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Kristof Paol a Rubihan

par G.G.M.

bet treset gant an Ao. K.P. a Rubihan / dessin de C.P. de Robien

bet treset gant an Ao. K.P. a Rubihan / dessin de C.P. de Robien

         Ar Vretoned a hiziv a zo sanket dre vras en o spered, n'eo nemet war lerc'h an dispac'h dizoue, er XIXe kantved enta, o dije krouet o gizioù evel m'o anavezomp hiziv, abalamour da lezennoù an noblañs e veze berzhet ganto d'an dud izel pep giz doare ganti d'en em sevel a-us d'o mistri. Diwir da vat! Sed a ziskouezhas ur Breizhad dre e dresadennoù bet savet a-raok an dipac'h, anezhañ Kristof Paol a Rubihan, hag eñ pennrener kaskeded Breujoù Breizh, bet ganet e Sant-Turian d'ar 4 a viz Du 1698, ha dedennet gant ar vro, lec'h ma kantree evit dastum glad ar maezioù hag ar gizioù lies pergen, dezho livioù ha stummoù ken skiantek, arzel ha dizaon end eeun. Enor ha klod d'an aotroù a Rubihan, hon kenvroad ken kar-e-vro hag entanet gant ar gwir vuhez a veze dre an hentoù kleuz, ar manerioù, ar peulvanoù, ar c'hroazioù hag ar chapelioù e-leiz, lec'h m'en em guzhe spered ar vro a-baoe kantvedoù.

 

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Kristof Paol a Rubihan

Il est une idée fausse assez généralement inscrite dans la tête des Bretons: leurs costumes nationaux ne seraient apparus qu'à la faveur de la révolution française, soit au XIXe, pour cause qu'auparavant, la couleur et tout autre expression de la noble condition était proscrite en dehors de la noblesse, en vertu des lois dites "somptuaires". Eh bien, c'est un Breton d'avant la révolution, qui nous prouve le contraire par ses dessins: Christophe Paul de Robien, président à mortier du Parlement de Bretagne, né près de Quintin le 4 novembre 1698, et qui entre deux séances au parquet, courait les chemins du pays pour en collecter, entre autres, les multiples guises, guises nullement inquiétées, à l'évidence, par le déploiement de leurs couleurs vives et de leurs formes si savantes et élaborées. Chapeau bas à Monsieur de Robien, notre compatriote éclairé, qui perçut la vraie vie dans celle des campagnes, là où le génie national se terrait depuis des siècles, entre les petits manoirs, les pierres levées, les croix et les chapelles par centaines.
Oui, il faut toujours trouver un moyen pour faire croire aux Bretons qu'ils sont nés de la dernière pluie. Mr de Robien, et la noblesse de Bretagne en général, n'étaient pas de cet avis
!

Christophe Paul Gautron de Robien

Christophe Paul Gautron de Robien

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