Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sant Mac'hloù (1)

par G.G.M.

publié dans Sant-Mac'hlow , Devnon , Domnonée

Sant Mac'hloù (1)

Petie vie de saint Malo

On connaît à ce jour cinq vies de Saint Malo. La présente que nous avons rédigée s’inspire largement de celle de Bili, diacre au diocèse d’Aleth au IXe siècle et devenu évêque au même diocèse. Le manuscrit de Bili s’est inspiré lui-même d’un texte anonyme qui suivit les reliques de saint Malo en Flandres, pendant les invasions normandes, et qui fut édité par Joseph Lot.

Nous devons au travail extraordinaire de Gwenael Le Duc, du Dublin Institute for Advanced Studies et du Ce.R.A.A. (Centre Régional Archéologique d’Alet), la traduction en français de la vie de saint Malo par Bili, d’après deux textes latins retranscrits au XVe siècle en Angleterre. Cette traduction s’est nourrie de la comparaison avec un texte en vieil-anglais, plus ancien que les versions latines, et qui correspond presque littéralement à ces dernières ; le texte en vieil-anglais et l’un des deux en latin se trouvent au British Museum (le deuxième en latin est à Oxford).

Naissance

Malo passa toute son enfance en Bretagne insulaire, au VIe siècle, à Venta Silurum dans le Gwent (Sud du Pays de Galles). Il était cousin de Samson, le futur saint moine-évêque de Dol, car sa mère, sainte Derwell, était la sœur de Hamon, père de Samson.

Quand sainte Derwell fut enceinte de Malo, elle était avancée en âge : elle avait soixante-six ans. La nuit de Pâques, avec d’autres femmes, elle était venue veiller au monastère de Llancarvan, dans l’estuaire de la Severn. C’est alors qu’elle mit au monde Malo.

Le monastère de Lancarvan avait été fondé par saint Kadog. De nombreux monastères alors fleurissaient en Bretagne insulaire, ainsi qu’en Armorique, du fait de monastères et familles nombreux de Bretagne insulaire qui traversaient la mer et affluaient, fuyant les calamités survenues dans l'ile.

L'ile de Bretagne était chrétienne de puis longtemps, du moins en partie. On dit que le premier roi chrétien en fut Lawer Meur, Breton insulaire au premier siècle. Dans ce nom, "Mac'hlow" aurait déjà une identité commune, bretonne bien-sûr mais aussi sémantique. "Maclow" signifierait "Fils de la Lumière", ou encore "Gage, étendard de lumière", selon la connaissance que l'on a du vieux mot breton "mac'h", ce qui correspond bien à notre personnage comme on va le voir.

****************

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article