parole du Sauveur : Celui qui perdra sa vie la gagnera. Ce sont sans doute des liens profonds qu'il y a entre la contemplation et la culture. Je crois que la vie monastique, la vie religieuse ne peuvent durer qu'en s'appuyant sur une culture authentique, naturelle et surnaturelle, humaine et religieuse. S'il y a aujourd'hui tant de contradictions dans la vie de l’Église, c'est parce que les prêtres n'ont plus aucune culture, mais seulement de l'instruction, et encore ! quelle instruction ? La plupart des prêtres que je connais sont incapables de comprendre le latin en usage dans l’Église, et que dire de leur connaissance du grec dans le Nouvel Evangile ? Les prêtres de Quimper pensent avoir eu une idée de génie en traduisant les Evangiles… du français !

Par exemple, pour apprécier le chant grégorien, il faut de la culture, et une culture religieuse véritable. C'est évident : les moines qui délaissent le chant grégorien délaissent en même temps beaucoup d'autres choses : la pensée catholique, traditionnelle et universelle en même temps, au profit de pensées étroites et mondaines. Ils abandonnent la contemplation, qui demande de sacrifier du temps, pour l'action et des apparences d'efficacité.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article